27 mai 2019 - Actualité

Journée de l’hygiène menstruelle : pourquoi le 28 mai ?

Briser le tabou autour des règles et faire en sorte que chaque femme ait accès à des protections hygiéniques, c’est l’objectif de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle.
 

Quel est l’objectif de cette journée ?

Si les règles sont naturelles, un tabou les entoure encore. La peur et la gêne d’en parler entraînent un manque d’informations chez les femmes, notamment les adolescentes, et peuvent ainsi provoquer :
 
  • Une expérience négative, voire traumatisante, lors de leurs premières règles ;
  • Une honte vis-à-vis de leur corps et un mal-être ;
  • Une méconnaissance des symptômes et donc un stress lors de leur apparition ;
  • Une intériorisation de la douleur souvent considérée comme "naturelle" pouvant provoquer de gros retards de diagnostic de maladies telles que l’endométriose.
Ce sujet est aussi une question d’accès aux protections hygiéniques pour les femmes les plus précaires, qui n’ont souvent pas les moyens de se procurer les produits dont elles ont besoin en quantité suffisante. Elles doivent de ce fait utiliser des alternatives dangereuses pour leur santé.

L’objectif de cette journée est donc de rompre le silence, de diffuser largement les informations nécessaires aux jeunes filles et femmes concernant l’hygiène menstruelle et de s'interroger plus largement sur la condition des femmes et les problématiques liées à leurs règles à travers le monde.

Pourquoi cette journée a-t-elle lieu le 28 mai ?

Le choix du 28 mai pour célébrer cette journée n’est pas anodin. En effet, le 28e jour du mois a été choisi car un cycle menstruel dure en moyenne 28 jours. Le mois de mai est quant à lui le 5e mois de l’année, ce qui correspond au nombre de jours moyen de la durée des règles.

Faire de l’hygiène menstruelle un sujet politique

À l’occasion de cette journée, la secrétaire d’État Marlène Schiappa a réuni plusieurs ministres, parlementaires, entrepreneuses, industriels, experts et associations pour convenir d’une stratégie afin d’améliorer concrètement la vie de toutes les femmes. Plusieurs initiatives ont été lancées. Parmi elles :
 
  • Une mission relative à l’expérimentation de la gratuité des protections hygiéniques a été confiée à la Sénatrice Patricia Schillinger ;
     
  • Le ministère de la Transition écologique et solidaire travaille, autour de Brune Poirson, à l’introduction, dans le projet de loi sur l’économie circulaire, de mesures relatives aux produits d’hygiène ;
     
  • Le ministère des Solidarités et de la Santé travaille, autour de Christelle Dubos, à améliorer l’accès aux protections hygiéniques pour les femmes en situation de précarité ;
     
  • Le ministère de l’Économie et des Finances travaille, autour d’Agnès Pannier-Runacher, à améliorer la sécurité, l’information aux consommatrices quant à la composition et à l’utilisation des protections menstruelles et l’accessibilité des produits.