Oiseau vert sur une branche d'arbre
29 avril 2019 - Actualité

La France accueille l'IPBES, le "GIEC de la biodiversité"

Du 29 avril au 4 mai 2019, la 7e séance plénière de l’IPBES, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, se déroule à Paris. C'est le rendez-vous clé d’une mobilisation internationale sans précédent pour la biodiversité.
 

Biodiversité : pourquoi y a-t-il urgence ?

Les régions du monde entier peuvent constater depuis des décennies l’érosion croissante de la biodiversité.

Les experts indiquent que le rythme actuel de la disparition des espèces est 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction. Certains scientifiques parlent même d’un processus en cours vers une sixième extinction de masse des espèces, la dernière en date étant celle des dinosaures, il y a 65 millions d’années. Mais la crise actuelle est beaucoup plus rapide (l’extinction des dinosaures s’est étalée sur plusieurs centaines de milliers d’années) et elle est ici quasi exclusivement liée aux activités humaines.

C’est pourtant cette grande biodiversité qui nous procure de la nourriture, de l’eau potable, de l’air, des médicaments et une grande part de notre énergie. Derrière son déclin, se cachent des enjeux de pertes économiques majeures, de diminution des moyens de subsistance, de précarité de notre sécurité énergétique ou encore de dégradation de la qualité de vie de chacun.

La France s’engage contre l’extinction des espèces et de leurs habitats

La France accueille cette semaine, du 29 avril au 4 mai, la 7e séance plénière de l’IPBES, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques.

Sous l’égide de l’ONU, 150 scientifiques de 50 pays – épaulés par plus de 300 experts – travaillent depuis trois ans à la réalisation d'un rapport sur l'état mondial de la biodiversité, le premier au niveau mondial en 15 ans. Ce rapport, qui sera rendu public le 6 mai, sera l’un des documents de référence pour l’élaboration du futur cadre mondial pour la biodiversité post-2020.

Ce rendez-vous crucial permettra aux experts d’interpeller les décideurs politiques et de leur fournir un document scientifique d’autorité pour prendre des décisions éclairées.

À l’image de l’accord de Paris sur le climat, la France souhaite créer une dynamique mondiale en faveur de la biodiversité qui soit de même ampleur que celle pour le changement climatique. C'est pourquoi l’IPBES sera suivi, dans la foulée, par la réunion des ministres de l'Environnement du G7 à Metz. C’est aussi le sens de l’accueil du Congrès mondial de la nature, en juin 2020, à Marseille. Par ailleurs, depuis le 4 juillet 2018, l’action de la France pour la préservation de la biodiversité a été renforcée par le Plan biodiversité.