Mis à jour le 18 septembre 2020 à 11h30

Informations Coronavirus

POINT DE SITUATION

En cette rentrée, le virus circule toujours et il est dangereux pour nous et nos proches. Il est impératif de rester vigilant face à l’épidémie de la Covid-19. C’est de l’engagement de chacun d’entre nous que dépend la santé de tous, mais également la possibilité de reprendre le cours de nos vies.

Retrouvez ici les informations essentielles sur la crise de la Covid-19 en France :
 
  • les données sur la maladie ;
  • les conséquences sur votre santé et sur votre vie quotidienne ;
  • les bonnes pratiques à adopter au quotidien ;
  • les mesures gouvernementales prises pour vous aider.
Toutes les informations sur le plan de relance du Gouvernement sont disponibles sur le site dédié.

Adapter son quotidien

Informations sur les mesures nationales

Dans certains départements classés en zone de circulation active du virus, les préfets peuvent prendre des mesures plus restrictives pour lutter contre l’épidémie, en concertation avec les élus locaux.

Le seuil d’alerte que nous avions établi est celui de 50 personnes détectées positives pour 100 000 habitants. Aujourd’hui, il y a 53 départements qui ont dépassé le seuil d’alerte (50 personnes détectées positives pour 100 000 habitants et 2 département (Eure et Mayotte) sont considérés à forte circulation.
Le 19 septembre, ce sont donc au total 55 départements qui sont classés comme « zone de circulation active du virus ».

Pour connaître les dispositions spécifiques à votre département, rendez-vous sur le site internet de ma préfecture.

Je visualise ici concrètement ce qui change, ce qui est conseillé et autorisé - ou pas -  au niveau national en cette période de crise sanitaire.

Informations

SANTÉ

Pour la santé de tous et parce que nous continuons d’être exposés au virus, il est important de continuer à respecter scrupuleusement les mesures barrières, de porter un masque quand il est obligatoire, et le plus possible au-delà, et d’être vigilant et responsable en cas de symptômes ou de contamination... Tout cela en poursuivant son suivi médical hors Covid-19.
Je dois :
 
  • je dois respecter les mesures barrières et la distanciation physique (1 mètre) ;
  • je dois porter un masque dans tous les lieux où son port est rendu obligatoire, et le plus possible au-delà ;
  • je dois, si j’ai des symptômes évoquant la Covid-19 :
    • éviter les contacts ;
    • appeler mon médecin - la consultation peut se faire à distance ou physiquement. Mon médecin me prescrira un test virologique si cela s’avère nécessaire et me donnera des indications pour la suite.
    • Si je suis testé positif, je serai invité à rester chez moi confiné pendant 7 jours, ou dans un lieu mis à ma disposition ;
    • appeler le 15 si j’ai des difficultés respiratoires ;
  • je dois suivre mes soins hors-Covid-19, qui doivent être facilités par tous les moyens (téléconsultations, consultation d’évaluation, reprise des soins à domicile).

Je peux :
 
  • je peux me rendre dans un laboratoire d’analyses sans ordonnance, si possible après avoir pris rendez-vous avec le laboratoire ;
  • je peux donner mon sang ;
  • je peux bénéficier d’un soutien psychologique pour mon enfant si nécessaire (je peux bénéficier d’une orientation en appelant le numéro vert 0 800 130 130) ;
  • je peux bénéficier de masques gratuits si je suis éligible à l’Aide médicale d’État et à la complémentaire santé solidaire, je me renseigne auprès des organismes sociaux qui me suivent ;
  • je peux bénéficier de masques gratuits, sur prescription médicale, si je suis une personne vulnérable au virus.
Je ne dois pas :
  • si je présente des symptômes évoquant la Covid-19 :
    • je ne dois pas me présenter spontanément aux urgences ;
    • je ne dois pas me rendre chez mon médecin sans l’avoir contacté avant ;
    • j’applique d’autant plus les gestes barrière et j’évite toutes les personnes fragiles de mon entourage.

TRANSPORTS

La reprise des transports de la vie quotidienne - travail, école, loisirs - doit s’accompagner du respect des règles sanitaires par chacun d’entre nous. Et, pour limiter la diffusion du virus, il convient d’être particulièrement vigilant dans les transports collectifs.
Je dois :
  • je dois respecter les mesures barrières et la distanciation physique ;
  • si j’ai plus de 11 ans, je dois porter le masque dans les transports en commun, les trains (transports interrégionaux), les taxis, VTC et véhicules de covoiturage, les avions ;
  • si je prends le train pour une moyenne ou une longue distance, la réservation est obligatoire (TGV, Intercités, TER interrégionaux...) ;
  • si je voyage à l’étranger en dehors de l’Union européenne, je dois respecter la procédure de dépistage aux frontières à mon retour en France, en fonction de mon pays de provenance. Je me renseigne sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour connaître les conseils aux voyageurs et restrictions qui s’appliquent à chaque pays.
Je peux :
 
  • je peux circuler dans un territoire d’Outre-mer, sous condition de présenter le résultat d'un test réalisé dans les 72h précédant l'embarquement. En provenance et à destination de la Guyane, de Mayotte, de la Polynésie française, de la Nouvelle-Calédonie et des îles Wallis et Futuna, une attestation de déplacement dérogatoire est demandée ;
  • je peux circuler dans les pays de l’Union européenne ;
  • je peux reprendre un ferry pour le Royaume-Uni mais je me renseigne sur les mesures de quatorzaine ;
  • je peux, si je suis cycliste et jusqu’au 31 décembre 2020 :
Je ne peux pas :
  • je ne peux pas prendre les transports en commun si je ne suis pas équipé d’un masque - dans le cas contraire, je peux me voir refuser l’accès au véhicule ou à la gare et m’exposer à une contravention ;
  • je ne peux pas voyager dans les pays extérieurs à l’UE si leur frontière est fermée. Je me renseigne sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour connaître les conseils aux voyageurs et restrictions qui s’appliquent à chaque pays ;
  • je ne peux pas faire à ce jour de grande croisière internationale, je me renseigne auprès des opérateurs sur l’évolution ultérieure des règles.

ÉCOLE

Le risque de contagiosité chez les enfants et les jeunes est décrit par les scientifiques comme très incertain. Le retour en classe des élèves est essentiel pour remédier aux risques du confinement des enfants : anxiété, accidents domestiques, aggravation des inégalités scolaires, etc.Un ensemble de règles, axées sur le port du masque, la distanciation physique et une stricte hygiène des mains, est mis en place pour garantir la sécurité sanitaire des élèves et des enseignants. Prenez-en connaissance sur le site du ministère de l'Éducation nationale.

Je suis parent d’élève :
 
  • je dois envoyer mon enfant à l’école, muni d’un masque s’il a plus de 11 ans. Si je suis en situation de précarité, j’aurai reçu un masque distribué par les services sociaux qui me suivent. Si ce n’était pas le cas, je demande à l'établissement de mon enfant de lui en fournir un.

Mon enfant va à la crèche :
 
  • il ne doit pas porter de masque ;
  • je porte un masque à l'intérieur de la crèche, pour le déposer et aller le chercher.
Mon enfant est en école maternelle :
 
  • il doit y aller ;
  • il ne doit pas porter de masque ;
  • le lavage des mains doit être fait en priorité avec de l’eau et du savon car les solutions hydro-alcooliques présentent un risque d’ingestion.
  • je porte un masque à l’intérieur de l’école, pour le déposer et aller le chercher.

Mon enfant est en école élémentaire :
 
  • il doit y aller ;
  • il est déconseillé de lui faire porter un masque, sauf en cas de symptômes de Covid-19 ;
  • le lavage des mains doit être fait en priorité avec de l’eau et du savon car les solutions hydro-alcooliques présentent un risque d’ingestion ;
  • je porte un masque à l'intérieur de l'école, si je m'y rends pour le déposer et aller le chercher.

Mon enfant est collégien :
  • il doit aller au collège ;
  • il doit porter un masque, y compris en extérieur, dans les cars scolaires et les transports en commun :
    • des exceptions sont faites pour les repas, gérés par les collectivités territoriales, où il faudra éviter des brassages (croisements d’élèves) trop importants, et pour les activités sportives sous la responsabilité des professeurs d’EPS ;
  • la fourniture du masque est de ma responsabilité en tant que parent. Si je suis en situation de précarité, j’aurai reçu un masque distribué par les services sociaux qui me suivent. Si ce n’était pas le cas, je demande à l'établissement de mon enfant de lui en fournir un ;
  • je porte un masque à l'intérieur de l'école, si je m'y rends pour le déposer et aller le chercher.

Mon enfant est lycéen :
  • il doit aller au lycée, au moins jusqu’à ses 16 ans révolus ;
  • il doit porter un masque, y compris dans les cars scolaires et transports en commun :
    • des exceptions sont faites pour les repas, gérés par les collectivités territoriales, où il faudra éviter des brassages trop importants, et pour les activités sportives sous la responsabilité des professeurs d’EPS ;
    • la fourniture du masque est de ma responsabilité en tant que parent. Si je suis en situation de précarité, j’aurai reçu un masque distribué par les services sociaux qui me suivent. Si ce n’était pas le cas, je demande à l'établissement de mon enfant de lui en fournir un ;
    • je porte un masque à l'intérieur de l'école, si je m'y rends pour le déposer et aller le chercher.

Quelle que soit sa classe, mon enfant peut :
 
  • aller en récréation organisée en tenant compte des recommandations relatives aux gestes barrières sous la surveillance renforcée d’un/des adultes, et en se lavant les mains avant et après la récréation ;
  • bénéficier de la restauration collective, organisée en vue de limiter les brassages d’élèves ;
  • poursuivre une activité sportive, si elle n'entraîne pas de sur-ventilation ;
  • aller en internat. Les lits y seront séparés d’1m minimum ;
  • reprendre les transports scolaires, en respectant les règles sanitaires données.

Mon enfant, s’il présente des symptômes d’infection à la Covid-19, peut :
 
  • être pris en charge sans délai par la médecine et l’infirmerie scolaires, et être orienté vers un médecin ;
  • se voir fournir un masque pédiatrique afin qu’il ne contamine pas les autres élèves et les encadrants, le temps de sa prise en charge hors de l’école.
Mon enfant ne doit pas :
 
  • venir en cours s’il présente des symptômes d’infection à la Covid-19.
Je suis étudiant dans l’enseignement supérieur ou professionnel :
 
  • je dois porter un masque dans mon établissement, y compris dans les espaces extérieurs ;
  • je peux suivre ma formation professionnelle en alternance, je m’adapte aux règles sanitaires en vigueur dans l'entreprise ou l’institution qui m’accueille.

TRAVAIL

L’activité économique, sociale et administrative de notre pays a repris. La sécurité sanitaire doit être une priorité, y compris dans le milieu professionnel. Je travaille en milieu collectif, je dois :

 

  • si je suis en télétravail, je dois suivre les règles appliquées par mon entreprise ;
  • sur site, je dois respecter les règles sanitaires que met en place mon entreprise :
    • respect des mesures barrières ;
    • utilisation de solution hydro-alcoolique pour moi-même ; lingettes ou produits désinfectants pour bureau, clavier, souris, etc. ;
    • obligation de porter le masque dès lors que je ne suis pas seul dans la pièce ;
    • organisation de la restauration collective de manière à limiter le nombre de personnes présentes en un même lieu ; possibilité de déjeuner sur le lieu de travail qui doit m’être ouverte.
Je peux :
  • pour certaines professions particulièrement touchées, notamment par les fermetures contraintes (discothèques, événementiel, culture…), je peux continuer à bénéficier du dispositif d’activité partielle. En savoir plus.
Je ne peux pas :
  • je ne peux pas aller travailler si je présente des symptômes d’infection à la Covid-19.

COMMERCES

Chaque commerçant ou client est invité à suivre un certain nombre de mesures de protection sanitaire, garantes de notre santé individuelle et collective. Le port du masque est obligatoire.
Je dois :
  • je dois porter un masque, respecter les mesures barrières et la distanciation physique de 1 mètre entre chaque personne ;
  • je dois respecter les éventuelles mesures complémentaires décidées par le commerce dans lequel je me trouve : sens de circulation, restriction du nombre de personnes dans le magasin, usage de solution hydro-alcoolique ou de lavage des mains à l’eau et au savon, accès prioritaire des personnes les plus fragiles.
Je peux :
 
  • je suis invité à privilégier la livraison de courses à domicile ou le retrait en commerce de commandes réalisées à l’avance (“drive”). Certaines restrictions liées aux livraisons à domicile sont levées ;
  • je peux me rendre dans les marchés de plein air et halles couvertes. Le port du masque peut être imposé dans les marchés de plein air, je suis informé par des affichettes ;
  • je peux me rendre dans les cafés et les restaurants en respectant les mesures sanitaires dans la limite de 10 personnes par table. Le port du masque est obligatoire dans tous mes déplacements intérieurs.
En cas de non-respect des règles sanitaires, le préfet peut procéder à des fermetures administratives.

VIE SOCIALE ET LOISIRS

Notre vie sociale a repris son cours. Soyons vigilants car, avec l’augmentation des occasions de contact, les risques de diffusion de la Covid-19 se multiplient. Le respect par chacun d’entre nous des mesures barrières et de la distanciation physique est important : notre santé individuelle et collective en dépend !
Je dois :
  • je dois porter un masque dans tous les lieux clos recevant du public, et potentiellement dans d’autres lieux si mon préfet de département l’a décidé.
Je peux :
 
  • je peux me rendre dans les parcs, jardins et forêts ;
  • je peux me rendre dans les médiathèques, les bibliothèques, les monuments et musées, en respectant les protocoles sanitaires ;
  • je peux retourner au cinéma, au théâtre, dans les salles de spectacles et salles de jeux, en respectant les protocoles sanitaires et notamment le port du masque ;
  • je peux me rendre dans les lieux de culte. Les cérémonies religieuses ont repris, avec des protocoles sanitaires stricts ;
  • je peux pratiquer un sport individuel ou collectif, aller à la piscine, dans des lacs ou plans d’eau. Pour les sports en salle, des protocoles sanitaires stricts sont définis, je m’y conforme ;
  • je peux retourner à l’hippodrome et au stade en suivant les protocoles sanitaires ;
  • je peux rendre visite à une personne âgée ou vulnérable si je respecte les précautions nécessaires à la préservation de sa santé fragile - je ne prends pas de risque ;
  • je peux, si je suis une personne âgée ou vulnérable, sortir et rencontrer des gens, mais je suis invitée à prendre le plus de précautions possibles (masque, lavage de mains, distanciation physique) et à limiter mes contacts ou mes sorties dans des lieux très fréquentés.
Je ne peux pas :
  • je ne peux pas me réunir à plus de 10 personnes sur la voie publique sans en avoir fait la déclaration préalable en préfecture, sauf s’il s’agit d’un rassemblement à caractère professionnel, d'une cérémonie funéraire ou si je participe à une visite guidée animée par un guide-conférencier ;
  • je ne peux pas aller en discothèque ;
  • je ne peux pas, au moins jusqu’au 30 octobre, me rendre à un événement réunissant plus de 5 000 personnes, sauf si le préfet a accordé une dérogation pour cet évènement.

En cas de circulation plus active du virus ou de non-respect des mesures sanitaires, le préfet peut prendre des mesures locales de restriction.

Luttons ensemble contre la Covid-19

  • Se laver régulièrement les mains ou utiliser une solution hydro-alcoolique
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans son mouchoir
  • Se moucher dans un mouchoir à usage unique puis le jeter
  • Éviter de se toucher le visage
  • Respecter une distance d’au moins un mètre avec les autres
  • Saluer sans serrer la main et arrêter les embrassades
  • Porter un masque quand la distance d’un mètre ne peut pas être respectée et partout où cela est obligatoire

Que faire en cas de symptômes ?

J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser à la COVID-19 :
  • je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation ;
  • si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU (15) ou j’envoie un message au numéro d’urgence pour les sourds et malentendants (114).
Les principaux symptômes :
  • fièvre
  • toux
  • fatigue inhabituelle
  • difficultés respiratoires, étouffements
  • maux de tête
  • perte de goût et de l'odorat
  • courbatures
  • parfois diarrhées

L'usage des masques grand public

L’usage des masques vient en complément des mesures barrières et de la distanciation physique.  Depuis le 20 juillet, il est obligatoire dans les lieux clos recevant du public. Les préfets peuvent également étendre son obligation à tous les lieux pertinents quand la situation locale l’exige, sauf les locaux d’habitation.

Dans d’autres situations, notamment quand la distanciation physique n’est pas possible ou lorsqu’on est contaminé ou en présence de personnes fragiles, son usage est indispensable et doit se faire dans le respect de certaines règles.
 

Où et quand porter un masque ?

Dans les lieux clos recevant du public (pouvant être étendus à d’autres lieux par les préfets de département) :
 
  • port du masque obligatoire pour tous.

Au travail :
  • à compter du 1er septembre, port du masque obligatoire en intérieur, dès lors que l’on est à plusieurs dans un même espace.
Dans les commerces :
  • port du masque obligatoire pour les personnels et les clients.

Dans les transports :
  • port du masque obligatoire dans les transports en commun ;
  • port du masque obligatoire dans les taxis, les VTC et en cas de covoiturage, sauf si installation d’une vitre de protection.

Dans les crèches, écoles, collèges et lycées :
  • pour les enseignants et les encadrants : port du masque obligatoire, y compris en extérieur ;
  • pour les collégiens/lycéens : port du masque obligatoire, y compris dans les espaces extérieurs;
  • pour les élèves des écoles élémentaires : port du masque uniquement si apparition de symptômes liés au virus, jusqu’au moment de la prise en charge par un adulte responsable hors de l’école ;
  • pour les enfants de moins de 3 ans et les élèves des écoles maternelles : port du masque à proscrire.
À noter : en fonction des circonstances, le préfet de département ou le maire peuvent imposer le port du masque dans d’autres espaces, y compris en extérieur.

Comment se procurer des masques ?

Pour le grand public et l’usage domestique :

  • approvisionnement personnel dans des commerces, pharmacies ;
  • distribution dans certains cas par des collectivités territoriales.
 

Pour les salariés de la fonction publique et du secteur privé :

  • fourniture par les employeurs ;
  • les personnes les plus vulnérables au virus doivent se faire fournir un masque.


Pour les très petites entreprises (TPE) et indépendants :


Pour les personnes précaires :

  • l’État a constitué des stocks et les met à disposition des collectivités territoriales ou des opérateurs en contact avec ce public ;
  • dans les écoles, des masques sont fournis aux élèves dont les familles sont en situation de précarité.


Pour les Outre-mer :

  • mêmes canaux de distribution mais commandes supplémentaires de l’État pour répondre aux besoins locaux.
  • les canaux de distribution sont les mêmes, mais des commandes supplémentaires sont passées par l’État pour répondre aux besoins locaux.

Tous mobilisés pour fabriquer des masques !

L’État s’est mobilisé dès le début de la crise sanitaire pour renforcer la production en France.

De nombreuses entreprises ont répondu à l’appel et se sont rapidement fait certifier par la Direction générale de l’Armement pour garantir la qualité et la sécurité de leur production.
 
Les particuliers sont également invités à produire leur propre matériel en suivant les patrons et tutoriels de l’AFNOR.

Comme nombre de collectivités territoriales, distributeurs et entreprises, l’État a passé des commandes afin d’assurer l’approvisionnement de tous au moment du déconfinement.

Chiffres clés :
  • 0,95€ : c’est le prix de vente maximal autorisé pour les masques chirurgicaux,
  • 50% des sommes dépensées : c’est ce que l’État a remboursé aux collectivités territoriales sur leurs commandes de masques dans la période du 13 avril au 1er juin,
  • 5 millions : c’est le nombre de masques textiles envoyés chaque semaine aux préfets pour les publics précaires et les professionnels de la petite enfance ; ils sont distribués par les collectivités territoriales en lien avec ces publics,
  • 10 millions : c’est le nombre de masques textiles disponibles chaque semaine sur la plateforme de La Poste à destination des Très Petites Entreprises (TPE) et indépendants,
  • 10 millions : c’est le nombre de masques mis par l’Etat à disposition des opérateurs de transport en commun pour qu’ils puissent les fournir à leurs usagers ;
  • 3 milliards : c’est le nombre de masques qu’aura importés l’État au 1er juillet 2020.

Casser la chaîne de contamination : politique de tests et d’isolement

Tester permet de casser la chaîne de contamination du Covid-19. On utilise pour cela les tests virologiques RT-PCR (prélèvements dans le nez) qui permettent de déterminer la présence du virus à un instant donné.

La France est aujourd’hui en capacité de réaliser 1 200 000 de tests chaque semaine.

Toutes les mesures qui suivent reposent sur l’engagement de chacun : les mesures de tests comme d’isolement reposent sur le volontariat des personnes concernées. La santé de chacun est entre les mains de tous.

Afin de faciliter le dépistage de la Covid-19, les tests PCR sont totalement pris en charge par l'assurance maladie et ne nécessitent pas de prescription d'un médecin. Un arrêté publié le 24 juillet 2020 au Journal officiel prévoit également que les prélèvements puissent être pratiqués sous certaines conditions par un infirmier diplômé d'État, un aide-soignant, un étudiant en médecine, un sapeur-pompier ou encore un secouriste.

Les personnes qui le souhaitent peuvent identifier le centre de dépistage le plus proche de chez elles sur le site sante.fr ou sur le site Internet de l’ Agence régionale de santé.

Les recommandations sont de tester de manière prioritaire :
  • les personnes présentant des symptômes évocateurs de la Covid-19 ;
  • les personnes ayant été en contact avec un cas confirmé de Covid-19 (« cas contact ») ;
  • les personnels soignants ou assimilés ;
  • les personnes qui disposent d'une prescription.
Des circuits dédiés aux publics prioritaires sont mis en place dans chaque territoire. Par ailleurs, des actions de dépistage et d’information seront également engagées dans les lieux à forte circulation du virus.

L’organisation de la chaîne de tests et l’assurance quant à la disponibilité des tests dans les départements est pilotée par les ARS, avec le concours des préfets.

Pour retrouver les « cas contact », une organisation en trois niveaux :
  • le médecin ayant établi le diagnostic identifie les « cas contact » au sein du foyer familial et évalue à cette occasion la capacité du patient à réaliser son isolement à domicile ;
  • les plateformes de gestion opérées par l’Assurance maladie, ouvertes 7 jours sur 7, identifient les « cas contact » hors du foyer ;
  • les Agences régionales de Santé sont chargées de la gestion des situations relevant des chaînes de transmission ou de clusters et de l’identification des cas-contacts à la suite de grands rassemblements.
Pour casser la chaîne de contamination, des mesures d’isolement :
  • peuvent s’exercer au sein du foyer ou, si ce n’est pas possible, dans des lieux mis à disposition par les pouvoirs publics ;
  • pour les personnes malades, durent jusqu’à 2 jours après la fin des symptômes ;
  • pour les « cas contacts », même négatifs, s’exercent jusqu’à 7 jours après le contact avec la personne infectée et s’accompagnent de surveillance d’apparition de symptômes ;
  • s'accompagnent d'un suivi téléphonique bi-quotidien.

Mesures de contrôle et restrictions pour les voyageurs en provenance de l’international

Quels sont les contrôles qui s’appliquent aux voyageurs en provenance d’un pays de l’espace européen ?

La France a levé le 15 juin l’ensemble des restrictions de circulation à ses frontières européennes.

Si vous êtes en provenance des pays de l’espace européen (États membres de l’Union européenne auxquels s’ajoutent Andorre, l’Islande, le Liechtenstein, Monaco, la Norvège, Saint-Marin, la Suisse et le Vatican), vous pouvez entrer sur le territoire français sans restrictions liées à la lutte contre la Covid-19.

Quelles sont les restrictions qui s’appliquent aux voyageurs en provenance de pays hors de l’espace européen ?

Toujours dans l’objectif de limiter la diffusion du virus, des mesures préventives de dépistage aux frontières sont entrées en vigueur le 1er août 2020, pour les voyageurs provenant de certains pays.

La France identifie plusieurs listes de pays où le virus circule activement, en fonction de leur situation sanitaire : 

En provenance des pays au sein desquels le virus circule toujours activement, vous devez vous munir de plusieurs documents avant de voyager :
 
  • Le résultat d’un test virologique RT-PCR, datant de moins de 3 jours avant votre vol. Si vous ne l’avez pas réalisé avant l’embarquement, il vous sera conseillé de respecter une quatorzaine volontaire et les mesures de précautions figurant sur le flyer qui vous sera remis à votre arrivée. Vous pourrez aussi utiliser les postes de contrôle sanitaire à l’aéroport pour réaliser un test immédiatement ;
  • Une déclaration sur l’honneur attestant que vous ne présentez pas de symptôme d’infection à la Covid-19 et que vous n’avez pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé de Covid-19 dans les 14  jours précédant votre vol,
  • Une attestation de déplacement dérogatoire vers la France métropolitaine depuis les pays tiers, ainsi que plusieurs documents permettant de justifier le motif de votre déplacement. 

En provenance des pays au sein desquels le virus circule toujours très activement :
 
  • Vous devrez vous munir des documents cités ci-dessus ;
  • Si un test peut être réalisé dans votre pays de départ : vous devrez présenter le résultat de ce test réalisé moins de 3 jours avant votre départ, contrôlé avant l’embarquement par les compagnies aériennes ;
  • Si un test ne peut pas être réalisé dans votre pays de départ : vous serez dirigé à votre arrivée vers les postes de contrôle sanitaire à l’aéroport pour y réaliser un test RT-PCR. En cas de refus, vous pourrez être susceptible de respecter une quatorzaine par arrêté préfectoral. Vous pourrez effectuer cette quatorzaine à domicile ou dans un lieu d’hébergement dédié si vous ne disposez pas de logement adapté.

Enfin, en provenance de pays au sein desquels le virus circule peu activement, vous ne ferez pas l’objet de restriction à votre entrée sur le territoire national.

Pour connaître tous les conseils aux voyageurs et restrictions qui s’appliquent à chaque pays, rendez-vous sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères.  La liste des pays concernés sera actualisée au minimum tous les 15 jours.

Quelle est la procédure pour se rendre dans un territoire d’outre-mer depuis l’étranger ?

Pour vous rendre dans un territoire d’outre-mer, quel que soit votre lieu de départ, le résultat d'un test RT-PCR réalisé dans les 3 jours précédant votre vol vous sera demandé.

Par ailleurs, si vous êtes en provenance ou à destination de la Guyane, de Mayotte, de la Polynésie française, de la Nouvelle-Calédonie et des îles Wallis et Futuna, une attestation de déplacement dérogatoire vous sera demandée.

Questions / Réponses

Pour en savoir plus, cliquez sur la thématique qui vous intéresse :

Pour mon masque

Conformément au décret n° 2020-884 du 17 juillet 2020, le port du masque est devenu obligatoire dans les lieux clos accueillant du public, à compter du 20 juillet 2020.

Par ailleurs, le décret n°2020-944 du 30 juillet 2020 prévoit la possibilité pour les préfets, quand la situation épidémique locale le nécessite, d’étendre l’obligation du port du masque à tous les lieux pertinents, c’est-à-dire aussi l’espace public, sauf les locaux d’habitation.

Pourquoi a-t-il été décidé d’imposer le port du masque dans ces lieux ?

Il s’agit d’une mesure de protection essentielle, notamment en milieu fermé ou lorsqu’il y a une forte densité de population (marché, rue fréquentée…). En complément des gestes barrière (lavage des mains, distanciation physique), c’est le masque qui filtre les goutelettes issues des éternuements, de la toux, voire d’une discussion prolongée.

Au moment où la circulation du virus augmente, il faut tout faire pour éviter un reconfinement et la saturation des hôpitaux, d’autant qu’il y a encore des incertitudes sur la transmission du virus dans l’air. Le 6 juillet, une lettre à l’OMS signée par 239 scientifiques issus de 32 pays, fait part de leurs observations sur la fréquence des contaminations et des clusters en milieu clos, particulièrement en cas de brassage d'air, et même en l'absence de projection directe de gouttelettes.

Considère-t-on désormais que le virus se transmet dans l’air ?

Probablement, mais de façon mineure par rapport aux gouttelettes (postillons, éternuements…) ou aux mains souillées.

Le 6 juillet 2020, 239 scientifiques, issus de 32 pays différents, ont écrit une lettre à l'OMS, au sujet de la transmission dans l’air du virus.
Ils ont notamment remarqué que les contaminations avaient lieu fréquemment en milieu clos, particulièrement en cas de brassage d'air, et même en l'absence de projection directe de gouttelettes. S’il semble que cette voie de transmission existe, il est encore impossible de parler de voie de transmission dominante par rapport aux gouttelettes ou aux mains souillées.

C'est pourquoi, de manière préventive, des recommandations ont été émises sur le port du masque grand public en intérieur, sur l'aération des pièces et sur les climatiseurs.

Le Ministère des Solidarités et de la Santé a saisi le Haut Conseil de la Santé publique à la suite de la publication de cette lettre ouverte afin d’obtenir des recommandations fondées sur les dernières données scientifiques.

Quels sont précisément les lieux concernés par l’obligation du port du masque ?

Le port du masque grand public est obligatoire, parfois avec des règles spécifiques à certaines activités, dans les établissements recevant du public (ERP) relevant des catégories suivantes (fixées par l’arrêté du 25 juin 1980) :
 
  • (L) Salles d'auditions, de conférences, de réunions, de spectacles, de projection ou à usage multiple, comprenant notamment les salles de spectacle, les cinémas, ou encore les salles des fêtes et salles polyvalentes.
  • (M) Magasins de vente, centres commerciaux ;
  • (N) Restaurants et débits de boissons lors des déplacements ;
  • (O) Hôtels et pensions de famille, dans les espaces permettant des regroupements ;
  • (P) Salles de jeux ;
  • (R) Etablissements d'éveil, d'enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement ;
  • (S) Bibliothèques, centres de documentation ;
  • (V) Etablissements de culte ;
  • (X) Etablissements sportifs couverts ;
  • (Y) Musées ;
  • (PA) Établissements de plein air ;
  • (CTS) Chapiteaux, tentes et structures ;
  • (OA) Hôtels-restaurants d'altitude ;
  • (EF) Etablissements flottants ;
  • (W) Administrations et banques ;
  • (T) Établissements à vocation commerciale destinés à des expositions, foires-expositions et salons ayant un caractère temporaire.
Dans les autres catégories d’établissements, il peut être rendu obligatoire par l’exploitant.

S’y ajoutent :
 
  • les gares routières et maritimes ainsi que les aéroports ;
  • les marchés couverts ;
  • les établissements scolaires (voir les règles spécifiques par type d’établissement et personnes concernées)  ;
  • les entreprises, dès lors qu’il y a plus d’une personne dans un espace  ;
  • les transports en commun.
Par ailleurs, les préfets de département peuvent étendre l’obligation du port du masque à tous les lieux qu’ils estiment pertinents, lorsque les circonstances locales l’exigent (à l'exception des locaux d'habitation).

De nombreuses normes sanitaires et mesures de restrictions, mises en place conjointement par le Ministère du Travail et le Ministère des Solidarités et de la Santé, régissent déjà la vie dans les entreprises depuis la sortie du confinement. Elles visent notamment à encourager le télétravail et imposent un respect strict des mesures d’hygiène et de la distanciation physique.

L’ensemble de ces mesures sont répertoriées dans le protocole national de déconfinement pour les entreprises dont les dispositions sont explicitées sur le site du Ministère du Travail. En cas de rebond effectif de l’épidémie, le gouvernement n’exclut pas de les renforcer pour garantir la santé et la sécurité des salariés.

Des mesures de contrôle spécifiques sont-elles prévues pour faire respecter le port du masque ?

Il revient aux responsables des établissements recevant du public, et aux préfets de département pour les autres lieux où le port du masque sera rendu obligatoire, de prendre les dispositions nécessaires.

Un écriteau « port du masque grand public obligatoire » est disponible sur le site du Gouvernement, afin que les responsables d’établissements puissent l’apposer sur leur devanture. Il s’agit d’une condition d’accès à l’établissement.

Le non-respect de cette mesure peut être sanctionné, comme dans tous les autres lieux ou le port du masque est obligatoire, par une contravention de 4e classe passible de 135 € d’amende.

La France dispose-t-elle des stocks de masques nécessaires pour assumer cette mesure ?

Oui.

A ce jour :
 
  • un stock national d’1 milliard de masques, en cours de constitution, sera prêt fin septembre ;
  • les professionnels libéraux et établissements de santé disposent de 3 semaines de stocks ;
  • la France a recommencé à produire des masques jetables, comme en tissu ;
  • un pont aérien et maritime avec la Chine a été mis en place, approvisionnant entreprises, établissements de santé, pharmacies et grandes surfaces :
  • 100 millions de masques ont été distribués aux personnes vulnérables, 50 millions le seront en octobre ;
  • 4 milliards de masques ont déjà été commandés pour les soignants.

Le prix des masques chirurgicaux va-t-il évoluer ?

Le prix des masques chirurgicaux reste fixé à 95 centimes d’euros jusqu’au 10 janvier 2021. Alors que l’état d’urgence sanitaire a pris fin le 10 juillet à minuit, un décret a été pris afin de prolonger cet encadrement.

Une distribution générale de masques est-elle prévue à cette occasion ? Si oui, sera-t-elle gratuite ?

De nombreux Français se sont déjà fournis en masques grand public depuis plusieurs semaines et ces derniers sont disponibles dans les commerces sur l’ensemble du territoire à un prix plafonné. Le Gouvernement est néanmoins très attentif à ce que les personnes précaires puissent bénéficier de masques grand public gratuitement. Sont concernées les personnes qui bénéficient de l’Aide médicale d’Etat et de la complémentaire santé solidaire, ainsi que les personnes en contact habituel avec les associations d’aide aux plus vulnérables.100 millions de masques ont été distribués à la fin août, 50 millions le seront en octobre, et l’opération sera répétée jusqu’à la fin de l’épidémie. Les établissements scolaires peuvent également fournir gratuitement des masques aux élèves en difficulté.

Pour ma santé

J’ai des symptômes qui me font penser à la Covid-19, que dois-je faire?

Les symptômes de la Covid-19 sont les difficultés respiratoires, la toux, la fièvre, les maux de tête ou de gorge, les courbatures ou encore la perte de goût ou d’odorat. Si je présente un ou plusieurs symptômes :
 
  • j’appelle immédiatement un médecin et je le consulte au plus vite (téléconsultation ou consultation physique) pour un examen de mon état de santé et prescription éventuellement d’un test virologique (RT-PCR). En cas de difficulté à entrer en contact avec un médecin, je peux m’adresser à ma pharmacie ou à mon laboratoire d'analyses pour connaître la liste des médecins pouvant m’accueillir près de chez moi, ou composer le numéro 15 afin qu’il organise la prescription ;
  • j'identifie le centre de dépistage le plus proche de chez moi sur le site sante.fr ou sur le site Internet de mon Agence régionale de santé, et je le contacte pour prendre rendez-vous ;
  • je vais au centre de dépistage avec ma carte d'identité, ma Carte Vitale et mon ordonnance pour faire le prélèvement ;
  • je rentre chez moi et je reste confiné en attendant les résultats du test ;
  • je suis informé des résultats 24 à 36 heures plus tard.

Pendant toute cette période, je reste chez moi, j’évite les contacts et si les symptômes s’aggravent ou si j’ai des difficultés respiratoires, j’appelle le SAMU en composant le 15.

J'ai été identifié comme "personne contact" par un médecin généraliste ou par l'assurance maladie. Que dois-je faire ?

  • je contacte un centre de dépistage (liste disponible sur le site sante.fr) pour prendre rendez-vous. Le test doit avoir lieu immédiatement si vous vivez dans le même foyer que la personne contaminée ou en observant un délai de 7 jours après votre dernier contact avec cette personne, si vous ne vivez pas avec elle ;
  • je me rends au centre de dépistage avec ma carte d'identité, ma Carte Vitale et mon ordonnance pour faire le prélèvement ;
  • je rentre chez moi et je reste confiné en attendant les résultats du test ;
  • je suis en général informé des résultats 24 à 36 heures plus tard.
Pendant toute cette période, je respecte les consignes d’isolement à domicile :
 
  • si plusieurs personnes vivent à mon domicile, je dois respecter les mesures barrière, notamment me laver très régulièrement les mains et porter obligatoirement un masque chirurgical en présence d’un tiers (des masques chirurgicaux m’ont été prescrits pour une durée de 7 jours, je dois les retirer ou les faire retirer en pharmacie) ;
  • je ne sors pas de mon domicile ;
  • je surveille ma température 2 fois par jour ;
  • je surveille l’apparition éventuelle de symptômes (difficultés respiratoires, toux, fièvre, maux de tête ou de gorge, fatigue, courbatures, perte de goût ou d’odorat) ;
  • j’adopte le télétravail. Un arrêt de travail est délivré aux personnes qui ne peuvent pas y avoir recours.
Si j’ai des symptômes, j’appelle mon médecin immédiatement et je le consulte au plus vite (téléconsultation ou consultation physique) pour un examen de mon état de santé et prescription éventuellement d’un test virologique (RT-PCR). En cas de difficulté à entrer en contact avec un médecin, je peux m’adresser à ma pharmacie ou à mon laboratoire d'analyses pour connaître la liste des médecins pouvant m’accueillir près de chez moi, ou composer le numéro 15 afin qu’il organise la prescription.

Puis-je me faire tester sans avoir de symptômes, ni sans être cas contact?

Oui, je peux bénéficier d’un dépistage sans prescription médicale, sans même présenter de symptômes. Il est intégralement pris en charge par l'assurance maladie. J'identifie le centre de dépistage le plus proche de chez moi sur le site sante.fr ou sur le site Internet de mon Agence régionale de santé, et de préférence j’y vais sur rendez-vous. Ce test est pris en charge par la Sécurité sociale. Néanmoins, sont testés de manière prioritaire les personnes présentant des symptômes, les cas-contacts et les personnels soignants ou assimilés.

Pendant combien de temps les personnes qui n’ont pas de symptômes sont-elles contagieuses ?

Il n’existe pas d’étude permettant de savoir combien de temps une personne asymptomatique est contagieuse. On estime aujourd’hui que ces personnes sont faiblement contagieuses parce que la transmission du virus se fait par des gouttelettes respiratoires expulsées. Les personnes qui n’ont pas de symptômes ne toussent pas, donc elles expulsent moins ces gouttelettes. Pour ces personnes, la transmission se fait donc surtout par les mains portées à la bouche ou les embrassades. C’est pourquoi le respect des mesures barrières et des règles de distanciation physique est indispensable afin de se protéger et de protéger les autres.

Les malades qui guérissent sont-ils immunisés ?

Il ne faut pas confondre guérison et immunité. En effet, il est possible d’être guéri d’une maladie sans être immunisé contre le virus. Dans le cas de la Covid-19, les scientifiques ne savent pas encore si le fait d’avoir été infecté une première fois protège contre une deuxième infection. Un premier cas de nouvelle infection aurait été récemment identifié en Asie.

Je suis une personne âgée, quelles précautions dois-je prendre ?

En tant que personne âgée, je suis à risque de développer une forme grave ou des complications suite à une infection du COVID 19. Pour me protéger :
 
  • je respecte strictement les mesures barrières ;
  • je réduis mes sorties et mes déplacements au strict minimum ;
  • si j’ai des symptômes de la maladie (toux, fièvre, maux de tête ou de gorge, courbature, fatigue, perte de goût ou d’odorat), je contacte mon médecin généraliste. Si j’ai des difficultés respiratoires ou si je fais un malaise, je téléphone au SAMU en composant le 15.

À noter : les personnes les plus âgées sont les plus à risque de développer des formes graves de COVID-19. Elles sont plus fragiles pour plusieurs raisons :
 
  • avec l’âge, le système immunitaire - qui protège contre les virus - est moins efficace ;
  • les personnes âgées ont souvent d’autres pathologies, notamment des insuffisances d’organe (hypertension artérielle, insuffisance rénale…) qui les rendent moins résistantes à une agression extérieure comme un virus.

Les personnes en surpoids sont-elles des personnes à risque ?

Les premières observations semblent l’indiquer.
 
  • les premières données sur les patients hospitalisés en réanimation semblent montrer une surreprésentation de patients en surpoids et obèses, suggérant que ces deux populations sont à risque ;
  • des études sont en cours afin de savoir s’il s’agit de facteurs de risques indépendants, ou si cette surreprésentation est surtout liée au fort pourcentage d’autres maladies parmi les gens en surpoids ou obèses ;
  • le Haut Conseil de la Santé Publique a considéré dans son avis du 20 avril les patients avec une obésité morbide (IMC > 30) comme sujets à risque.
En savoir plus : le surpoids correspond à un indice de masse corporel (IMC) calculé entre 25 et 30. L’obésité correspond à un IMC supérieur à 30. Pour calculer son IMC, il suffit d’entrer son poids et sa taille dans le calculateur d’ameli.fr.

Les problèmes dermatologiques font-ils partie des symptômes du coronavirus ?

Des signes, comme des engelures ou des rougeurs du visage, ont été récemment rapportés comme pouvant être associés au coronavirus.

La Société Française de Dermatologie, en lien avec les médecins généralistes, est en train d’étudier cette hypothèse et fera connaître ses conclusions prochainement.

Vous avez un doute ? Appelez votre médecin traitant.

Le virus laisse-t-il des séquelles après guérison ?

  • la grande majorité des patients atteints de la Covid-19 guérissent sans séquelles ;
  • chez les patients atteints de formes graves, la prise en charge hospitalière adaptée permet de réduire le risque de séquelles ;
  • chez les patients guéris après un passage en réanimation, il est possible d’avoir des troubles ventilatoires persistants après l’infection Ces séquelles ne semblent toutefois pas liées au virus lui-même mais à la ventilation assistée lors du passage en réanimation ;
  • enfin, certains cas de séquelles de longue durée (maux de tête, fatigue chronique, douleurs) sont recensés.

Quels produits utiliser pour lutter contre le COVID-19 ?

Pour se laver les mains :
 
  • l’eau et le savon doivent être privilégiés. Un lavage efficace doit durer 30 secondes, en couvrant l’ensemble des surfaces des 2 mains ;
  • en cas d’absence de point d’eau, il est possible d’utiliser du gel hydro alcoolique , en frictionnant l’ensemble des surfaces des 2 mains jusqu’à ce que la solution soit sèche.

Pour désinfecter les surfaces souillées :
 
  • l’ANSM recommande les produits avec la norme NF EN 14476 ;
  • les produits à base d’alcool (alcool ménager avec 70% d’éthanol ou alcool à brûler à 90-95% d’éthanol) sont également efficaces ;
  • l’eau de Javel > 0.05% constitue également une alternative efficace si on ne dispose pas de tels produits ;
  • l’utilisation de vinaigre ou d’huiles essentielles n’est pas recommandée car ils ne sont pas efficaces contre le coronavirus.

Le coronavirus peut-il se transmettre dans l’eau ? Peut-on se baigner sans risque ?

Il n’y a à ce jour aucun cas recensé de transmission du coronavirus par l’eau lors d’une baignade. Dans les piscines ou les spas en particulier, le traitement habituel de l’eau (au chlore ou au brome) permet d'éliminer le virus.

Il convient quand même de rester prudent si on se trouve en contact avec d’autres individus lors de baignades,  l’activité physique augmentant le risque de transmission à cause d’une exposition augmentée aux gouttelettes. Le risque est également augmenté par l’impossibilité de porter un masque de protection dans ces environnements.

Pour rappel :
  • il n’y a aucun risque de contamination au coronavirus par le biais de l’eau courante ;
  • le COVID-19 se transmet par les gouttelettes respiratoires et parfois par aérosols lors d’une discussion, d’une toux ou d’un éternuement sans mesures de protection, et lors du contact avec des mains non lavées ou des surfaces souillées par ces gouttelettes.

Peut-on continuer à manger la viande issue des abattoirs affectés par le virus ?

Oui et pour une triple raison :
 
  • l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) indique que la transmission du COVID-19 de l’être humain vers l’animal semble peu probable ;
  • il n’y a pas non plus de transmission du virus des animaux domestiques (y compris les animaux d’élevage) vers l’homme.
  • il n’existe aucun risque démontré de contamination par des denrées alimentaires d’origine animale (DAOA) à partir d’un animal infecté.

Assiste-t-on à une seconde vague ?

Le virus circulant toujours en France, ce sont nos comportements qui conditionnent la progression de l'épidémie. Les différents indices (taux de tests positifs, taux de contamination…) augmentent ces derniers temps, dus à un relâchement des comportements pendant la période estivale. Il est de la responsabilité de chacun de se montrer vigilant :
 
  • les gestes barrières doivent être plus que jamais respectés et les attroupements doivent être évités ;
  • il est recommandé (voire obligatoire dans certaines conditions) de porter un masque lorsque la distance physique minimale d’un mètre ne peut pas être respectée ;
  • les personnes à risque de développer une forme sévère de la maladie doivent être encore plus prudentes, se protéger et éviter tout contact non indispensable. Ce sont les personnes ayant plus de 65 ans ou atteintes d’une pathologie chronique (maladie cardiovasculaire, diabète, obésité, pathologie respiratoire chronique, cancer évolutif sous traitement), présentant une immunodépression et les femmes enceintes au cours du troisième trimestre de grossesse ;
  • pour les jeunes, souvent asymptomatiques : s’ils ont des doutes ou ont été en contact avec des personnes contaminées, ils doivent effectuer les gestes barrière avec encore davantage de rigueur et éviter de côtoyer les personnes fragiles de leur entourage afin de les préserver.
  • les personnes présentant des symptômes, les cas-contacts et les personnels soignants ou assimilés doivent être testés de manière prioritaire.

Le virus peut-il encore muter ?

On ne sait pas : ce virus est nouveau, nous ne disposons pas d’assez de recul.
 
Ce que l’on peut dire à ce jour, et sans présumer de l’avenir, c’est qu’il ne semble pas muter rapidement.

Où sont les clusters et que faire si j'habite dans l'un d'entre eux ?

Si vous habitez dans ou à proximité d’un cluster, soyez particulièrement vigilant sur la présence d’éventuels symptômes (fièvre, toux, nez qui coule, perte de goût ou d’odorat…) et respectez d’autant plus les gestes barrière : distanciation physique, hygiène des mains, port du masque.

Un cluster est un foyer de contagion que l’on identifie lorsqu’on recense un certain nombre de nouveaux cas de Covid-19. Leur localisation et leur nombre évolue quotidiennement, ils sont suivis par les Agences régionales de santé.

Concrètement, lorsqu’un cluster est repéré par les autorités de santé, les cas contacts des personnes contaminées sont identifiés, testés et invités à s’isoler, même préventivement. En cas de doute, une politique de tests plus large peut être menée sur un quartier.

Vous êtes informé soit par un fonctionnaire de l’Assurance-maladie, soit par votre médecin-traitant si vous êtes un cas contact. Avoir téléchargé l’application Stop-Covid permet encore plus facilement de vous identifier. Et une information plus large est menée au niveau du quartier si une politique générale de tests est menée.

Connaît-on tous les symptômes du virus ?

 On en connaît les principaux :
 
  • fièvre ou sensation de fièvre (frissons, chaud-froid) ;
  • toux ;
  • maux de tête, courbatures ;
  • fatigue inhabituelle ;
  • perte brutale de l’odorat  ou du goût ;
  • diarrhée ;
  • dans les formes les plus graves : difficultés respiratoires.
 
D’autres symptômes sont à l’étude, comme par exemple des symptômes dermatologiques (de la peau).

Ce virus est nouveau et la liste des symptômes fait l’objet d’une actualisation régulière en fonction des observations effectuées par les soignants.

Allons-nous/Peut-on être reconfinés ?

L’éventualité d’un reconfinement au niveau national n’est pas envisagée à l’heure actuelle. Ce qui est possible, ce sont des mesures locales ainsi que des recommandations pour les personnes fragiles si un cluster prend de l’importance.
 
La COVID-19 est un virus qui se répand par foyer (ou cluster) : dès qu’un nouveau foyer est identifié, les autorités prennent très rapidement des dispositions (cas contact, isolement, politique de tests) pour permettre au reste du territoire de mener une vie la plus normale possible.
 

Peut-on être contaminé par l'air qui circule par la climatisation ?

La climatisation retarde la dissipation du virus à l’intérieur d’un bâtiment parce qu’elle s’effectue fenêtres fermées et brasse l’air de celui-ci. On n’a en revanche pas à ce jour observé de contamination directe par le système de climatisation lui-même.

Pour mémoire, le virus se transmet par les gouttelettes (transpiration, postillons…) émises par une personne malade et par le contact avec des surfaces souillées (poignées de porte, objets, tables…). Il se disperse plus vite en extérieur ou lorsqu’on aère l’intérieur des bâtiments.

La chaleur est-elle un facteur de contamination ?

Ce virus est résistant et ne semble pas sensible au climat.
Il semble endémique, c’est-à-dire présent en permanence, sans variation saisonnière : il a débuté en hiver dans l’hémisphère Nord et est toujours présent en été, y compris dans les pays chauds.

Le remdesivir est-il un traitement fiable ?

Le remdesivir a démontré qu’il permettait de réduire le temps de séjour des malades d’une moyenne de 11 jours à une moyenne de 8 jours.
Il n’a pas montré d’autre effet bénéfique pour l’instant, notamment sur la mortalité.

Pour mes déplacements

Quelles sont les mesures prises dans les transports publics pour protéger les voyageurs et le personnel du coronavirus ?

La sécurité sanitaire dans les transports en commun est affaire de responsabilité individuelle et collective.

En tant que passager, vous devez appliquer les gestes barrières :
  • port du masque : obligatoire dans les transports en commun pour tous les passagers de 11 ans et plus ;
  • lavage des mains régulier : dès que possible grâce au gel hydro-alcoolique ou aux points d’eau mis à disposition dans les gares, stations, etc ;
  • distanciation physique : pour cela, des sièges sont condamnés et des marquages au sol vous aident à savoir où vous placer pour rester à distance des autres passagers.

Dans le même temps, les entreprises de transports prennent aussi des dispositions pour protéger les passagers et les personnels :
  • port du masque obligatoire pour tous les personnels en contact avec le public ;
  • mise à disposition de gel hydro-alcoolique dans les gares, stations, etc. ;
  • mise en place d’un dispositif permettant d’assurer la distanciation physique grâce à un plan de circulation particulier ;
  • mesures de séparation physique des conducteurs des passagers ;
  • désinfection régulière des véhicules (au moins une fois par jour).

À noter qu'il n'est plus possible d’acheter son ticket à bord auprès d’un conducteur.
Pensez donc à acheter votre titre de transport à l’avance, par internet, sur un automate, ou par SMS lorsque cela est possible.

Quelles sont les règles pour les taxis et VTC ?

Dans les taxis et les VTC, personne ne doit se placer à côté du conducteur, sauf si le véhicule dispose de 3 places à l’avant (auquel cas le passager peut être assis à côté de la fenêtre). Deux personnes peuvent s'installer sur la banquette arrière. Cette limitation ne s'applique pas aux personnes d'un même foyer, à un groupe de passagers voyageant ensemble ni à l’accompagnant d’une personne handicapée.

Un affichage rappelant les mesures d’hygiène et de distanciation sociale dits "gestes barrières" doit être mis en place à l’intérieur du véhicule et visible pour les passagers.

Le port du masque est obligatoire pour les passagers de 11 ans et plus ainsi que pour le conducteur en l’absence d’une paroi transparente entre lui et les passagers. Il peut refuser l’accès du véhicule à une personne ne respectant pas l'obligation de port du masque.

Enfin, il est recommandé au conducteur d'aérer le véhicule en permanence et de procéder au nettoyage désinfectant du véhicule au moins une fois par jour. De plus, les taxis et VTC sont encouragés à le faire au moins deux fois par jour pour les surfaces les plus fréquemment touchées par les passagers, comme le terminal de paiement.

Les passagers sont quant à eux invités à se laver les mains, à nettoyer leurs effets personnels avant d'entrer et après être sortis du véhicule (avec une lingette par exemple), ainsi qu'à emporter tous leurs déchets en partant.

Quelles sont les règles pour le covoiturage ?

Si vous pratiquez le covoiturage, deux passagers sont autorisés par rangée de sièges. Cette limitation ne s’applique pas aux personnes d’un même foyer, aux groupes de passagers qui voyagent ensemble ou aux accompagnants de personnes handicapées.

Le port du masque est obligatoire pour les passagers de 11 ans et plus et pour le conducteur. Il peut refuser l’accès du véhicule à une personne ne respectant pas l'obligation de port du masque.

Enfin, il est recommandé au conducteur d'aérer le véhicule en permanence et de procéder au nettoyage désinfectant du véhicule au moins une fois par jour.

Les passagers sont quant à eux invités à se laver les mains, à nettoyer leurs effets personnels avant d'entrer et après être sortis du véhicule (avec une lingette par exemple), ainsi qu'à emporter tous leurs déchets en partant.

Pour mes voyages à l’étranger

Quels sont les contrôles qui s’appliquent aux voyageurs en provenance d’un pays de l’espace européen ?

La France a levé le 15 juin l’ensemble des restrictions de circulation à ses frontières européennes.

Si vous êtes en provenance des pays de l’espace européen (États membres de l’Union européenne auxquels s’ajoutent Andorre, l’Islande, le Liechtenstein, Monaco, la Norvège, Saint-Marin, la Suisse et le Vatican), vous pouvez entrer sur le territoire français sans restrictions liées à la lutte contre la Covid-19.

Tenez-vous informé sur le site du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Quelles sont les restrictions qui s’appliquent aux voyageurs en provenance de pays hors de l’espace européen ?

Des mesures préventives de dépistage aux frontières sont entrées en vigueur à compter du 1er août 2020, en provenance de certains pays.

La France identifie plusieurs listes de pays où le virus circule activement, en fonction de leur situation sanitaire :

En provenance des pays au sein desquels le virus circule toujours activement, vous devez vous munir de plusieurs documents avant de voyager :
 
  • Le résultat d’un test virologique RT-PCR, datant de moins de 3 jours avant votre vol. Si vous ne l’avez pas réalisé avant l’embarquement, il vous sera conseillé de respecter un isolement volontaire d’une durée de 7 jours et les mesures de précautions figurant sur le flyer qui vous sera remis à votre arrivée. Vous pourrez aussi utiliser les postes de contrôle sanitaire à l’aéroport pour réaliser un test immédiatement ;
  • Une déclaration sur l’honneur attestant que vous ne présentez pas de symptôme d’infection à la Covid-19 et que vous n’avez pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé de Covid-19 dans les 7 jours précédant votre vol ;
  • Une attestation de déplacement dérogatoire vers la France métropolitaine depuis les pays tiers, ainsi que plusieurs documents permettant de justifier le motif de votre déplacement. 

En provenance des pays au sein desquels le virus circule toujours très activement :
  • Vous devrez vous munir des documents cités ci-dessus ;
  • Si un test peut être réalisé dans votre pays de départ : vous devrez présenter le résultat de ce test réalisé moins de 3 jours avant votre départ, contrôlé avant l’embarquement par les compagnies aériennes ;
  • Si un test ne peut pas être réalisé dans votre pays de départ : vous serez dirigé à votre arrivée vers les postes de contrôle sanitaire à l’aéroport pour y réaliser un test RT-PCR. En cas de refus, vous pourrez être susceptible de respecter un isolement d’une durée de 7 jours par arrêté préfectoral.
Vous pourrez effectuer un isolement d'une durée de 7 jours à domicile ou dans un lieu d’hébergement dédié si vous ne disposez pas de logement adapté.

Enfin, en provenance de pays au sein desquels le virus circule peu activement, vous ne ferez pas l’objet de restriction à votre entrée sur le territoire national.

Pour connaître tous les conseils aux voyageurs et restrictions qui s’appliquent à chaque pays, rendez-vous sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères.  La liste des pays concernés sera actualisée au minimum tous les 15 jours.

Quelle est la procédure pour se rendre dans un territoire d’outre-mer depuis l’étranger ?

Pour vous rendre dans un territoire d’outre-mer, quel que soit votre lieu de départ, le résultat d'un test RT-PCR réalisé dans les 3 jours précédant votre vol vous sera demandé.

Par ailleurs, si vous êtes en provenance ou à destination de la Guyane, de Mayotte, de la Polynésie française, de la Nouvelle-Calédonie et des îles Wallis et Futuna, une attestation de déplacement dérogatoire vous sera demandée.

Pour mes enfants et leur scolarité

Le port du masque est-il obligatoire dans les collèges et les lycées ?

Oui, le port du masque est obligatoire au-delà de 11 ans, dans toutes les situations où les règles de distanciation risquent de ne pas être respectées. L’avis du médecin référent déterminera les conditions du port du masque pour les élèves présentant des pathologies particulières.

Peut-on accéder aux établissements d’enseignement supérieur ?

Oui, l'accès aux établissements d'enseignement supérieur sera désormais possible. Le port du masque y est obligatoire pour les personnels des établissements et pour les étudiants.

La rentrée scolaire 2021 se fera-t-elle dans de bonnes conditions ? L'école sera-t-elle obligatoire ?

Oui, la présence à l’école est redevenue obligatoire depuis le 22 juin, et l'est donc pour la rentrée scolaire de septembre. Le retour des élèves sur le chemin de l’école est indispensable :
 
  • parce que l’ouverture des écoles et des établissements scolaires est une urgence sociale et un impératif pédagogique, et que les élèves doivent consolider leurs apprentissages d’autant plus que la situation a été perturbée ;
  • et d’autant plus que le risque de contagiosité chez les enfants et les jeunes est désormais décrit par les scientifiques comme très incertain.

En revanche, il ne faudra pas envoyer votre enfant à l’école s’il présente des symptômes de laCOVID-19.

La circulaire de rentrée précise les modalités de la rentrée scolaire. Et bien sûr, l’organisation des classes et les règles de distanciation seront adaptées en fonction de l’évolution du virus. Les établissements continueront d’être soumis à un protocole rigoureux.

Pour mon travail

Qu’en est-il du nouveau protocole à destination des travailleurs ?

C'est l’employeur qui est responsable de la sécurité et de la santé des travailleurs placés sous son autorité. Le ministère du Travail a publié le 31 août 2020 un protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de COVID-19. Il s’agit de règles valables pour tous les secteurs, comme la gestion des flux, les équipements de protection individuelle, le dépistage ou encore le nettoyage et la désinfection des locaux.

Peut-on continuer à effectuer du télétravail ?

Le télétravail n’est plus la norme depuis le déconfinement.

Cependant, il peut être favorisé par les employeurs, notamment :
  • dans les zones à forte circulation de virus ;
  • sur demande des intéressés et si besoin après échange entre le médecin traitant et le médecin du travail, dans le respect du secret médical ;
  • pour les travailleurs qui, sans être eux-mêmes à risque de forme grave, vivent au domicile d’une personne qui l’est.

Le certificat d'isolement est toujours valable?

Oui, les travailleurs à risque de forme grave et les personnes partageant le domicile de personnes à risque de forme grave qui ne peuvent pas télé-travailler peuvent consulter leur médecin traitant ou leur médecin du travail pour se voir établir une déclaration d’interruption de travail, appelée “certificat d’isolement”.

Le Gouvernement va-t-il maintenir le dispositif d’activité partielle ?

Face à l’ampleur de la crise sanitaire liée au COVID-19, le Gouvernement a transformé structurellement le dispositif d’activité partielle, pour doter la France du système le plus protecteur d’Europe.
 
Certaines professions particulièrement touchées, notamment par les fermetures contraintes, peuvent continuer à bénéficier de ce dispositif.

> Consultez les détails du dispositif d’activité partielle dans la Foire aux questions sur le site du ministère du Travail

Les personnes considérées comme étant « à risque » peuvent-elles rester confinées et continuer de bénéficier du chômage partiel ? Leurs proches sont-ils soumis aux mêmes règles ?

Oui, il convient de faire réaliser un certificat médical à cet effet.

Mon employeur peut-il me contraindre à travailler quelques jours par semaine si je suis au chômage technique ?

Non il n’en a pas le droit, ni sur place, ni à distance.

Votre employeur n'a pas le droit de vous demander de travailler sur le temps déclaré comme chômé. Dans le cas contraire, ce serait considérée comme une fraude qui peut être sévèrement sanctionnée.

Mon employeur peut-il mettre fin à ma période d’essai en raison de la baisse de l’activité ?

Non. Même si l’employeur n’a pas à justifier de sa décision, la rupture du contrat de travail durant la période d’essai ne peut reposer que sur l’appréciation des compétences et aptitudes du salarié pour occuper l’emploi proposé. Elle devient abusive si elle est sans rapport avec les qualités professionnelles du salarié. 

Par ailleurs, le salarié en période d’essai est éligible au dispositif d’activité partielle, étape sans doute nécessaire avant d’envisager de rompre son contrat de travail.

Je suis guéri, puis-je de nouveau me rendre au travail ?

Vous pouvez vous rendre au travail si vous n’êtes plus en période d’isolement strict.

Les principaux critères sont :
 
  • attendre au moins 8 jours après le début des symptômes ;
  • ET attendre au moins 48 heures après la disparition d’une éventuelle difficulté respiratoire et de la fièvre vérifiée deux fois dans la journée (en l’absence de toute prise de médicament anti-fièvre depuis au moins 12 heures).

Cas particuliers :
 
  • personne à risques (liste sur www.ameli.fr) : vous devez en parler à votre médecin ;
  • professionnel de santé : vous êtes invité à porter un masque chirurgical pendant 7 jours après la levée de votre isolement strict, par principe de précaution maximum car vous êtes au contact de malades et de sujets fragiles ;
  • personne vivant dans le même foyer qu’une personne touchée par la Covid-19 : vous pouvez également retourner au travail à l’issue de la levée de l’isolement de votre proche.

Quand puis-je retourner au travail après avoir été guéri ?

Si vous êtes guéri de la Covid-19, vous pouvez retourner au travail sans dépistage après la levée de votre isolement strict, avec l’accord de votre médecin et selon les critères définis par le Haut Conseil de la Santé Publique.

Pour mémoire, les principaux critères de levée de l’isolement strict définis par le Haut Conseil de la Santé Publique :
 
  • se trouver au moins 8 jours après le début des symptômes ;
  • ET au moins 48 heures après la disparition d’une éventuelle difficulté respiratoire et de la fièvre vérifiée deux fois dans la journée (en l’absence de toute prise de médicament anti-fièvre depuis au moins 12 heures).

Les personnels de santé considérés comme personnes fragiles peuvent-ils bénéficier d’un arrêt de travail ?

Pour les personnels de santé, le COVID-19 sera reconnu de façon automatique comme maladie professionnelle, impliquant une indemnisation en cas d’incapacité à travailler temporaire ou permanente. Cette règle s’applique à tous les soignants, quel que soit leur lieu d’exercice, qui n’auront pas à démontrer qu’ils ont été contaminés sur leur lieu de travail ou non.

Dans tous les cas, ils peuvent, comme le reste de la population, bénéficier d’un arrêt de travail. Ils seront pris en charge par l’Assurance Maladie, alignés sur les modalités des salariés en termes de délais de carence.

Ces dispositions s’appliquent également aux personnels de santé libéraux.

Je suis un employeur, comment préserver la santé de mes salariés ?

  • j’informe tous mes salariés des bonnes pratiques et recommandations pour se protéger. Si mon entreprise a des difficultés, je contacte le 0 800 130 000 ;
  • je mets en place un “référent Covid” dans mon entreprise qui sera plus particulièrement chargé de faire respecter le protocole sanitaire et sera une source d’information pour ses collègues ;
  • je dois fournir un masque à mes salariés.

Pour plus d’informations, je consulte les fiches conseils métiers pour les salariés et les employeurs éditées par le ministère du Travail.

L’entreprise doit-elle fermer s’il y a eu des cas confirmés ?

Non, mais l’employeur doit mettre en place des mesures énoncées par le ministère du Travail : les mesures que doivent prendre les employeurs pour protéger la santé de leurs salariés.

Les principales obligations des employeurs sont :
 
  • de veiller à ce que les conditions soient réunies pour assurer le respect des gestes barrière ;
  • d’informer les salariés susceptibles d’avoir été en contact avec un personnel contaminé ;
  • de nettoyer les surfaces concernées par le risque de contamination selon un protocole précis ;
  • de prendre toute mesure d’organisation adaptée.
Il est recommandé aux employeurs :
 
  • d’associer si possible son service de santé au travail aux réflexions pour aboutir à des recommandations adaptées à la situation précise ;
  • de se rapprocher des représentants du personnel.

Les personnes vulnérables doivent-elles retourner au travail ?

Les personnes vulnérables ayant été identifiées par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) comme étant à risque de formes graves de Covid-19 ont été protégées depuis le début de la crise sanitaire, avec une possibilité d’arrêt de travail ou d’activité partielle sur la base d’un certificat d’isolement délivré par leur médecin.

Dans le contexte du déconfinement et de la reprise progressive de l’activité économique, le Haut Conseil de la Santé Publique a été saisi du sujet de la reprise de l’activité des personnes vulnérables, afin de concilier la protection de leur santé - qui demeure la priorité absolue - et leur maintien en emploi, le risque de désinsertion professionnelle pouvant s’avérer élevé après plusieurs mois sans activité professionnelle.

Ainsi, conformément à l’avis Haut Conseil de la Santé Publique du 30 juin 2020, la reprise de l’activité des personnes vulnérables est préconisée dans des conditions sanitaires renforcées. Le travail présentiel doit être assorti de mesures de protection complémentaires dans des conditions de sécurité renforcée.

En cohérence avec cette préconisation, le décret n°2020-1098 du 29 août 2020 met fin à l’activité partielle des personnes vulnérables et des personnes cohabitant avec elles au 1er septembre 2020. Il sera mis fin dans les mêmes conditions aux arrêts de travail dérogatoires des travailleurs indépendants et agents publics concernés.

Le Gouvernement reste néanmoins très attentif à la protection de la santé des plus fragiles : l’activité partielle et les arrêts de travail dérogatoires seront maintenus, sur prescription du médecin, pour les personnes atteintes de certaines pathologies qui présentent un risque particulièrement élevé de formes graves de Covid.

Pourquoi renvoyer au travail les personnes vulnérables ?

Ces personnes restent plus vulnérables que d’autres au risque de forme grave de Covid mais le HCSP a considéré que le risque d’être exposé au SARS-CoV-2 n’est pas supérieur en milieu professionnel que le risque encouru en population générale et que le risque en milieu professionnel, même pour les professions exposant au contact avec le public ou les malades, peut être contrôlé par une application stricte des mesures barrières (cf. avis du 19 juin 2020).

Pourquoi avoir réduit la liste des personnes considérées comme vulnérables ?

L’évolution de la réglementation en matière d’arrêt de travail des personnes vulnérables repose sur le souhait de concilier la protection de leur santé - qui demeure la priorité absolue - et leur maintien en emploi, le risque de désinsertion professionnelle pouvant s’avérer élevé après plusieurs mois sans activité professionnelle. Elle s’appuie sur les recommandations du HCSP précitées.

Des maladies entrainant des complications sévères en cas d’infection à la COVID-19 sont sorties de la liste des maladies définissant les personnes à risques, pourquoi ?

La liste des personnes vulnérables face au risque de formes graves de Covid demeure inchangée, c’est l’appréciation des conséquences que l’on tire de cette vulnérabilité sur l’exercice de l’activité professionnelle qui a évolué. Le HCSP a considéré que le risque d’être exposé au SARS-CoV-2 n’est pas supérieur en milieu professionnel que le risque encouru en population générale que le risque en milieu professionnel, même pour les professions exposant au contact avec le public ou les malades, peut être contrôlé par une application stricte des mesures barrières.

Les personnes anciennement considérées comme vulnérables peuvent-elles demander une dérogation à leur médecin pour poursuivre leur travail au chômage partiel ou en télétravail si elles estiment que leur vie est en danger ?

En tout état de cause, le médecin demeure compétent pour évaluer si l’état de santé de la personne est compatible avec la poursuite de son activité professionnelle. S’il l’estime nécessaire, le médecin peut prescrire un arrêt de travail.

Pour ma vie sociale

Les mariages sont-ils de nouveau autorisés ? Y a-t-il des recommandations ou des obligations pour les célébrations et les fêtes ?

La célébration des mariages et l’enregistrement des PACS en mairie sont de nouveau autorisés depuis le 2 juin sur l’ensemble du territoire.

Le nombre de personnes qui peuvent être admises dans la salle des mariages est déterminé en fonction de la taille de cette salle et la possibilité de faire respecter la distance d’un mètre entre les personnes. Chaque mairie applique donc des règles différentes, renseignez-vous.

Dans les lieux de culte, des aménagements sont réalisés pour permettre la distanciation physique et le port du masque est obligatoire pour les personnes de 11 ans et plus. Celui-ci peut être momentanément retiré pour l’accomplissement d’un rite.

Le responsable du lieu de culte est responsable du respect des règles barrière. 
Pour la fête :
  • si elle se tient dans un établissement recevant du public, la réglementation  est celle qui s’applique à ces lieux, par exemple la réglementation des bars et restaurants : table de 10 personnes maximum, port du masque lors des déplacement ;
  • si elle se tient dans un lieu privé, le Gouvernement recommande de limiter le nombre de personnes présentes et d’observer les gestes barrières, de pratiquer autant que possible la distanciation physique et de porter une grande attention aux plus fragiles, notamment aux personnes âgées pour lesquelles le port du masque est conseillé.

Y a-t-il un nombre limité de personnes autorisées pour les rassemblements familiaux dans des lieux privés ?

Afin de préserver la santé de tous, le Gouvernement recommande de limiter le nombre de personnes présentes.

Il n’y a cependant pas d’obligation, chacun étant libre chez lui. Dans tous les cas, il convient d’observer les gestes barrières, de pratiquer autant que possible la distanciation physique et de porter une grande attention aux plus fragiles, notamment aux personnes âgées pour lesquelles le port du masque est conseillé.

Les visites des familles sont-elles simplifiées dans les Ehpad ? Les résidents sont-ils désormais autorisés à sortir ou doivent-ils rester confinés ?

Un nouveau protocole a été transmis aux Ehpad :
 
  • Les visites en chambre sont autorisées, mais pour un seul visiteur et avec port du masque et respect de la distanciation physique.
  • Si la visite se déroule en extérieur ou dans une salle dédiée, plus de deux personnes sont autorisées.
  • Les mineurs peuvent revenir mais doivent également porter un masque. La présence d’un tiers n’est plus obligatoire.
Dans tous les cas, renseignez-vous auprès des gestionnaires car des mesures spécifiques peuvent être prises dans chaque établissement.

En savoir plus (protocole EHPAD)

Peut-on passer son permis de conduire ?

Oui, renseignez-vous auprès de votre auto-école. Vous devrez porter un masque.

Est-il possible de se rendre dans les stades ?

Vous pouvez vous rendre dans les stades en tant que spectateur mais leur capacité d’accueil est limitée à 5 000 personnes. Vous devrez porter un masque.

La pratique d’un sport augmente-t-elle les risques de contamination ?

Le sport multiplie les occasions de contact, et donc les risques de diffusion de la Covid-19. En effet, le virus se transmet par les projections (postillons et gouttelettes invisibles) émises par autre personne. Aussi, il est d’autant plus important d’appliquer les mesures barrières et la distanciation physique : notre santé individuelle et collective en dépend.

Élus et collectivités

Quelles dispositions doivent prendre les collectivités locales ?

Des ordonnances ont été prises par le Gouvernement, dont une partie a été adoptée lors du Conseil des ministres du 25 mars afin d'assurer la continuité budgétaire, fiscale et financière des collectivités territoriales :
  Le 1er avril 2020, une ordonnance du Conseil des ministres a été prise, visant à assurer la continuité du fonctionnement des institutions locales et de l'exercice des compétences des collectivités territoriales et des établissements publics locaux afin de faire face à l’épidémie de COVID-19 :

Outils de suivi de l'épidémie

Qu’est-ce qu’une Zone de Circulation Active du virus ? Comment une zone le devient-elle ?

Il est nécessaire de différencier les territoires identifiés selon leur vulnérabilité par SPF et la catégorie “zone de circulation active”. L'évaluation de la vulnérabilité est une analyse épidémiologique selon différents indicateurs, alors que la zone de circulation active est une catégorie prévue par un décret du MSS (se basant elle-même sur une analyse contextualisée) afin de pouvoir prendre des mesures adaptées pour lutter contre l’épidémie.
 
Lorsqu’un territoire passe en zone de circulation active, cela permet au préfet de prendre les mesures inscrites dans l’article 50 du Décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans les territoires sortis de l'état d'urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000042105897
 
Le passage en zone de circulation active n’est donc pas le fruit d’un algorithme ou du passage d’un indicateur à l’autre, mais il est issu d’une appréciation du profil épidémiologique de chaque territoire à partir des différents indicateurs. Cela s’explique assez naturellement par le fait que les situations locales sont par définition différente (densité de la population, infrastructures hospitalières...) et qu’on ne prend donc pas forcément les mêmes mesures au niveau local pour lutter contre l’épidémie.

Pourquoi y a-t-il parfois une différence entre les chiffres sur les tests au niveau national et au niveau régional ?

Ce différentiel est lié au fait que certaines adresses de patients ne sont parfois pas renseignées. Ces derniers ne sont donc intégrés dans aucune région, rendant le total des cas régionaux cumulés inférieur au total des cas nationaux.

Combien de téléchargements de l’application Stop Covid ?

Les derniers chiffres, en date du 9 septembre, sont les suivants : 2 466 275 de personnes ont téléchargé l’application. Au total, 3027 codes ont été utilisés pour se déclarer comme cas de COVID-19 via l’application (depuis la dernière semaine d’août, une moyenne de 100 codes sont saisis par jour). Enfin, 167 contacts à risque ont été notifiés.

Par ailleurs, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a annoncé au début du mois de septembre la clôture de la mise en demeure adressée le 20 juillet dernier au ministère des Solidarités et de la Santé au sujet de StopCovid. Cette mise en demeure portait sur les modalités de traitement des données personnelles mises en œuvre dans le cadre de cette application.

Si les contrôles menés par la CNIL au mois de juin avaient permis de constater que le fonctionnement de l’application StopCovid « respectait pour l’essentiel les exigences de protection de la vie privée et des données personnelles des utilisateurs », la CNIL avait mis en demeure le ministère d’assurer la conformité de StopCovid avec le RGPD et la loi Informatique et Libertés sur les points suivants : généralisation de la nouvelle version de l’application qui filtre l’historique de proximité envoyé au serveur ; ajout dans les mentions d’information d’INRIA comme destinataires des données ; mise en conformité des opérations de lecture des informations présentes sur les terminaux via la technologie reCaptcha ; complément au contrat de sous-traitance conclu entre le ministère et INRIA ; complément à l’analyse d’impact relative à la protection des données sur des traitements de données réalisés à des fins de sécurité.

Les éléments de réponse apportés à la CNIL par le ministère des Solidarités et de la Santé en août ont permis de démontrer que les mesures nécessaires à une levée de la mise en demeure avaient été prises par le ministère. Ce faisant, le ministère s’est assuré que l’application StopCovid présente les meilleures garanties en termes de protection des données individuelles et est en conformité avec le RGPD et la loi Informatique et Libertés.

L'application gratuite StopCovid est un outil de lutte contre la pandémie de Covid-19 en France. Elle permet à chaque usager, sur la base du volontariat, de savoir s’il a eu un contact rapproché avec une personne malade ou de prévenir les autres utilisateurs s’il a été diagnostiqué comme un cas de COVID-19. StopCovid a été téléchargée plus de 2,4 millions de fois sur les plateformes Android et Apple et fait l’objet de mises à jour pour une utilisation toujours plus simple et ergonomique.

Tests & priorisation

Avons-nous une capacité de tests suffisante en France ?

Oui, notre capacité de dépistage permet de prendre en charge l’ensemble des sollicitations, même si la situation tend à se dégrader ces derniers temps.

Quel est le nombre de personnes actuellement testées en France ?

Au 7 septembre 2020, 1 081 208 tests étaient effectués en une semaine glissante. L’objectif était d’atteindre 1 million de tests par semaine à la fin du mois de septembre, il est donc atteint 1 mois plus tôt. Près de 10 millions ont été réalisés depuis le début de l’épidémie.

Les tests virologiques (RT-PCR) sont effectués dans des centres de dépistage dont la liste est disponible sur le site Internet sante.fr ou sur le site Internet des Agences régionales de santé.

Quel est le délai moyen de réception des résultats ?

Les tests RT-PCR validés (date de résultat) entre le 2 septembre et le 8 septembre ont été prélevés en moins de 24h auparavant dans 36 % des cas, et la durée moyenne entre prélèvement et validation du résultat est de 1,8 jours.

Quelle est la stratégie de priorisation déployée par le Gouvernement ?

L’intensification de la stratégie de dépistage de la COVID-19 et la levée de la nécessité d’une prescription médicale préalable ont permis d’accroître fortement le nombre de personnes se présentant dans les laboratoires de biologie médicale pour se faire dépister, entrainant parfois une embolisation des capacités de dépistage. Pour fluidifier l’accès aux examens de dépistage, une doctrine de priorisation a été mise en place pour les patients demandant un test RT-PCR.

La priorité pour l’indication des tests a été donnée aux situations les plus à risque de diffusion du virus et nécessitant une prise en charge rapide. Le nombre de personnes testées ne sera donc pas moindre. Toutefois, une réduction des délais sera assurée pour l’accès au prélèvement et le rendu des résultats pour les situations les plus critiques afin de mettre en place rapidement l’isolement des cas confirmés et la quarantaine des personnes contacts à risque.

Ainsi, il est demandé aux laboratoires de biologie médicale de prioriser les personnes symptomatiques, les personnes avec une prescription médicale, les personnes-contacts à risque et les professionnels de santé.

Pourquoi n’existe-t-il pas de filière prioritaire pour les personnes symptomatiques qui présentent pourtant le plus de risque et sont le moins à même de patienter des heures dans une file d'attente ?

La stratégie de priorisation engagée par le ministère des solidarités et de la santé vise justement à répondre à cette problématique : le Gouvernement vient d’annoncer avoir demandé aux laboratoires de biologie médicale de réserver des horaires dédiés pour les personnes prioritaires.

La proportion de "personnes contacts" qui réalise un test de dépistage est-elle satisfaisante ?

En semaine 34, 90% des dossiers des cas et 92% des dossiers des personnes retenues comme personnes contacts à risque dans la base ContactCovid, sur l’ensemble du territoire, ont été traités (personnes contactées et informées des consignes sanitaires par les équipes de la CNAM). Cette situation tend néanmoins à se dégrader depuis plusieurs jours.

Tous les tests RT-PCR sont-ils remboursés ?

La solidarité nationale, via l’Assurance maladie obligatoire, rembourse à 100% tous les tests (pas de limite par personne). Concernant les 191 tests recensés sur le site du Gouvernement, le remboursement ne dépend pas de la marque du test mais bien du type de test. Par ailleurs, une prescription médicale n’est plus obligatoire pour les tests RT-PCR (virologiques) mais toujours nécessaire pour les tests sérologiques, sauf pour certaines exceptions.

L’ensemble de ces informations sont disponibles dans l’arrêté du 24 juillet 2020 modifiant l'arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans les territoires sortis de l'état d'urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé : www.legifrance.gouv.fr

Est-ce parce que l’on réalise plus de tests maintenant que nous avons plus de malades ?

L’augmentation des nouveaux cas positifs est actuellement supérieure à l’augmentation du nombre de patients testés.

Il convient de rappeler qu’une démarche structurée de dépistage a été menée dès le début de l’épidémie, bien avant la période du confinement : cette démarche consistait à contenir la propagation du virus en identifiant au plus vite les premiers clusters, en traçant les premières chaînes de contamination et en testant et isolant les personnes potentiellement contaminées. En mars, alors que le virus commençait à circuler sur l’ensemble du territoire, une « surveillance syndromique » de la population française a été menée, sur la base de diagnostics individuels s’appuyant sur les symptômes. Comparée à une démarche de dépistage systématique, cette approche ne changeait rien du point de vue de la prise en charge médicale des patients.

Il est à noter qu'à ce moment-là, les autres mesures de contrôle de l'épidémie (bonne pratique des gestes-barrières, isolement, infrastructure d'enquête de tracing autour des cas) étaient en cours de mise en place. Un dispositif de dépistage se limitant à la seule généralisation du test n’aurait pas apporté de gain d’efficacité.

Par la suite, durant le confinement, les tests restaient pratiqués. Le confinement a permis, en freinant la propagation de l’épidémie, de reconstituer les ressources dans ce domaine et de parvenir à la capacité hebdomadaire de 700 000 tests au mois de mai.

Quel coût les tests représentent-ils pour l’Assurance Maladie ?

Au-delà du coût de l’acte de détection du génome du SARS-CoV-2 par amplification génique facturé à 54€ et des actes de recherche des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 tarifés entre 9,45 € et 12,15 €, il faut ajouter d’autres éléments à la facturation de l’Assurance Maladie comme les actes de prélèvement et les différents forfaits (pré-analytique ; forfait de traitement des données administratives) perçus par les laboratoires de biologie médicale. Le coût réel du test RT-PCR tend ainsi plutôt vers 74 € et le coût des tests sérologiques entre 23 € et 26 €.

Compte-tenu de ces éléments et en prenant une cible à 700 000 tests par semaine, le coût hebdomadaire pour l’Assurance Maladie est estimé à environ 50 millions d’euros. Une cible à 1 million de tests par semaine devrait générer une dépense hebdomadaire estimée à 70 millions d’euros. Une estimation annuelle officielle des dépenses de tests liés au covid-19 sera publiée fin septembre par la Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS).

Quels sont les délais moyens entre le début des symptômes et le dépistage ?

Les capacités de tests en France ont été considérablement augmentées depuis le début de la crise : la France fait désormais partie des 10 pays au monde qui testent le plus. Plus d’un million de tests RT-PCR sont désormais réalisés par semaine grâce à la mobilisation extraordinaire des professionnels de laboratoires. Depuis la fin du mois de juillet, tout le monde peut bénéficier d'un test RT-PCR remboursé à 100%, sans avoir besoin d'une prescription médicale.

Les capacités analytiques des laboratoires de biologie médicale publics et privés ne sont pas aujourd’hui à saturation, mais l’on constate que les files d’attente sont plus longues qu’avant l’été et que les délais de rendu des résultats s’allongent parfois. Ce phénomène s’est intensifié pendant la période de retour de vacances et de rentrée scolaire. Comme l’a indiqué le Ministre des Solidarités et de la Santé au début du mois de septembre, « il y a un délai d'accès aux laboratoires pour se faire tester, des files d'attente à Paris ou ailleurs et actuellement il faut en moyenne 3,5 jours pour se faire tester ».

Certains endroits du territoire sont particulièrement concernés. Afin de contribuer à limiter l’attente des patients, les autorités sanitaires ont pris plusieurs mesures :
  • Un formulaire de dépistage, jusqu’ici rempli en laboratoire, est désormais à remplir en amont une fois téléchargé.
  • Le nombre de personnes habilitées à réaliser le prélèvement a été augmenté, permettant aux laboratoires de recruter de plus nombreux préleveurs, et de réduire ainsi les délais. L’extension aux personnes habilités à prélever et à réaliser la phase analytique doivent permettre une réduction des délais courant septembre car le recrutement de personnel a été complexe en cette période estivale (et n’a pas permis de combler les congés annuels des préleveurs habituels). L’arrêté pour autoriser les kinésithérapeutes est en cours de finalisation.
  • Des bus de dépistages sont utilisés dans certaines régions, comme en IDF, pour améliorer les capacités locales de dépistage et permettre une meilleure couverture du territoire. De nouveaux sites de prélèvements sont installés grâce à de multiples « opérations barnum », les horaires de certains sites de prélèvement sont étendus. Des expérimentations sont également menées comme à Lyon avec des campagnes de tests dans les stations de tramway et métro et pourraient se généraliser si les résultats sont concluants. Depuis le 17 août, l’ARS Ile-de-France a mis en place une plateforme téléphonique régionale pour permettre une prise de rendez-vous rapide pour les personnes symptomatiques ou contacts de cas confirmés. D’autres initiatives sont également en cours.

Où puis je trouver l’information sur les créneaux dédiés pour que je réalise un test ?

Le site Sante.fr recense l’ensemble les coordonnées des laboratoires de biologie médicale proposant la réalisation de tests COVID-19. Le Gouvernement a demandé à l’ensemble des laboratoires de traiter en priorité les personnes symptomatiques et les cas contact : si c’est votre cas rendez-vous sur Sante.fr pour trouver un laboratoire proche de chez vous. Vous serez traité en priorité. Il n’y aura en revanche pas de plage horaire dédiée nationalement, mais des créneaux prioritaires organisés par chaque laboratoire afin de permettre de briser plus rapidement les chaînes de contamination.

Le laboratoire à côté de chez moi me dit qu’il a trop de monde et ne peut pas me prendre tout de suite : comment puis-je trouver un laboratoire qui me fera moins attendre ?

Ce sont souvent les mêmes laboratoires qui sont fortement mobilisés, mais l’offre de service est très large. Consultez le site sante.fr pour trouver un autre laboratoire qui pourrait vous prendre en charge rapidement.

Faut-il que je présente une prescription médicale au laboratoire pour avoir un accès rapide à un test ?

Toute personne symptomatique a un accès prioritaire au dépistage, qu’il ait ou non une prescription médicale. Bien sûr, si vous êtes allez chez votre médecin, il peut vous fournir une prescription médicale. Si l’Assurance maladie vous a contacté pour vous indiquer que vous êtes « cas contact », elle vous fournira également un « bon de dépistage ». Cela vous permettra également d’être reçu en priorité par le laboratoire d’analyse médicale.

Si mon médecin ne me donne RDV que 3 jours plus tard, je ne peux pas me présenter directement au laboratoire ?

Si vous êtes symptomatique, vous serez dépisté en priorité, même si vous venez avant la date de rendez-vous fixée.

J’ai été appelé par l’Assurance maladie car je suis cas contact : est-ce que je dois appeler mon médecin et avoir une prescription médicale pour avoir accès au laboratoire ?

Il n’est pas nécessaire de contacter votre médecin étant donné que vous recevrez un bon de l’Assurance Maladie afin de justifier de votre statut auprès du laboratoire et donc bénéficier d’un rendez-vous sur une plage horaire prioritaire.

Certains laboratoires sont-ils autorisés à faire payer un surcoût en échange d’un accès plus rapide aux tests ?

Non, c’est illégal et toute conduite de ce type doit être signalé aux autorités sanitaires. Les tests sont pris en charge à 100% par l’assurance maladie. En aucun cas un laboratoire ne peut facturer un complément en contrepartie d’un résultat plus rapide.

Faisons-nous face à une pénurie de réactifs pour les tests RT-PCR ?

Non, les laboratoires sont actuellement en capacité de réaliser plus de 1,6 millions de tests par semaine et cette capacité est en constante augmentation grâce aux investissements réalisés et à venir. Les fabricants de réactifs sont en capacité de fournir nationalement le double de tests par rapport la demande actuelle. C’est ce qu’ont indiqué cette semaine les industries du diagnostic. La capacité d’approvisionnement de la France en tests de diagnostic moléculaire pour les deux prochains mois est donc plus de deux fois supérieure au besoin.

Si je suis symptomatique, que j’ai une prescription médicale, que je suis un cas contact ou un professionnel de santé, comment puis avoir un accès prioritaire pour me faire tester ?

Le Ministre a demandé aux laboratoires de biologie médicale de s’organiser pour réserver des plages dédiées aux personnes prioritaires et aux ARS de s’assurer de la prise en compte de cette priorisation et de sa déclinaison opérationnelle territoire par territoire, y compris en mettant en place des opérations de biologie hors les murs – les barnum – dédiés aux personnes prioritaires quand la situation locale le nécessite. C’est pour cette raison par exemple, que 20 centres de prélèvements pour les publics prioritaires seront déployés progressivement en Ile-de-France à compter de lundi 21 septembre en sus des 590 laboratoires qui réalisent des tests RT-PCR. Ces centres seront réservés de 8h à 14h aux publics prioritaires et pourront réaliser chacun au moins 500 PCR par jour. Ils seront installés dans des locaux très divers : caisses de sécurité sociale, anciennes écoles, mairies, gymnases, etc. Leur localisation, qui a été discutée avec les élus, sera rendue publique dans les tous prochains jours.

Qu’est-ce qu’un test antigénique ?

Un test antigénique détecte la présence du virus ou de fragments de virus SARS-CoV-2. Comme les tests par RT-PCR, ils permettent le diagnostic précoce des maladies dès la phase aiguë. Ils répondent à la question « le patient est-il oui ou non porteur du COVID-19 ? ».
Comme le test de référence actuel, le RT-PCR, les tests antigéniques sont à ce jour réalisés à partir de prélèvements dans le nez, par écouvillon. Mais alors que le RT-PCR nécessite une analyse parfois de plusieurs heures en laboratoire, pour détecter le matériel génétique du coronavirus, le test antigénique repère des protéines du virus en moins de 30 minutes.

L’utilisation de tests rapides antigéniques présente en théorie un triple intérêt :
 
  • Il permet de rajouter une capacité de dépistage en complément des capacités déployées dans les laboratoires, hospitaliers ou de ville.
  • Il est réalisable hors laboratoire d’analyse médicale (barnums, services hospitaliers, aéroports par exemple)
  • Il permet de pouvoir déclencher les mesures de prévention immédiatement puisque le résultat est rendu dans les trente minutes.

Cet intérêt doit être confirmé dans la pratique à la fois dans le cadre d’un déploiement progressif et sécurisé mais également au travers d’analyses régulières de la littérature et des pratiques internationales.

Dans les études disponibles, ces tests sont globalement moins sensibles que les RT-PCR. C’est la raison pour laquelle tout test positif doit être confirmé par un test diagnostique par RT-PCR.

Comment le dispositif de tests antigéniques va-t-il être déployé ?

Plusieurs de ces tests ont obtenu des marquages CE. Le Ministre des Solidarités et de la Santé a pris un arrêté le 16 septembre pour autoriser le déploiement de ces tests antigéniques en dehors des laboratoires de biologie médicale sur tout le territoire français dans le cadre d’opérations de dépistage massif à l’initiative des ARS et autorisées par le ministère de la santé. Il s’agit d’un déploiement organisé et structuré permettant de récolter des données en vie réelle. L’AP-HP, en lien avec l’ARS IDF, sera le premier établissement à se lancer dans ce déploiement notamment au niveau des aéroports et des étudiants en santé. Ce déploiement encadré permettra de récolter des données et, après l’avis des autorités scientifiques, d’envisager un déploiement généralisé de ces tests antigéniques dans les prochaines semaines.
Sans attendre, les autorités sanitaires ont d’ores et déjà passé ou fait passer des premières commandes à hauteur de 5 millions de tests. Ces éléments nous permettront de déterminer d’ici à début octobre une stratégie nationale de déploiement.

Où en est-on du développement des tests salivaires ?

Une étude nommée COVISAL se déroule en Guyane : elle a pour objectif de tester la performance du prélèvement salivaire. En parallèle, l’AP-HP a construit un projet de recherche multi-bras intitulé « SALICOV » doit démarrer au mois de septembre.
Une fois autorisée, cette étude se déroulera en parallèle de l’étude COVISAL qui a bien pour objectif d’évaluer l’intérêt et la fiabilité du prélèvement salivaire par analyse comparative en PCR de la charge virale nasopharyngée et salivaire. Cette étude vise également la constitution d’une biothèque congelée (couple nasopharynx/salive) environ 2 à 3 aliquots de 100 µl de chaque. L’étude SALICOV aura elle pour objectif de tester en vie réelle différents tests salivaires disponibles et/ou à venir en situation de dépistage et en particulier de tester des dispositifs « point of care » sur crachats salivaires frais contre la référence PCR nasopharyngée. Cette étude doit également permettre de constituer une biothèque de salive congelée au centre de ressources biologiques de l’hôpital Cochin.
Enfin, concernant les tests « rapides » de dépistage salivaires EASYCOV, un protocole de recherche est en cours au CHU de Montpellier. L’objectif principal est de comparer la sensibilité du tests EASYCOV salivaire à la PCR-NP. A ce stade, les discussions sur les aspects techniques et méthodologique de cette demande ne sont pas finalisés mais le test EASYCOV est listé dans les tests à évaluer dans le cadre de SALICOV afin d’augmenter les inclusions permettant de tester cette technique.

Une stratégie de priorisation pour les tests est-elle déployée dans les EHPAD ?

Une circulaire a été envoyée par le Ministère de la Santé qui prévoit « de vérifier que chaque EHPAD mette en place en son sein une organisation dédiée à la réalisation des prélèvements (désignation d’un professionnel de santé référent, actions de formation des aides-soignants), puisse mobiliser, en tant que de besoin, des ressources externes pour former ses professionnels et / ou pour réaliser les prélèvements (en lien par exemple avec les Unions régionales des professionnels de santé, et en activant si nécessaire les modalités dérogatoires de rémunération des professionnels libéraux intervenant en EHPAD) et avoir accès à un plateau technique pour faire analyser les prélèvements. Dans la mesure du possible, les prélèvements devront être effectués au sein de l’EHPAD et adressés à un laboratoire en capacité de rendre des résultats dans les 24h. La participation des laboratoires hospitaliers devra être privilégiée ». Pour rappel, les professionnels de santé exerçant en établissement de santé ou en établissement médico-social doivent avoir accès un test au sein de leur structure de rattachement.

Durée de l'isolement

Qu’est-ce que l’isolement ?

Je suis contagieux lorsque j’ai des symptômes, avant l’apparition des symptômes, mais aussi sans symptômes. C’est la raison pour laquelle, si je suis susceptible de tomber malade ou si je suis malade, l’isolement est le meilleur moyen pour éviter de contaminer d’autres personnes. Cela permet entre autres de protéger les personnes les plus fragiles et de briser les chaînes de contamination.

Pourquoi réduire la durée d’isolement alors que l’épidémie s’accélère ?

Selon le Conseil Scientifique, après une durée d'isolement de sept jours pleins, c’est-à-dire durant la deuxième partie de la quatorzaine en vigueur jusqu’ici, « le risque résiduel [de contamination] peut être parfaitement maîtrisé par le port rigoureux du masque chirurgical, et le suivi scrupuleux des mesures d'hygiène et de la distanciation physique ».

Qu’est-ce que la règle des trois 7 ?

C’est très simple, c’est la meilleure façon de retenir la conduite à tenir. Dès que l’un de ces trois cas de figure se présente :
  • Vous avez été en contact à risque avec une personne malade
  • Vous avez des symptômes de la maladie
  • Vous avez un test positif

Comptez 7 jours d’isolement pour ne pas contaminer les autres. En revanche, si vous êtes concerné par l’une puis l’autre, ou par les trois situations, inutile d’additionner les 7. Il suffit de reprendre à 0 à chaque fois. Par exemple :
  • Je suis cas contact à risque : je m’isole pendant 7 jours
  • Pendant cette période, je fais un test. Le jour où je reçois mon résultat positif, je reprends à 0 et je recommence un isolement de 7 jours.

Au moindre doute : appelez votre médecin.

Comment fonctionne l’isolement si j’ai des symptômes ?

J’ai des symptômes compatibles avec la COVID-19 et sans attendre le résultat du test :
  • Je m’isole
  • Je consulte ou téléconsulte mon médecin.
  • Je prends rendez-vous pour faire le test immédiatement, je suis prioritaire

Je suis testé positif à la COVID-19
  • Je reste isolé pendant 7 jours à partir de la date de début des symptômes
  • Je bénéficie d’un arrêt de travail via mon médecin généraliste ou l’Assurance Maladie

Puis-je sortir au bout de 7 jours d’isolement ?
  • Si au bout de 7 jours je n’ai pas de fièvre, l’isolement est levé, je peux sortir
  • Si j’ai de la fièvre à la fin des 7 jours, je consulte ou téléconsulte mon médecin traitant pour évaluer ma santé et je reste en isolement jusqu’à 48h après la disparition de la fièvre.

Que dois-je faire la semaine suivant mon isolement ?
  • Je continue le port rigoureux du masque chirurgical, le suivi scrupuleux des mesures d’hygiène (lavage régulier des mains) et la distanciation physique
  • J’évite tout contact avec des personnes vulnérables

Comment fonctionne l’isolement si je suis un cas contact ?

J’ai été informé par l’Assurance Maladie que j’ai été en contact rapproché avec un cas de COVID-19 :
  • Je m’isole pendant 7 jours à partir de la date du dernier contact avec le cas confirmé
  • Je réalise un test au 7ème jour et prends immédiatement un rendez-vous, car je suis prioritaire. Dans l’attente du résultat, je reste en isolement
  • Je bénéficie d’un arrêt de travail via l’Assurance Maladie ou mon médecin généraliste.

Le résultat du test est positif ? Je poursuis l’isolement pour une durée de 7 jours supplémentaires à partir de la date du prélèvement du test

Le résultat est négatif ? Ma période d’isolement est terminée. Pendant la semaine qui suit la levée de l’isolement, le port rigoureux du masque, le suivi scrupuleux des mesures d’hygiène (lavage régulier des mains) et de la distanciation physique est nécessaire. J’évite tout contact avec des personnes vulnérables.

Je développe des symptômes au cours de ces 7 jours d’isolement ?
  • Je consulte ou téléconsulte mon médecin
  • Je prends rendez-vous pour faire le test immédiatement, j’ai une prescription, je suis prioritaire
  • Je continue mon isolement en attendant le résultat du test, même après 7 jours
  • Je bénéficie d’une prolongation de mon arrêt de travail via l’Assurance Maladie ou mon médecin.

Le résultat est positif ? Je poursuis l’isolement pour une durée de 7 jours supplémentaires à partir de la date de début des symptômes.

Le résultat est négatif ? Je continue l’isolement jusqu’à la date prévue initialement. Pendant la semaine qui suit la levée de l’isolement, le port rigoureux du masque grand public le suivi scrupuleux des mesures d’hygiène (lavage régulier des mains) et de la distanciation physique sont nécessaires. J’évite tout contact avec des personnes vulnérables.

Comment fonctionne l’isolement si je suis positif mais n’ai aucun symptôme ?

Je n’ai pas de symptôme mais j’ai fait un test sans prescription par exemple parce que je pense avoir été dans une situation où j’ai pu être exposé au virus, parce-que je devais faire un test pour partir en voyage. J’ai reçu le résultat du test positif, je suis donc asymptomatique.

Dès la réception de mon test positif :
  • Je m’isole pour une durée de 7 jours à partir de la date du prélèvement du test
  • Je peux bénéficier d’un arrêt de travail via mon médecin généraliste ou l’Assurance Maladie

Puis-je sortir au bout de 7 jours d’isolement ? Si au bout de 7 jours je n’ai pas développé de symptômes, l’isolement est levé.

Que dois-je faire la semaine suivant mon isolement ? Je continue le port rigoureux du masque, le suivi scrupuleux des mesures d’hygiène (lavage régulier des mains) et la distanciation physique pendant la semaine qui suit la levée de mon isolement. J’évite tout contact avec des personnes vulnérables.

Je développe des symptômes pendant ma période d’isolement ? Je consulte ou téléconsulte mon médecin. Je deviens un cas symptomatique. Ma durée d’isolement est prolongée à partir de la date de début des symptômes de 7 jours pleins et je suis le protocole classique des cas symptomatiques.

Comment fonctionne l’isolement si je vis sous le même toit qu’une personne atteinte de la COVID ?

J’ai des symptômes : voir la question « comment fonctionne l’isolement si j’ai des symptômes ? ».

Je n’ai pas de symptôme mais je suis un contact à risque : dans ce cas je dois faire un test immédiatement pour accélérer, en cas de test positif, la recherche des personnes contacts

Dans tous les cas je reste au moins en isolement 7 jours après la guérison de la dernière personne avec qui je partage mon logement.

Mon employeur peut-il exiger un test négatif avant la reprise de mon activité ?

Mon employeur ou une autre personne ne peut pas me demander un test négatif pour la reprise de mon activité ou le retour en collectivité.

Je vis en famille : comment dois-je faire pour respecter les mesures d’isolement ? Ma famille doit-elle se faire tester si je suis positif ?

Les membres de votre famille doivent se faire tester immédiatement. Il faut donc qu’ils prennent un rendez-vous afin de passer un test à j+7, c’est-à-dire au moment où la charge virale, si elle est présente, pourra le mieux être détectée.

De plus, pour les personnes qui vivent avec un cas Covid-19 à domicile, afin de ne pas être contaminé, il faut respecter scrupuleusement les gestes barrières et les mesures d’isolement disponibles sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé.

Ces gestes barrières renforcés sont les suivants :
  • Eviter tout contact physique
  • Prendre sa température 2 fois par jour
  • Eviter de rester dans la même pièce
  • Eviter de prendre les repas à la même table et de dormir dans le même lit que la personne contaminée
  • Ne pas recevoir de visiteurs au domicile en dehors des soignants/aidants
  • Désinfecter les pièces, les surfaces et les objets après utilisation par le malade
  • Limiter les échanges à 15 minutes maximum, en respectant la distanciation d’un mètre
  • Aérer très régulièrement le logement (au moins 10 minutes plusieurs fois par jour)
  • Laver le linge et la vaisselle à minimum 60°C
  • Ne pas disperser les poussières, privilégier l’éponge et la serpillère à l’aspirateur
  • Utiliser un sac poubelle dédié (mouchoirs, lingettes, etc.) et le jeter avec les ordures ménagères

A la date d’entrée en vigueur des mesures, je termine tout juste mes 7 jours d’isolement après l’apparition de symptômes. Est-ce que cela signifie que je peux sortir de l’isolement dès demain ?

Oui, en l’absence de fièvre, je peux sortir de mon isolement. Si la fièvre persiste, il faut cependant s’isoler jusqu’à 48h après sa disparition.

Est-ce que je dois appeler mon médecin pour savoir si je peux sortir de l’isolement ?

Non cela n’est pas utile à partir du moment où votre période d’isolement est passée et que vous n’avez aucune fièvre.

Y’a t-il des données objectives qui démontrent le non-respect de la période d’isolement par les Français ?

La volonté de mieux faire respecter l’isolement s’appuie sur des remontées du terrain. Une enquête flash a été réalisée auprès des ARS au cours de l’été. Début août, les ARS ont ainsi constaté une augmentation du refus de suivi des cas et des personnes contacts à risque ainsi qu’une augmentation du nombre de personnes impossibles à joindre dans plusieurs régions. Ce dernier point peut être expliqué par la période estivale qui implique de nombreux départs en vacances, mais les ARS notent également des refus de la part des cas à transmettre les listes de personnes contacts à risque, rendant difficile le contact-tracing.

Que répond la France aux déclarations de l’OMS qui réprouve la réduction de la quarantaine ?

Alors que nous constatons un relâchement des mesures d’isolement dans la population (cf question précédente), la France a décidé d’adapter la stratégie d’isolement de façon pragmatique : mieux vaut une quarantaine de 7 jours bien menée que 14 jours non respectée. Des taux de non-respect de la mesure supérieur à 40% ont en effet été constaté dans plusieurs régions. Le Gouvernement se fonde sur un avis du Conseil scientifique sur le sujet. Il en ressort, sur la base d’articles scientifiques, que 80% des personnes avaient développées des symptômes au bout de 7 jours. La médiane du délai d’incubation (50% des gens qui ont développé des symptômes) est estimée à 5 jours. En réduisant la durée d’isolement et en faisant en sorte qu’il soit mieux respecté, la France répond à la nécessité de briser rapidement et efficacement les chaînes de contamination.

Sur quoi se base la décision de la France de réduire la durée de l’isolement ?

Cette décision se base sur l’avis du Conseil Scientifique du 3 septembre 2020, qui formule des préconisations sur l’adaptation du dispositif d’isolement et explique qu’en harmonisant la durée d’isolement, nous renforçons également la compréhension et donc l’adhésion à l’isolement. Cette doctrine est également appuyée sur des faits scientifiques bien établis concernant la COVID-19. D’après les données scientifiques disponibles, la très large majorité des infections est survenue dans les 7 jours qui suivent le contact avec le cas confirmé. Cela est d’ailleurs confirmé par les connaissances acquises sur la transmission de la maladie par les personnes infectées : elle débute 48h avant le début des signes, est maximale à l’apparition de ceux-ci puis décline jusqu’à J7. Au-delà, des tests positifs peuvent être observés, mais chez les personnes qui ne sont plus symptomatiques, cela traduit la plupart du temps une excrétion non infectieuse.
Par ailleurs, il faut être précis : la réduction de l’isolement à 7 jours ne signifie pas que tout le monde est autorisé à sortir au bout de 7 jours. En effet, il faut pouvoir fournir un test RT-PCR négatif afin de lever l’isolement (pour plus d’informations, voir la FAQ « isolement » du 11 septembre). Pour les 7 jours suivants la période d’isolement, les personnes contacts doivent également respecter rigoureusement les mesures et maintenir une limitation des contacts notamment avec les personnes à risque de forme grave.

D’autres pays ont-ils également réduit la durée d’isolement, comme la France ?

Elle est de 10 jours au Royaume-Uni et en Irlande et plusieurs pays européens, comme le Portugal et la Croatie, envisagent actuellement de la réduire.

Contacts utiles

Urgence-sécurité et écoute :

En cas de danger immédiat : 17

Violences sur les enfants : 119 (ou sur le site internet allo119.gouv.fr)

Violences conjugales : 3919 (ou sur le site internet arretonslesviolences.gouv.fr)

Plateforme nationale d’appui médico-psychologique pour tous les professionnels de santé : 0800 73 09 58 (n° vert)

Urgence pour ma santé ou celle de mes proches :

Si j’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au COVID-19 :

  • je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation ;

  • si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j'appelle le SAMU (15) ou j'envoie un message au numéro d’urgence pour les sourds et malentendants (114).

Informations :

Numéro vert : infos sur le Coronavirus COVID-19, 24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000.

Si vous avez des difficultés pour entendre ou parler par téléphone en raison d’un handicap, vous pouvez vous rendre sur l'espace de contact ouvert dédié aux personnes sourdes, malentendantes ou aveugles.

 

Vous pouvez également vous tenir informé sur le compte du Gouvernement sur WhatsApp en cliquant ici, ou en enregistrant le numéro "07 55 53 12 12" au nom de Gouvernement puis en envoyant à ce contact un message sur l'application pour commencer la discussion.
Attention, la plateforme téléphonique et le bot WhatsApp ne dispensent pas de conseils médicaux.

J’habite à l’étranger, qui appeler ?

L’Ambassade et consulat de votre lieu de résidence. Par ailleurs, le ministère met à jour régulièrement son site de conseils aux voyageurs.

Numéro vert : infos sur le Coronavirus COVID-19, 24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000.

  

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