Le Royaume-Uni hors de l'Union européenne
13 mars 2019

La France poursuit sa préparation à un Brexit sans accord

Le Parlement britannique a une nouvelle fois rejeté, mardi 12 mars 2019, l’accord conclu entre l’Union européenne (UE) et Londres par 391 voix contre 242. Une sortie sans accord du Royaume-Uni de l'UE le 29 mars prochain est donc toujours à prévoir.
 
La France regrette le vote de ce 12 mars. Pour la seconde fois, le gouvernement britannique n’a pas réussi à trouver une majorité pour soutenir l’accord de retrait négocié entre le Royaume-Uni et l'UE en novembre dernier.

Après des assurances additionnelles de l'UE au Royaume-Uni, en décembre, janvier et mars, nous sommes arrivés au bout de la négociation sur les conditions du retrait. La solution à l’impasse ne peut être trouvée qu’à Londres.

Comme l'UE l’affirme de façon constante et répétée, l’accord de retrait n’est pas renégociable. Ceci vaut notamment pour le backstop, qui vise à garantir l’absence de frontière physique en Irlande tout en préservant l’intégrité du marché unique.

Alors que le Brexit doit intervenir dans 17 jours, la France poursuit avec ses partenaires de l’UE sa préparation à une sortie du Royaume-Uni sans accord le 29 mars.

Les douanes renforcées

En effet, quel que soit le scénario du Brexit, le Gouvernement rappelle sa détermination à être prêt dès le 29 mars prochain. Cela passe par des moyens sans précédent pour préparer les douanes, avec notamment le recrutement de 700 agents supplémentaires.

Une enveloppe de 14 millions d’euros est prévue pour améliorer la rémunération des douaniers. C’est une mesure forte d’amélioration des conditions de travail et du pouvoir d’achat des douaniers. Cette enveloppe sera entièrement financée par des économies au sein même du ministère, sans impliquer de réduction d’effectifs.