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Je suis victime ou témoin de violences sexistes ou sexuelles, que faire ?

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Je suis victime ou témoin de violences sexistes ou sexuelles, que faire ?

Portail de signalement des infractions sexistes et sexuelles

C’EST DÉCIDÉ C’EST EN COURS C’EST APPLIQUÉ

QU’EST-CE QUI A CHANGÉ ?

Depuis le 27 novembre 2018, un nouveau service en ligne permet de discuter en direct avec un policier ou un gendarme spécialiste des violences sexistes ou sexuelles, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Vous pouvez lui expliquer votre situation personnelle sans donner votre identité, signaler des faits de violences sexuelles et/ou sexistes dont vous êtes victime ou témoin. Vous pouvez aussi demander des informations, des conseils ou de l’aide.

Accéder au portail de signalement

POURQUOI CRÉER CE PORTAIL ?

Moins de 10 % des victimes de violences sexuelles et sexistes déposeraient plainte.

Pour une victime de viol ou d’agression sexuelle, fragilisée, parfois honteuse ou gênée, il est souvent difficile d’aller au commissariat raconter ce qui lui est arrivé. L’objectif principal du portail est donc de faciliter un premier contact avec une personne compétente. Mieux écoutée et informée, la victime pourra plus facilement déposer plainte et poursuivre en justice le/les auteur(s) des violences. Ce système lui permettra de recevoir :

  • de l’aide pour commencer des démarches auprès de la gendarmerie ou du commissariat le plus proche ;
  • les contacts d’associations qui pourront l’accompagner.

Attention : en cas d'urgence pour vous ou la victime, il faut contacter directement le centre police secours (faire le 17 sur votre téléphone).

POUR QUI ?

Toute personne en ressentant le besoin peut utiliser le portail : hommes ou femmes, majeurs ou mineurs.

  • Pour signaler une violence subie en tant que victime : viol, exhibition, violences conjugales, harcèlement de rue, mais aussi infractions telles que le proxénétisme ou encore appels malveillants d’anciens conjoints ;
  • Pour signaler une violence sexiste ou sexuelle en tant que témoin.

Comment savoir si un comportement est une infraction sexiste, ou sexuelle ?

Les violences sexistes ou sexuelles peuvent prendre des formes très différentes :

  • Physiques (bousculades, coups, morsures, brûlures, séquestrations…) ;
  • Verbales (injures, menaces, intimidations, dévalorisations…) ;
  • Psychologiques (harcèlement, humiliations, chantages affectifs, interdiction de fréquenter des amis, la famille…) ;
  • Sexuelles (agressions sexuelles ou viols) ;
  • Matérielles (objets cassés) ;
  • Économiques (contrôle des dépenses, suppression de la carte vitale, des moyens de paiement, interdiction de travailler) ;
  • Au moyen de confiscation de documents (papiers d’identité, carnet de santé, diplôme…) ;
  • Sur internet et les réseaux sociaux (cyber-intimidation, cyber-harcèlement…).

Une violence sexiste ou sexuelle est interdite par la loi, même si elle n’arrive qu’une fois.

EST-CE QUE CELA FONCTIONNE  ?

Entre novembre 2018 et mai 2019, les policiers et gendarmes ont accompagné 2 100 personnes sur le portail, ce qui a donné lieu à 600 signalements auprès de la justice.

INFORMATIONS PRATIQUES

Le portail est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Vous n’êtes pas obligé de donner votre identité.

Vous pouvez vous connecter depuis votre ordinateur, votre tablette ou votre smartphone, sans être identifié.

Vous pouvez quitter la page en cliquant sur un bouton « Quitter en urgence et effacer la conversation ».

Le portail est gratuit.

Accéder au portail de signalement

Concrètement, comment se passe une discussion sur ce portail ? 

Étape 1 : vous indiquez votre code postal pour être mis en contact avec le service de police ou de gendarmerie adéquat.

Étape 2 : un « tchat » va s’ouvrir pour discuter en direct avec un agent spécialiste des violences sexistes ou sexuelles. Il écoutera les faits puis vous aidera à savoir à quelle infraction cela correspond. Il vous expliquera aussi les étapes de la procédure de justice.

Étape 3 : si vous souhaitez fournir votre identité et votre adresse, l’agent pourra vous donner les coordonnées d’un commissariat/gendarmerie proche, et organiser un rendez-vous avec un enquêteur. Quand vous irez à ce rendez-vous, vous n’aurez ainsi pas besoin de tout réexpliquer à l’accueil.

Si vous ne souhaitez pas déposer plainte, l’agent pourra vous mettre en contact avec un centre psycho-social ou une association de votre région.

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