Le Grand plan d'investissement

 


Le 4 juillet 2017, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé un Grand plan d'investissement lors de sa Déclaration de politique générale et confié une mission de définition à un groupe de travail présidé par l’économiste Jean Pisani-Ferry.

Le 25 septembre 2017, le Premier ministre a présenté le Grand plan d'investissement suite à la remise du rapport Pisani-Ferry. Doté de 57 milliards d'euros, il sera déployé tout au long du quinquennat, afin d'accompagner les réformes structurelles et répondre à quatre défis majeurs de la France : la neutralité carbone, l'accès à l'emploi, la compétitivité par l'innovation et l’État numérique.

Le 20 décembre 2017 le Commissariat général à l'investissement est devenu le Secrétariat général pour l'investissement.


Pour ces quatre priorités, le financement se répartit comme suit :

 

1. Accélérer la transition écologique
 

  • 9 milliards d’euros pour améliorer l’efficacité énergétique des logements des ménages modestes et des bâtiments publics. Les bâtiments sont en effet responsables de 20% des émissions de gaz à effet de serre ;
  • 4 milliards d’euros pour améliorer la mobilité quotidienne des Français, car les transports sont responsables du tiers des émissions de gaz à effet de serre ou de particules fines ;
  • 7 milliards d’euros pour financer la hausse de 70% de la capacité de production d’énergies renouvelables. Il s'agit d'accélérer la transition écologique (projets de villes durables et intelligentes, développement de nouvelles sources d’énergie…) et de financer les initiatives pour le changement des comportements des individus et des entreprises.

 

2. Renforcer les compétences et l'emploi

 

  • 15 milliards d'euros pour former et accompagner vers l'emploi 2 millions de personnes peu qualifiées, afin d'apporter une réponse concrète au chômage des jeunes décrocheurs et des moins qualifiés, dont le taux de chômage atteint 18% ;
  • 700 millions d'euros pour financer des expérimentations dans l’éducation nationale et accompagner les transformations du premier cycle universitaire, afin d’améliorer la formation initiale des jeunes, leur orientation au lycée comme à l’université et leur insertion professionnelle.

 

3. Consolider l'innovation et la compétitivité
 

  • 3,5 milliards d’euros pour soutenir l’excellence scientifique française. Il s’agit en priorité de consolider l’émergence de grandes universités intégrées de rang mondial, dynamisant l’ensemble du système d’enseignement supérieur et de recherche ;
  • 4,6 milliards d’euros pour améliorer l’innovation dans les entreprises, au cœur de la compétitivité française. Le Grand plan d'investissement encouragera notamment la prise de risque dans les secteurs de demain, comme l’intelligence artificielle, l’exploitation des mégadonnées, les nanotechnologies ou la cybersécurité ;
  • 5 milliards d’euros pour accélérer l’adaptation des outils et le changement des pratiques de l’agriculture, la pêche, l’agroalimentaire et le secteur forêt-bois, qui sont des secteurs essentiels.

 

4. Construire l’État numérique
 

  • 4,4 milliards d’euros pour rendre l’État plus agile et améliorer la qualité et l’accessibilité des services publics. Le Grand Plan d’Investissement vise à rendre 100% des services publics dématérialisés (hors délivrance des titres d’identité) et doit permettre de réduire durablement la dépense publique à l'horizon 2022 ;
  • 4,9 milliards d’euros pour accélérer la numérisation du système de santé et de cohésion sociale. Il s'agit notamment de développer les maisons de santé dans les territoires en manque de médecins, de moderniser les équipements hospitaliers et de soutenir la recherche médicale.

                                                                                                                 

Le financement du Grand plan d'investissement :
 

  • des prêts, fonds propres ou fonds de garantie (11 milliards d’euros), notamment grâce à une mobilisation exceptionnelle de la Caisse des dépôts et consignations ;
  • de nouvelles mesures budgétaires (24 milliards) ;
  • une activation ou une réorientation d’investissements existants (12 milliards d’euros).

Enfin, le Programme d’investissements d’avenir 3  s’insère dans le GPI et vient abonder les crédits à hauteur de 10 milliards d’euros.