Les actes homophobes et transphobes ont augmenté en 2018

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie ce vendredi 17 mai 2019, retour sur une année noire, forte en violences envers les personnes LGBT.
 

"Homophobie" et "transphobie" : de quoi parle-t-on ?

L’homophobie et la transphobie désignent les manifestations de mépris, de rejet et de haine envers des personnes homosexuelles, transsexuelles ou supposées l’être.

Elles peuvent se manifester sous différentes formes : du mépris, des remarques désobligeantes, des moqueries, de l’exclusion, des insultes, des violences psychologiques, des tentatives d’humiliation, de la discrimination, du harcèlement, des coups, de la violence physique, un meurtre.

Des chiffres inquiétants pour 2018

En 2018, le ministère de l’Intérieur a enregistré 1 378 victimes d’infractions à caractère homophobe ou transphobe contre 1 026 en 2017. Cela représente une augmentation de 34,3%.

Une enquête menée par l’IFOP en avril 2019 a également établi que :
- 55% des personnes LGBT ont déjà été confrontées au cours de leur vie à au moins une forme d’agression anti-LGBT ;
- Plus d’une personne sur cinq a quant à elle subi des violences physiques.

Ces statistiques vont dans le même sens que le dernier rapport de SOS Homophobie qui a constaté une explosion des signalements d’agressions en 2018.

Internet, sport… La lutte contre l’homophobie s’étend à tous les milieux

Le cyber-harcèlement et la lutte contre la haine sur les réseaux sociaux ont été au cœur de l’actualité ces derniers mois, notamment suite à l’appel de Christchurch, au rapport remis au Gouvernement par la mission de régulation des réseaux sociaux et à la proposition de loi de la députée Laetitia Avia contre la haine sur Internet.

Le sport est également confronté de plein fouet à l’homophobie et à la transphobie.

Les chants homophobes entendus dans les stades sont pointés du doigt et dénoncés. Le voile s’est aussi levé tout au long de l’année sur les difficultés que rencontraient certains athlètes pour assumer leur orientation sexuelle dans le cadre sportif. Pour lutter contre ces états de faits, des initiatives ont été lancées, notamment par la Ligue de football professionnel qui a dévoilé il y a quelques jours son plan de lutte contre l’homophobie.