Lutte contre le trafic de stupéfiants : un enjeu de santé publique et de sécurité

  • Sécurité
Publié le : 13 janvier 2021
Mise à jour : 10 janvier 2023
Photo : Getty

Pourquoi lutter contre le trafic de stupéfiants ? Quelles sont les mesures mises en place pour lutter contre ce trafic ? Retrouvez ici les réponses à vos questions.

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Amendes forfaitaires délictuelles dressées depuis juin 2020

Pourquoi lutter contre le trafic de stupéfiants ?

Priorité du Gouvernement, la lutte contre le trafic de stupéfiants est un enjeu de société :

  • un enjeu de santé publique, avec chaque année, dans le monde, en moyenne 168 000 décès directement causés par l’usage de la drogue,
  • un enjeu de sécurité, puisqu’il entraîne une dégradation des conditions de vie et des violences dans les quartiers touchés.

Le ministre de l’Intérieur a placé, dès le mois de juillet 2020, ce combat contre la drogue parmi ses 3 priorités. Le trafic de stupéfiants est l’activité criminelle qui irrigue toutes les autres et qui alimente le développement du narco-banditisme, source de la quasi-totalité des règlements de comptes et de l’appropriation intolérable d’une partie de l’espace public par les réseaux de trafiquants.

Quelles sont les mesures mises en place pour lutter contre le trafic de stupéfiants ?

Le Gouvernement entend agir à plusieurs niveaux, des réseaux d'approvisionnement à la distribution, et notamment au plus près des territoires et de leurs spécificités, en intensifiant le maillage territorial dans cette lutte contre le trafic de stupéfiants avec :

  • la création d’un nouvel office anti-stupéfiant, l’OFAST, chef de file de tous les services français dans la lutte contre les trafics de drogues ;
  • la mise en place de cellules du renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS) dans chaque département, pour mieux collecter les informations issues du terrain et les renseignements des différentes administrations mais aussi de tous les partenaires/tiers de confiance impliqués dans la lutte contre les stupéfiants (polices municipales, bailleurs…). Il s’agit de donner de nouveaux outils permettant une action renforcée des forces de l’ordre grâce à leur meilleure coordination :
    • la généralisation de l’Amende forfaitaire délictuelle (AFD) depuis le 1er septembre 2020 pour sanctionner les consommateurs. Depuis son lancement et au 31 décembre 2022, ce sont 277 227 amendes qui ont été dressées :
    • la mise en œuvre d’opérations « ciblées » et coordonnées entre administrations visant au démantèlement des points de deal recensés dans les territoires.

Dans un objectif de transparence vis-à-vis des citoyens, le ministre de l’Intérieur a pris l‘engagement de rendre compte des résultats obtenus en la matière, notamment à l’occasion d’une conférence de presse mensuelle :

  • Publication des volumes de stupéfiants saisis, du nombre de trafiquants interpellés et des avoirs criminels saisis,
  • Mise en valeur des affaires les plus marquantes (dans le respect du secret de l’enquête) en incitant les responsables locaux des services de police et de gendarmerie à davantage communiquer.

La création par l’OFAST en décembre 2020 d’une cartographie de l’ensemble des points de deal sur le territoire national, qui sera mise à jour au fil de l'eau : elle sera un outil de mesure de la performance des services répressifs avec comme objectif de faire diminuer régulièrement le nombre de ces lieux de trafics.