Les Infos du Gouv

Chaque jour, retrouvez et partagez les informations du Gouvernement
 
  • Attractivité : implantation du groupe Cevital dans les Ardennes
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    A l'occasion de la visite du président de la République à Charleville-Mézières, le groupe algérien Cevital a annoncé un projet d'implantation d'une unité de production d'équipements de traitement de l'eau sur un site laissé vacant par PSA.

    L’investissement de Cevital dans les Ardennes a vocation à créer des dizaines d'emplois à court terme dans le bassin de Charleville-Mézières, et jusqu’à un millier à long-terme.Il démontre l’attractivité des territoires du Nord-Est de la France qui, durement affectés par les crises successives des dernières décennies, ont su se réinventer en misant sur l’innovation.

    C’est une réussite à laquelle l’État a contribué. À la fois directement, car cela fait plusieurs mois que le Gouvernement travaille avec Cevital pour concrétiser ce projet, et indirectement, à travers toutes les mesures prises par le Gouvernement en faveur de la compétitivité des entreprises françaises : amélioration et stabilisation de l’environnement fiscal et juridique, réforme du droit du travail pour donner davantage de souplesse aux employeurs, développement de la formation.

    Cevital est le plus grand groupe industriel algérien. Il emploie 12 000 personnes dans l'électronique, la sidérurgie, l'électroménager et le BTP.
     
  • Élections américaines : la France continuera à travailler avec les Etats-Unis dans le même esprit
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    Les élections de mi-mandat montrent un changement de majorité à la Chambre des représentants où les Démocrates sont désormais majoritaires et un renforcement des Républicains au Sénat.

    La France salue le niveau de participation historique des citoyens américains à cette élection, qui souligne la vitalité de la grande démocratie américaine, à laquelle le président de la République avait rendu hommage en s’adressant en avril au Congrès lors de sa visite d’État à Washington.

    La France note des résultats qu’il ne lui appartient pas de commenter. Ils créent un nouvel équilibre entre les deux chambres, cette situation s’est déjà produite dans le passé.

    La France est convaincue que les deux grandes forces politiques américaines sauront établir la coopération nécessaire pour que les États-Unis puissent assumer tout leur rôle au sein de la communauté internationale.

    La France continuera à travailler avec les Etats-Unis dans le même esprit de coopération, d’amitié et de franchise sur tous les sujets d’intérêt commun, qui sont nombreux et touchent à notre sécurité comme à nos valeurs. Ce sera à nouveau le cas à l’occasion de la rencontre entre le président de la République et le Président Trump, dimanche 11 novembre, en marge de la commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale.

     

     
  • Sommet sur la Syrie : une  étape utile d’échanges
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    Un sommet sur la Syrie a réuni le 27 octore 2018 à Istanbul le Président de la République, Angela Merkel, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan. Ce sommet témoigne de la nécessité de rapprocher les différents formats qui existent sur le conflit syrien. Ces échanges doivent maintenant se traduire dans les faits.

    Ce sommet marque une avancée positive sur la méthode, en participant du rapprochement entre le Small group (dont la France et l’Allemagne font partie) et le groupe d’Astana (dont la Russie et la Turquie sont les piliers avec l’Iran), rapprochement que la France appelle de ses vœux depuis plusieurs mois.

    Sur l’ensemble des sujets abordés, le sommet a été une étape utile d’échanges qui a permis des progrès sur la résolution du conflit :

    • Sur la situation à Idlib, des assurances ont été données par la Russie et la Turquie sur la pérennisation du cessez-le-feu. Il s’agit d’un point essentiel car une offensive militaire du régime syrien avec le soutien de ses parrains aurait des conséquences sécuritaires et humanitaires inacceptables. La France sera extrêmement vigilante pour s’assurer que ces engagements soient entièrement tenus.
    • Sur le processus politique, sur lequel aucune avancée n’a été faite au cours des derniers mois, la France a réaffirmé sa volonté de relancer les négociations internationales, en particulier en permettant que le Comité constitutionnel sous l’égide de l’ONU commence ses travaux avant la fin de l’année si les conditions le permettent. Il faut permettre au peuple syrien de décider de son propre avenir dans des conditions crédibles, c'est-à-dire des élections libres et transparentes sous supervision internationale.
    • Sur l’humanitaire, la France a réaffirmé sa volonté de poursuivre l’action conjointe dans la avec la Russie et la Turquie dans la Ghouta orientale pour obtenir les accès humanitaires aux populations civiles et permettre la stabilisation sur le terrain. Le président de la République a rappelé que les blocages délibérés aux accès humanitaires n’étaient pas acceptables.
    • Sur la question du retour des réfugiés, Emmanuel Macron a affirmé qu'il n’y aura pas de retour des réfugiés si le processus politique n’est pas engagé. Si des avancées sont obtenues sur ce point, la France sera prête à travailler sur le retour, aux conditions fixées par le Haut-commissariat aux réfugiés (retour dans la sécurité, digne, volontaire
    Ces échanges engagent tous les participants à ce sommet : ils doivent maintenant se traduire dans les faits. La France sera particulièrement vigilante concernant leur mise en œuvre.
     
  • Davos : la compétitivité et l’attractivité de la France progressent
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    Les résultats 2018-2019 du classement "Global competitiveness report" du World Economic Forum indiquent une nette progression de la compétitivité française. Le Gouvernement se réjouit de ces résultats dus aux transformations qu'il a engagées. Le travail se poursuit pour changer le regard du monde économique sur la France.

    La France gagne 5 places, de la 22 à la 17ème place cette année, au classement de compétitivité et d’attractivité du Forum économique mondial de Davos, retrouvant le rang qu’elle occupait à la fin des années 2000.

    Cette progression s’explique à la fois par l’évolution de la méthodologie du classement qui reflète mieux qu’auparavant la réalité des situations, et par les transformations conduites depuis un an qui commencent à produire leurs effets. La France devrait donc à nouveau progresser l’an prochain.

    Le classement souligne la qualité :

    • du système de santé,
    • des infrastructures,
    • de la recherche et de notre capacité à innover.

    Des faiblesses sont cependant également soulignées, comme la rigidité du marché du travail, ou le poids trop lourd de la réglementation sur les entreprises. Des réformes courageuses ont été engagées dans ces domaines, à l’instar des ordonnances Travail ou de la loi PACTE, dont les effets devraient peu à peu améliorer notre classement dans les années à venir.

    Les transformations engagées permettront de changer le regard du monde économique sur notre pays. Ce travail porte déjà ses fruits et va être poursuivi.

     
  • La francophonie, plus précieuse que jamais face à la crise du multilatéralisme
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    Le XVIIe Sommet de la Francophonie se tient ces 11 et 12 octobre à Erevan (Arménie). À cette occasion, la France a apporté son soutien à la candidature de la diplomate rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Cette institution internationale est plus que jamais nécessaire pour faire face à la crise du multilatéralisme.

    Avec ses 84 États membres présents sur les 5 continents, l’OIF est la plus grande organisation internationale à vocation universelle après l’ONU.

    Sa priorité doit être la reconquête de la jeunesse, et tout particulièrement en Afrique. Il faut investir dans l’éducation, et dans celle des filles et des femmes en priorité : "la francophonie doit être féministe", a plaidé le Président de la République le 11 octobre.

    Elle doit également promouvoir le français comme "langue de la création". Dans cette perspective, Emmanuel Macron a proposé l’organisation d’un congrès des écrivains de langue française qui réunirait les auteurs, les éditeurs et tous ceux dont le métier est en rapport avec la langue.
     


     

    Louise Mushikiwabo, candidate de l'Afrique (soutenue par l'Union Africaine depuis le sommet de Nouakchott)

    La candidature de Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF, à laquelle la France apporte son soutien, est cohérente avec sa vision de la francophonie, vision défendue par le Président de la République à l'Académie française et dans son discours de Ouagadougou :

    • Donner à l’Afrique une place centrale, qui reflète son rôle moteur en termes démographiques (en 2050, elle représentera 85% des francophones : "l’épicentre de la langue française est sans doute dans le bassin du fleuve Congo".
    • Promouvoir l’idée d’une francophonie ouverte au plurilinguisme, car "le combat fondamental pour notre langue est un combat pour le plurilinguisme […] Se battre pour la francophonie, ce n’est pas se battre pour rétrécir la francophonie".
    Le Président de la République est le premier défenseur du respect des droits de l’Homme au sein de la francophonie. Il a proposé de réviser les modalités d’adhésion à l’OIF pour aller vers plus d’exigence en la matière.

     

    En savoir plus sur le site de France Diplomatie

     
  • CO2 : une nouvelle ambition à l’échelle européenne pour que les nouveaux véhicules consomment moins
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    Réduction de 35% d’ici à 2030 des émissions de CO2 des voitures neuves par rapport à 2021 : tel est l'objectif que les 28 ministres de l’environnement de l’UE ont fixé ce 10 octobre. Cet accord doit maintenant être débattu par le Parlement européen.

    Le Conseil des ministres européens de l’environnement a défini le 10 octobre 2018 une nouvelle ambition pour la réduction des émissions de CO2 des voitures en adoptant une position de réduction des émissions des véhicules neufs de -35 % en 2030 par rapport à 2021. Un objectif intermédiaire de -15 % en 2025 assurera que les constructeurs fournissent un effort significatif dès le début de la période.

    C’est une position ambitieuse, témoignant d’une conscience collective de l’urgence climatique : cela signifie concrètement qu’en moyenne les nouveaux véhicules consommeront plus d’un tiers de carburants en moins pour parcourir les mêmes distances qu’une décennie plus tôt, réduisant d’autant les pollutions et la facture énergétique.

    Atteindre ces objectifs supposera non seulement un progrès technique sur les motorisations thermiques mais aussi l’introduction d’une large proportion de véhicules électriques et hybrides dans les gammes des constructeurs.

    Un mécanisme de bonus exigeant pour les constructeurs avec une forte proportion de véhicules électriques ou hybrides rechargeables dans leurs ventes a été introduit, car ces véhicules demandent d’adapter les comportements des utilisateurs, et offrent des bénéfices sur la qualité de l’air, en particulier dans les villes ; ce dispositif incitera au développement des véhicules propres le plus rapidement possible.

    La France s’est fortement engagée dans cette action : avec d’autres pays ambitieux, elle a porté une réduction de 40 %. D’autres partenaires, par souci de limiter l’effort pour l’industrie automobile, ne souhaitaient pas dépasser -30 %.

    Dans une volonté d’efficacité et d’ambition – car il était essentiel d’agir sans attendre, notamment avant la COP24 – la France a contribué avec ses partenaire à une prise de décision dès aujourd’hui au Conseil, avec une cible de -35%.

    La France a également obtenu l'introduction d'une clause de révision permettant d'ajuster, en 2023, l'objectif de réduction des émissions en fonction des émissions réelles constatées sur l'ensemble du parc automobile.

    Les discussions entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission, qui débuteront bientôt, permettront de confirmer l’ambition européenne, dans un contexte où le Parlement européen a adopté une proposition à -40 %.

    Dans le même temps, le Gouvernement poursuivra la discussion avec les constructeurs français et européens pour accélérer le remplacement des véhicules existants les plus polluants, afin d’obtenir au plus vite les résultats attendus sur nos émissions, permettant de maintenir le réchauffement climatique  sous les +1,5°C, comme le recommande le rapport du GIEC publié ce 8 octobre.

     
  • Brexit : La France souhaite un accord mais se prépare à tous les scénarios
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    Un projet de loi habilitant le Gouvernement à prendre par ordonnance les mesures de préparation au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), qui interviendra le 29 mars 2019 à minuit, a été présenté le 3 octobre 2018 en Conseil des ministres.

    L'objectif reste de parvenir au meilleur accord possible pour le Royaume-Uni et l’Union européenne. La discussion a progressé sur un très grand nombre de sujets, puisqu'un accord a été trouvé sur plus de 80 % du projet d’accord de retrait. Compte tenu du fait que celui-ci devra être ratifié par le parlement européen et par le parlement britannique, il est nécessaire de trouver un accord dans les prochaines semaines. Les négociations se poursuivent.

    Le Conseil européen du 18 octobre reviendra sur l’ensemble de ces sujets. Il reste, s’agissant de l’accord de retrait, des points sensibles parmi lesquels le sujet de la frontière irlandaise, le rôle de la Cour de justice européenne, ainsi que la reconnaissance des indications d’origine.

    L’hypothèse d’un échec des négociations entre l’UE et le Royaume-Uni, ou celle d’une absence de ratification par l’une des deux parties, ne peut être exclue. C’est la raison pour laquelle la France, tout comme les 27 autres États membres ainsi que les institutions de l’UE, se prépare à toutes les éventualités, y compris à une absence d'accord.

    Le projet de loi déposé en Conseil des ministres vise à permettre au Gouvernement de prendre par ordonnance les mesures nécessaires, soit pour certaines d'entre elles en cas d’accord de retrait (contrôle de la circulation des biens), soit en cas d’absence d’accord dans trois grands blocs de domaines :
     
    • Celui des Français qui reviendraient en France. Exemple : pour permettre à un Français ayant cotisé dans le système de retraite britannique de faire valoir sa période d’activité outre-manche dans le calcul de sa retraite en France, ou à un Français formé au Royaume-Uni de se prévaloir de ses diplômes.
       
    • La situation des Britanniques en France. Exemple : pour éviter qu’un citoyen britannique vivant en France ne se retrouve en situation irrégulière le 30 mars 2019.
       
    • La circulation des personnes et des marchandises. Exemple : pour permettre la continuité du transport à travers le tunnel sous la Manche ou pour nous permettre de pratiquer les contrôles nécessaires à l'arrivée en France de marchandises venant du Royaume-Uni.
    Assurer le maintien des droits des ressortissants français établis au Royaume Uni est une priorité du Gouvernement, qui sera attentif à la situation des ressortissants britanniques en France et qui prendra les mesures appropriées en tenant compte du statut accordé par le Royaume-Uni aux ressortissants français sur son territoire, dans un esprit de réciprocité.

    Plus largement, l'ensemble des mesures qui seront prises par ordonnance seront calibrées en fonction de l'évolution de la négociation, des mesures prises par le Royaume-Uni et de nos contacts avec la Commission européenne et les autres États membres.
     
  • Nations unies : s'attaquer aux inégalités et bâtir un nouvel ordre mondial
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    S'exprimant le 25 septembre 2018 à la tribune de l’Assemblée générale des Nations-Unies (AGNU), à New York, le Président de la République a rappelé la nécessité de s'attaquer aux causes réelles des déséquilibres mondiaux que sont les inégalités pour pouvoir bâtir un nouvel ordre mondial.


    Selon Emmanuel Macron, le monde traverse une crise profonde de l’ordre libéral qui est une crise d’efficacité et de principes, et engendre l’émergence d’une nouvelle instabilité du monde.

    Face à ce constat, il faut bâtir "un nouvel ordre mondial" structuré autour de 3 principes :

    • Le respect des souverainetés.
    • Le renforcement des coopérations régionales.
    • Des garanties internationales plus robustes, grâce à une meilleure gouvernance mondiale.
    L’articulation entre respect des souverainetés et coopération est d’autant plus essentielle que l'on assiste à un retour des peuples et de leur imaginaire, et que, partout, certains tentent d’utiliser cet imaginaire pour aller contre l’universalité de nos valeurs.
     

    Or "seule l’action collective permet de préserver la souveraineté des peuples qui nous ont donné mandat", pour faire face aux défis qui nous attendent, notamment en matière migratoire, climatique et numérique. Cette méthode a déjà montré son efficacité, notamment en Syrie (groupe d’Astana, Small group), en Libye (conférence internationale organisée en mai dernier à l’Élysée) et dans la lutte contre le terrorisme (G5 Sahel, coopération pour lutter contre le financement du terrorisme).

    La lutte contre les inégalités

    Il n'est pas seulement nécessaire de coopérer pour lutter contre les déséquilibres mondiaux. Il nous faut aussi coopérer pour lutter contre leurs causes profondes, que sont les inégalités :

    • Les inégalités de destin, en investissant dans l’éducation (ce que la France a fait en décuplant sa contribution au Partenariat mondial pour l’éducation).
    • Les inégalités femmes/hommes (ce que la France fait en ayant fait de ce sujet la grande cause du quinquennat).
    • Les inégalités de santé, notamment face au Sida, au paludisme et aux grandes pandémies.
    • Les inégalités environnementales (45% des émissions de gaz à effet de serre étant aujourd’hui produites par 10% des habitants des pays les plus riches de la planète).

    La France et l’Europe doivent être à l’avant-garde de ce combat et agir en tant que véritables puissances médiatrices. Ce sera la priorité de la présidence française du G7 en 2019. Pour le gagner, il faudra travailler tous ensemble. Le Président de la République a ainsi annoncé que la France proposerait un "mécanisme collectif pour travailler ensemble, évaluer, mettre en cohérence nos actions, diffuser les bonnes pratiques", sous l’égide de l’ONU, de l’OCDE et du G7.

    Il faut, pour cela, changer de méthode :
    • Revoir les règles commerciales et sociales (une réforme de l’OMC sera engagée au G20 en Argentine, et une réforme de l’OIT lors de son centenaire l’an prochain).
    • Inclure les grands acteurs non étatiques dans le combat, et notamment les grands acteurs du numérique.
    • Faire toute sa place à l’Afrique "pour que son rôle soit moteur dans la recomposition de l’ordre mondial".

    Un Forum de Paris sur la Paix pour faire avancer la bonne gouvernance

    Dans le cadre des activités célébrant le centenaire de l'armistice de 1918, le Gouvernement s'associe au lancement du Forum de Par... [Lire la suite]
    vendredi 28 septembre 2018
     
  • Aquarius : une solution européenne, humaine et efficace
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    Après avoir demandé à accoster à Marseille, l’Aquarius fera débarquer ses passagers à Malte, comme cela est prévu par le droit international. C'est donc une solution humaine et efficace, qui respecte les principes de solidarité et de responsabilité, que l'Europe met en place.

    Les passagers de l’Aquarius seront pris en charge à Malte. C'est donc une solution européenne qui a été trouvée, humaine et efficace. Elle respecte deux principes essentiels : la responsabilité et la solidarité, avec le débarquement dans un port sûr proche (principe qui prévaut en droit de la mer) et une prise en charge solidaire des personnes à bord.

    La vice-présidente de SOS Méditerranée France, l’ONG qui a affrété le bateau, a elle-même reconnu que c’était la "meilleure des solutions", "car cela permet de les débarquer sans retard ni délai dans un port sûr, où ils vont pouvoir faire jouer leur besoin de protection".

    L’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) sera dès le 26 septembre sur place à Malte. Le navire Aquarius, qui n’a plus de pavillon, se rendra ensuite à Marseille, pour régler sa situation. Il appartient à cette ONG de régler la question de son pavillon avec son armateur allemand.

    Depuis le mois de juin, la France a été au cœur de chaque solution européenne pour trouver une réponse responsable et solidaire à ces situations d’urgence ; c'est le pays qui, dans ce cadre, a pris en charge le plus de personnes en besoin de protection, avec plus de 250 réfugiés accueillis depuis le mois de juin.

    Cette solution exigeante est la seule qui apporte une vraie réponse. Face à tous ceux qui utilisent le drame migratoire pour faire un commerce électoral ou une surenchère démagogique, nous apportons une réponse efficace, européenne, responsable.

    Ces situations d’urgence doivent cesser. Il faut désormais agir au niveau européen, comme le propose la France, avec l’Allemagne et l’Espagne notamment, pour mettre en place un mécanisme pérenne (combinant débarquement au port sûr le plus proche et répartition de la prise en charge des personnes en besoin de protection, les autres migrants – économiques – devant être rapidement reconduits).

    Il est évident que la France respecte le droit, et que si un bateau était en détresse ou avait des personnes secourues à son bord à proximité de ses côtes, nous prendrions toutes nos responsabilités. Mais ce n’est pas le cas à l’heure actuelle : l’Aquarius n’est pas à proximité d’un port français, il y a plusieurs jours de mer pour atteindre Marseille.

     
  • L’Europe n’est pas un menu à la carte : c’est un projet politique
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    Le président de la République a rappelé la portée du projet européen à l'occasion du sommet européen informel du 20 septembre à Salzbourg (Autriche). Ce sommet s’inscrivait dans une rentrée européenne très riche, avec des avancées concrètes un an après le discours d'Emmanuel Macron à La Sorbonne, et une volonté claire de la France de se placer dans une logique d’efficacité s'agissant de la sécurité, des migrations et du Brexit.

    Lors du sommet, les discussions ont porté tout d’abord sur les questions de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme sur lesquelles des progrès majeurs ont été accomplis ces derniers mois. Des propositions faites dans le discours de La Sorbonne et qui ont été portées depuis par la Commission européenne se concrétisent :

    • Une législation devrait être adoptée prochainement sur l’obligation de retrait systématique de tout contenu à caractère terroriste diffusé en ligne. Ces contenus devront être retirés 1h maximum après leur mise en ligne.
    • La mise en place d’un parquet européen doté d’une compétence pour lutter contre les infractions et les réseaux terroristes est en bonne voie.
    • La mise en place d’une force européenne de protection civile (lutte contre les incendies et les conséquences de catastrophes naturelles) devrait aboutir dans les prochains mois.
    Ces avancées montrent que l’Europe est "un combat de chaque jour où il ne faut jamais se résigner, jamais faiblir, jamais renoncer", a déclaré Emmanuel Macron, qui a précisé que "c’est parce que l’Europe est en danger qu’il faut oser, s’engager sans relâche pour refonder".

    Avancer plus vite sur la question migratoire

    Sur la politique migratoire, le Président de la République a appelé à accélérer sur ce sujet pour obtenir des résultats.

    L’objectif est d’avancer beaucoup plus rapidement sur l’approche complète en 3 volets qui est proposée :

    1. Prévenir les départs en poursuivant les initiatives prises à l’égard de l’Afrique (partenariat de développement, lutte contre le trafic des personnes)
       
    2. Protéger nos frontières en soutenant la proposition de la Commission de porter Frontex à 10 000 hommes d’ici 2020.
       
    3. Organiser la solidarité entre pays européens en accélérant la mise en place d’un mécanisme pérenne et organisé pour articuler les principes des responsabilités (des pays de première entrée pour le débarquement et l’enregistrement des migrants, selon le principe du port proche le plus sûr) et de solidarité dans la prise en charge des personnes ayant droit à l’asile. Il faudra aussi être plus efficace et plus rapide en termes de politique de retour pour ceux qui n’ont pas droit à la protection de l’asile, grâce à un cadre juridique clair et partagé entre les États membres.

    Brexit : de nouvelles propositions attendues pour octobre

    Le Sommet a également été l’occasion d’aborder la question du Brexit, avec une ligne "claire et simple" de la part des 27 :

    • Être unis avec une approche à 27 (Michel Barnier comme négociateur unique)
    • Être cohérents : la solution ne doit pas mettre à mal l’intégrité du marché unique. Le "plan Chequers" a été selon Emmanuel Macron une "démarche courageuse" mais "ces propositions ne peuvent être acceptées en l’état dans le domaine économique" car elles portent atteinte à un "intérêt vital" de l’UE.
    • Obtenir un accord de retrait organisé qui traite notamment la question de la frontière irlandaise.

    Le Président de la République souhaite que de nouvelles propositions soient faites par Theresa May en octobre, et qu’elles puissent être discutées pour parvenir à un accord. La négociation n’est pas finie, mais la France ne transigera pas sur les intérêts fondamentaux de l’UE.

     
  • Stratégie de transformation du système de santé
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    Le Président de la République et la ministre des Solidarités et de la Santé ont présenté la stratégie de transformation du système de santé "Ma Santé 2022".

    L'objectif de la stratégie de transformation du système de santé vise à une meilleure organisation des professionnels de santé, pour remettre les patients au centre du système et garantir l’accès aux soins partout sur le territoire. "Ma Santé 2022" trace les perspectives d'améliorations de notre système.
     
    • Quels sont les vrais problèmes que rencontrent les Français ? C’est avoir accès à médecin dans la journée en cas de nécessité près de chez eux. C’est se retrouver aux urgences pour des problèmes qui ne relèvent pas des urgences (cette situation est l’exemple même du fait que notre système de santé ne fonctionne plus correctement).
       
    • Que nous disent les soignants ? Qu’ils veulent retrouver du sens, qu’ils ont besoin de temps pour mieux soigner.
       
    • Ce que propose le Gouvernement, c’est une transformation du système de santé dans sa globalité, c’est-à-dire non pas en essayant de colmater les brèches mais en traitant les problèmes à la racine.
       
    • "Ma Santé 2022" propose une meilleure organisation des professionnels de santé, au bénéfice des patients comme des soignants. C’est rassembler les soignants en ville et les soignants à l’hôpital autour d’un projet de santé adapté aux besoins des Français dans les territoires.
       
    • "Ma santé 2022" doit permettre de garantir la possibilité pour chaque Français d’avoir un médecin traitant, de pouvoir avoir un rendez-vous tous les jours de la semaine jusqu’en soirée et le samedi matin, de faciliter l’accès de tous les patients à des médecins spécialistes, de maintenir à domicile le plus possible les personnes fragiles, âgées ou présentant plusieurs pathologies.
       
    • Pour cela, le maître-mot est le collectif. L’engagement de tous les professionnels de santé est nécessaire. Toutes les structures, privées, comme publiques, devront travailler ensemble.
    1. L’objectif est la fin de l’exercice isolé de la médecine d’ici à 2022 par la constitution de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), qui mailleront le territoire. Tous les professionnels d’un territoire devront s’organiser pour répondre aux besoins de soins de la population. Ces CPTS assumeront un certain nombre de missions, dont les "urgences de ville", pour décharger les urgences hospitalières qui doivent se concentrer sur les situations vitales. Une partie de la rémunération des professionnels sera conditionnée à l’adhésion à une CPTS.

    2. Pour redonner du temps aux médecins pour soigner, "Ma Santé 2022" va aussi s’appuyer sur des nouveaux métiers, comme les assistants médicaux qui pourront assurer un certain nombre de missions à leur place. 4000 postes seront financés d’ici à 2022. 400 médecins généralistes salariés seront envoyés et financés dans des déserts médicaux pour permettre aux patients d’accéder à une consultation généraliste.

    3. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, en a pris l’engagement : aucune structure ne fermera, mais cela ne signifie pas qu’il ne doit pas y avoir d’évolution dans leur mission (A. Buzyn, Le Parisien, 17/09/2018). Nous allons repenser l’offre hospitalière avec notamment des hôpitaux de proximité pour les soins du quotidien. Les premiers "Hôpitaux de proximité" seront labellisés en 2020 (objectif de 500 à 600 d’ici 2022), plus que jamais nécessaires dans un contexte de vieillissement de la population et d’augmentation des maladies chroniques.

    4. Ma Santé 2022 fait aussi de la qualité et de la pertinence des soins un enjeu prioritaire : pour un certain nombre de maladies (maladies chroniques), des parcours de soins seront progressivement mis en place. Les bonnes pratiques seront diffusées afin que le patient n’ait pas à faire le lien entre les différents professionnels de santé. C’est aux soignants de se coordonner.

    5. La qualité est également ce qui doit présider au mode de financement, en allant vers une limitation progressive la part de financement à l’activité (T2A) et à l’acte (des financements au forfait pour la prise en charge de certaines pathologies chroniques comme le diabète). La qualité est aussi ce qui doit être au cœur des pratiques professionnelles, avec une évaluation des résultats des soins à partir de l’expérience des patients.

    6. On ne peut pas repenser le système de santé sans repenser la manière dont on forme les soignants et dont on pense leur carrière. Sur le premier point, le numerus clausus et les épreuves nationales classantes seront supprimés. Deux objectifs principaux : une orientation progressive encourageant les passerelles et la diversification des profils et une définition plus pertinente des choix de spécialités des étudiants.

    7.  Le financement est à la hauteur des ambitions de cette stratégie de transformation. Avec un taux d’évolution exceptionnel de l’ONDAM de 2,5% en 2019 (plus élevé que l’engagement du Président, qui était de 2,3%, et le plus élevé en 6 ans), ce sont 400 millions d'euros supplémentaires qui seront engagés pour cette transformation dès 2019, avec un effort particulier pour l’Outre-mer.
     
     
  • Hongrie : pour une Europe qui protège, ouverte, et qui défend ses valeurs
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    Le 12 septembre 2018, le Parlement européen a adopté à une large majorité (448 pour, 197 contre et 48 abstentions) une résolution pour déclencher une procédure sur l’État de droit contre le gouvernement hongrois. Par cette résolution le Parlement invite "le Conseil à constater, conformément à l’article 7, paragraphe 1, du traité sur l’Union européenne, l’existence d’un risque clair de violation grave par la Hongrie des valeurs sur lesquelles l’Union est fondée".

    Ce 12 septembre est un jour très important pour l’Europe et le combat pour une Europe des valeurs, une Europe qui protège.
     

    "Il était important de rappeler ce matin qu’on ne pouvait pas d’un côté bénéficier de tous les avantages de l’Union (…) et de l’autre s’affranchir des règles communes et des droits fondamentaux".
    Benjamin Griveaux
    Point presse, 12 septembre 2018



    Ce vote est la preuve que le progressisme européen a un sens et que l’on peut obtenir des résultats en Europe quand on est déterminé et qu’on agit. Il est la preuve qu’il peut y avoir en Europe un rassemblement sur les valeurs qui dépasse les partis.

    Aujourd’hui en Europe, "il y a d’un côté l’axe des nationalistes, qui affirment des positions contraires à la tradition, aux valeurs et au socle de droits fondamentaux de l’UE. Face à cela, il y a une alliance des progressistes, qui ont en partage les valeurs fondamentales de l’Union : le principe de coopération, le principe de solidarité entre les pays membres", a souligné le porte-parole du Gouvernement.

    Dans sa résolution, le Parlement propose au Conseil de constater l’existence d’un risque clair de violation de l’État de droit en Hongrie et d’adresser à la Hongrie des recommandations sur les mesures à prendre dans de nombreux domaines, notamment concernant les droits fondamentaux. Le vote d’aujourd’hui n’est que le début d’une procédure qui sera longue.