Affaires sociales

L'approche de la Grèce en matière d'intégration des populations roms


Le Fil info poursuit sa série d'articles sur la situation dans chaque pays européen en matière de résorption des bidonvilles et, le cas échéant, d'inclusion des Roms en application du Cadre européen pour les stratégies nationales d'intégration des Roms. Après un article concernant l’Autriche, cette publication concerne la situation grecque.
 

Approche générale : au regard de leurs conditions de vie dégradées, l’Etat grec intervient pour promouvoir l’inclusion économique et sociale des population roms. Un Secrétariat Spécial pour l’inclusion sociale des Roms est chargé de coordonner les différentes politiques publiques qui leur sont destinées (à noter que la population Rom n’est pas officiellement reconnue comme une minorité en Grèce). 

 

Estimations de la population Rom : 110 007 habitants au sein de 371 bidonvilles selon le recensement effectué par le Secrétariat Spécial (175 000 selon les estimations du Conseil de l’Europe).

 

Conditions de vie : les bidonvilles sont classifiés selon la typologie suivante : 74 de type 1 (abris dégradés et insalubres), 181 de type 2 (habitations mixtes) et 116 de type 3 (habitations au sein de quartiers exclus et/ou dégradés).

 

La Stratégie nationale d’intégration des Roms : l’objectif principal de cette stratégie est de « mettre fin à l’exclusion sociale en créant les conditions nécessaires à l’insertion des populations roms en situation régulière ». Le plan d’action du Secrétariat Spécial poursuit trois objectifs: l’amélioration des conditions de vie et l’accès au service public ; l’insertion au sein de dispositifs sociaux (emploi, éducation, santé) ; le dialogue et la participation active.

 

Situation dans le logement : si la priorité initiale est l’amélioration de la situation dans le logement, la Stratégie nationale poursuit une approche holiste de l’inclusion sociale des populations. Le Secrétariat Spécial soutient notamment des actions de transition vers l’hébergement stable ou encore d’amélioration des conditions de vie sur site.

 

Financement : les fonds nationaux sont alloués en fonction des spécificités de chaque projet local (subvention totale de 25 millions d’euros). Par ailleurs, certaines interventions visant les bidonvilles les plus dégradés sont financées par des fonds structurels européens (à hauteur de 11 millions d’euros).

 

Dialogue avec la société civile : un comité d’expert réunissant les acteurs institutionnels et les représentants des habitants a été mis en place afin de renforcer le suivi des actions menées et émettre le cas échéant des recommandations. Le Secrétariat Spécial est également le point de contact en charge de la mise en œuvre du programme européen « RomPlat » qui soutient notamment la participation active des populations roms.

 

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