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  • En cas de forte fièvre ou de difficultés à respirer : appelez le numéro d’urgence réservé aux sourds et aux malentendants (114) ou rendez vous à l’hôpital le plus proche.

Si vous avez des questions sur les informations officielles, le service de renseignement est ouvert aux horaires suivants :

  • transcription écrite : 24h/24 et 7j/7
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Questions / Réponses

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Professionnels médico-sociaux

Une stratégie de gestion et d’utilisation des masques de protection sur l’ensemble du territoire national a été mise en place. Elle doit bénéficier prioritairement aux professionnels de santé et s’adaptera aux besoins constatés ainsi qu’à l’évolution de la situation et des disponibilités en masques de protection. Deux opérations nationales de déstockage (25 millions), ont été réalisées pour répondre aux besoins des établissements de santé de référence, des professionnels de santé de ville, des professionnels du secteur médico-social (dont les personnels à domicile) et des transporteurs sanitaires. Afin de préserver les ressources en masques, le Premier ministre a réquisitionné par décret du 3 mars 2020 l’ensemble des stocks et production de masques sur le territoire national.

Quelles sont les nouvelles mesures prises dans les établissements médico-sociaux ?

En se fondant sur l’avis rendu le 30 mars dernier, ainsi que sur les propositions émises par les associations et fédérations du secteur, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé et Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées ont mis en place cinq nouvelles actions pour soutenir les établissements et services médico-sociaux dans la gestion sanitaire de la crise, garantir l’accès aux soins des personnes handicapées et prévenir l’épuisement des aidants.


1.  Mettre en place un suivi renforcé et en temps réel de l’évolution de l’épidémie dans le secteur du handicap afin d’évaluer de façon très réactive les besoins de renfort dans le secteur médico-social et les capacités hospitalières à mobiliser. Des cellules médico-sociales (transversales aux secteurs personnes âgées et handicap) sont mises en place par les agences régionales de santé dans les territoires pour appuyer les structures, en lien avec les conseils départementaux.


2.  Renforcer les mesures de prévention au sein des établissements accompagnant des personnes en situation de handicap.
  • Limitation des déplacements au sein de l’établissement.
  • Réalisation des tests PCR facilitée au sein des établissements.


3.  Ne pas laisser les établissements et services seuls pour prendre en charge les cas Covid
  • Les établissements pourront s’appuyer sur la cartographie des ressources sanitaires disponibles réalisée par les ARS. Un maximum de ressources extérieures seront mobilisées en appui de la prise en charge en établissement, grâce à des mesures d’urgence : simplification réglementaire de l’accès à l’hospitalisation à domicile ; ouverture exceptionnelle de l’intervention des soins infirmiers dans les établissements (infirmiers libéraux, services de soins infirmiers à domicile) ; accès à une astreinte territoriale « soins palliatifs » ; extension aux établissements pour personnes handicapées de l’intervention des équipes mobiles d’hygiène hospitalière ; mobilisation et réorientation des professionnels des 34 plateaux de consultation dédiées au handicap (type « handiconsult » et « handisoins ») en expertise et appui pour les établissements confrontés à des cas suspects ou confirmés de Covid-19.
  • Facilitation du recours aux professionnels de santé par la mobilisation de professionnels de santé volontaires, la réserve sanitaire, les étudiants en santé et, le cas échéant par la réquisition de professionnels de santé.
  • Pour les populations les plus fragiles, notamment les personnes en situation de polyhandicap, le recours aux professionnels (spécialistes hospitaliers) qui les suivent habituellement sera également recherché et mis en place via la sollicitation des médecins des filières maladies rares. Les solutions de télémédecine/télé-expertise/télé-suivi seront déployées au maximum dans les établissements qui accompagnent ces populations.


4.  Anticiper et organiser une prise en charge à l’hôpital lorsque cela s’avère nécessaire.
  • Les ESMS ou les proches aidants sont invités préventivement à renseigner systématiquement le dossier de liaison de la personne handicapée, en vue d’une éventuelle hospitalisation en urgence.
  • Pour assurer la nécessaire prise en compte des fragilités propres à certains handicaps par les centres 15/114 et assurer une prise en charge adaptée, des fiches-réflexes élaborées avec les associations et fédérations, entre autre, leur seront transmises dans les plus brefs délais. A terme, il faut tendre vers un système dans lequel, dans chaque centre 15, un médecin régulateur est référent pour la prise en charge des personnes en situation de handicap. C’est déjà le cas dans certains endroits et cela doit devenir le standard.
  • Lorsque l’hospitalisation est nécessaire, les personnes en situation de handicap, particulièrement les personnes handicapées vieillissantes, bénéficieront de la filière d’admission directe dans les services hospitaliers (associant capacités hospitalières de court séjour, SSR, hôpitaux de proximité, établissements privés) prévue par la stratégie de prise en charge des personnes âgées.
  • En cas d’hospitalisation, la présence d’un aidant professionnel ou familial auprès de la personne handicapée devra être envisagée à titre exceptionnel et dans des conditions très strictes de sécurité, lorsque l’établissement de santé n’est pas en mesure d’apporter l’accompagnement nécessaire.

5.  Renforcer la continuité de l’accompagnement médico-social pendant la durée de l’épidémie, et apporter la plus grande vigilance à l’identification des besoins de répit des aidants exposés à un risque d’épuisement physique et psychique, ainsi qu’aux besoins de soutien des personnes isolées.
  • Le soutien des personnes et de leurs proches aidants est renforcé, avec notamment la possibilité de relayage à domicile dans des conditions sécurisées du point de vue sanitaire, ou celle, exceptionnelle et sous réserve d’un accord de l’autorité sanitaire, d’un accompagnement de manière individualisée par un professionnel dans les espaces extérieurs des établissements médico-sociaux.
  • En cas de difficulté très importante dans le maintien à domicile, l’accueil temporaire en hébergement peut être proposé par les professionnels, sans formalité auprès de la maison départementale des personnes handicapées, pour 7 à 14 jours renouvelables dans le respect des consignes sanitaires nationales en vigueur.
  • Ces solutions sont également mobilisées à destination des assistants et accueillants familiaux qui accompagnent des enfants et jeunes en situation de handicap confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance.

Je travaille auprès d’enfants accueillis en externat en IME. L’établissement a cessé d’accueillir les enfants. Est-ce que je suis au chômage technique ?

Non, aucun professionnel médico-social ne doit être placé en chômage technique. Sauf si vous êtes en arrêt maladie, vous êtes maintenu en activité.

Vous êtes mobilisé, sur les directives de la direction de votre établissement ou service, d’abord pour concourir à évaluer les besoins de soutien prioritaire au domicile de la personne ; vous pouvez également être sollicité pour aider à orienter la personne dans une structure d’hébergement si sa famille ne peut pas le prendre la charge à domicile. Il est important que, dans ce dernier cas, vous puissiez concourir à assurer toutes les transmissions utiles à la structure d’hébergement qui va accueillir la personne.

Ensuite, vous pouvez être mobilisé pour soutenir la continuité des soins somatiques et/ou de rééducation prioritaires et/ou des interventions éducatives prioritaires au domicile de l’enfant. Votre établissement est habilité en situation de crise à mobiliser ses équipes vers le domicile des personnes. Un texte réglementaire est établi par l’administration pour l’autoriser. Vous pouvez également être mobilisé, dans le respect des dispositions de votre contrat de travail, pour renforcer les effectifs d’une autre structure d’hébergement gérée par votre employeur ou d’une autre entité, dans le cadre de la solidarité territoriale.

Est-ce que je bénéficie du mode de garde d’enfants mis en place pour les personnels soignants ?

Les professionnels du médico-social bénéficient du mode de garde de leurs enfants, qu'ils soient ou non en situation de handicap et quel que soit leur mode d’accompagnement. La mise en place d'une garde pour les enfants des professionnels de santé qui peuvent avoir des enfants en situation de handicap n'est pas conditionnée à la mise en place d'un PAI pour l'enfant.

La CAF a mis en place un certain nombre de dispositions :

  • L’accueil des enfants dans les crèches est gratuit

  • Les parents peuvent faire connaître leurs besoins de garde pour les enfants jusqu’à 16 ans en ligne sur www.monenfant.fr. Leurs données sont ensuite transmises à la Préfecture du département, qui étudie leurs besoins et proposent les solutions disponibles, en lien avec les Caf.

Est-ce que pendant les vacances scolaires, ce mode de garde va se poursuivre ?

Le service de garde pour les enfants des professionnels prioritaires, dont ceux du médico-social, sera bien maintenu pendant les congés. L’Education nationale et les services locaux organisent la continuité.

Que signifie assurer la continuité de l’accompagnement médico-social ?

Par principe de précaution, l’activité habituelle des externats pour enfants et adultes est suspendue pour favoriser le maintien à domicile des personnes.

Dans la mesure des capacités et des ressources disponibles, l’accompagnement médico-social se maintient, mais sous des formes différentes que celles mises en oeuvre habituellement.

La nature et la fréquence des interventions sont amenées à changer, pour tenir compte des besoins prioritaires et des ressources disponibles.

Les conditions juridiques d’autorisation des établissements et services médico-sociaux ont été modifiées par ordonnance afin de faciliter la transformation de l’activité en appui de la continuité d’accompagnement. Les périmètres d’intervention sont donc élargis aux domiciles de toute nature (dont le domicile des aidants, des assistants et accueillants familiaux, des maisons d’enfant à caractère social) ; les ESMS sont habilités également à accompagner, dans la limite des compétences et des capacités effectives d’encadrement, des personnes ne relevant pas de leur agrément initial ; ils peuvent modifier également les modalités d’accompagnement et les capacités d’accueil, sous réserve d’être en capacité d’assurer un accompagnement effectif et sécurisé.

Différents niveaux d’intervention peuvent être organisés en appui de la continuité médico-sociale au domicile :

  • Niveau 1, a minima : contact téléphonique
  • Niveau 2 : envoi par courrier/mail de supports/matériels, éducatifs ou autres
  • Niveau 3 : dépôt de supports/matériels, éducatifs ou autres au domicile
  • Niveau 4 : intervention à domicile en prévention (exemples : pour éviter l’apparition de troubles graves du comportement ; pour éviter l’épuisement d’aidants) ;
  • Niveau 5 : intervention à domicile en curatif (exemples : pour apporter un répit immédiat ; pour réguler des troubles graves du comportement ; etc.)

Comment les ESMS peuvent concrètement assurer un soutien du domicile ?

Différentes actions peuvent être concomitamment engagées.

1. Transformer l’activité des externats et des accueils de jour en service d’appui au domicile :

Solutions de continuité à distance
  • Continuité pédagogique à distance.
  • Guidance parentale.
  • Guidance éducative à distance.
  • Partage de tutoriels.
  • Aide à la structuration de l’emploi du temps.
  • Evaluation des difficultés rencontrées.
  • Entretiens avec un psychologue.
  • Co-construction avec les personnes et les proches aidants des solutions à mettre en place.

Visite à domicile
  • Visites à domicile pour interventions éducatives/de soins/ou de rééducation.
  • Visites à domicile pour mise à disposition et accompagnement du matériel pédagogique.
  • Présence à domicile pour permettre des temps de répit aux proches aidants : présence d’une heure ou + dans la limite de 12 heures maximum en continu (sauf pour les établissements inscrits dans le dispositif de l’expérimentation nationale du relayage à domicile, permettant une présence continue de 36 heures minimum au domicile jusqu’à 6 jours maximum).

2. Mobiliser et renforcer les services médico-sociaux d’intervention à domicile :
  • Priorisation de l’activité des services médico-sociaux vers le domicile (SESSAD, SAVS, SAMSAH…).
  • Réorientation des activités du plateau technique des SESSAD vers le domicile.
  • Renforcement si possible des moyens d’intervention des services médico-sociaux à domicile.
  •  Partage par les équipes des services médico-sociaux à domicile des techniques d’intervention à domicile avec les professionnels des externats et des accueils de jour.
  • Sollicitation des services médico-sociaux à domicile pour effectuer des actions de relayage des aidants, de 1 heure ou + jusqu’à 12 h en continu au domicile (sauf pour les établissements inscrits dans le dispositif de l’expérimentation nationale du relayage à domicile, permettant une présence continue de 36 heures minimum au domicile jusqu’à 6 jours maximum).

3. Solliciter et coordonner les interventions des partenaires de droit commun :

En fonction des besoins prioritaires identifiés dans le projet d’accompagnement personnalisé et des besoins émergents liés au confinement, les ESMS peuvent mobiliser exclusivement ou complémentairement des solutions existantes chez leurs partenaires de droit commun.

Parmi ces partenaires, sont cités à titre d’exemple, et sans visée d’exhaustivité :
  • Les professionnels de santé de droit commun (médecin traitant, infirmier libéral, rééducateur libéral, téléconsultation…).
  • Les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD).
  • Les solutions mises à disposition par les associations et plateformes associatives d’entraide.
Ces solutions peuvent être partiellement ou mobilisées en totalité, ponctuellement ou sur la durée.
 

Comment mettre en cohérence les interventions de soutien à domicile?

Les interventions à domicile déclinent le projet d’accompagnement personnalisé de la personne. Elles tiennent compte des besoins prioritaires d’accompagnement ne pouvant être différés et des besoins émergents liés à la période de confinement.

Elles font l’objet d’une concertation à distance entre les membres de l’équipe pluridisciplinaire et donnent lieu à une synthèse hebdomadaire par le référent de la personne.

La synthèse hebdomadaire permet de partager les points de vigilance observés par les différents intervenants et de concerter les actions à planifier.

Une cohérence d’intervention doit être observée par un lien continu mis en place entre les professionnels intervenant en soutien du domicile.

Comment garantir le respect des mesures sanitaires lors des visites à domicile ?

Les établissements et services médico-sociaux sécurisent les interventions physiques au domicile en mettant en place un protocole d’intervention à domicile connu des professionnels et des familles visitées.

Le protocole d’intervention à domicile organise et détaille le processus de sécurisation sanitaire des interventions, tant pour le professionnel que pour la personne accompagnée et ses proches aidants.

Il est rappelé que les services médico-sociaux à domicile sont dotés en équipements de protection individuels (EPI) au même titre que les établissements médico-sociaux, en fonction du nombre de places agréées.

Les professionnels qui se déplacent au domicile viennent équipés du matériel adapté en fonction de la nature et de la durée des interventions.

Comment les établissements et services médico-sociaux (ESMS) peuvent travailler en coopération avec le secteur de l’aide à domicile pour assurer la continuité de l’accompagnement ?

Les services d’aide à domicile peuvent être sollicités par les ESMS pour accompagner la réalisation quotidienne des actes essentiels de la vie, et offrir des solutions de répit au domicile aux proches aidants ou pour effectuer des sorties accompagnées (le répit est considéré comme un acte essentiel de la vie en période de confinement).

Pour les bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap (PCH) en établissements, ou d’un plan d’aide PCH à domicile en complément de la prise en charge de l’ESMS, ce dernier facilite l’ajustement du plan d’aide auprès des services du département en concertation avec les aidants ou en lien avec le service d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) intervenant habituellement. 
 

Pourquoi les professionnels médico-sociaux sont-ils maintenus en activité ?

Les professionnels du secteur médico-social assument des missions conjointes de soins, de rééducation, d’éducation et de pédagogie auprès des personnes en situation de handicap.

Ces prestations sont notifiées par la MDPH au titre de la compensation collective que la solidarité nationale organise pour les personnes en situation de handicap.

A ce titre, les professionnels du secteur médico-social assument, comme les professionnels hospitaliers, des missions incompressibles nécessaires à la continuité des accompagnements en gestion de crise.

C’est pourquoi l’Etat met en place un service de garde d’enfants pour les professionnels du secteur médico-social.

Est-ce que je vais être obligé de travailler pour un autre employeur ?

De par le contexte de gestion de crise, les différents organismes gestionnaires médico-sociaux du territoire sont invités à organiser sur le territoire la complémentarité de leurs actions au service des personnes et de leurs familles. Ils sont notamment invités à s’entraider en cas de difficulté à assurer des effectifs en nombre suffisant. Un appel à candidatures sera fait par la direction de l’établissement pour recenser les professionnels volontaires pour intervenir auprès d’un autre organisme gestionnaire. La direction de votre établissement réalise alors une mise à disposition temporaire. Vous restez salarié et rémunéré par votre employeur habituel.

Je travaille dans une structure d’accueil temporaire. Est-ce qu’elle va fermer ?

Les ARS organisent, en lien avec les organismes gestionnaires, l’identification de la ou des structures d’accueil temporaire qui doivent rester ouvertes sur le territoire pour assurer l’accueil en urgence de personnes handicapées vivant à domicile :
  • dont l’accompagnement ne peut plus être assuré par les services habituels ;
  • ou dont le proche aidant est hospitalisé ou nécessite du répit.
Si votre structure d’accueil temporaire est fléchée comme structure de recours pour le territoire dans le cadre de la gestion de crise, alors votre structure restera ouverte ; ses capacités d’ouverture pourront être adaptées en fonction du nombre de personnes à accueillir et des ressources disponibles.

Si une personne dont le proche est hospitalisé pour infection par le Coronavirus doit être accueillie en urgence dans votre structure d’accueil temporaire, la personne est accueillie dans une zone de confinement prévue par la structure et isolée dans sa chambre jusqu’à nouvel ordre. L’objectif est d’éviter d’hospitaliser la personne dans un contexte de surcharge de l’activité hospitalière.

Je travaille dans un CAMSP ou dans un CMPP. Est-ce que ma structure ferme ?

Les CAMSP et les CMPP sont des établissements médico-sociaux organisant des activités et des consultations en ambulatoire. Ils sont maintenus en activité pour projeter leurs interventions et leurs ressources prioritairement en soutien de la continuité d’accompagnement au domicile des personnes.

Qu’en est-il de l’accueil en Centre médico-psychologique ?

Il est prévu un maintien des activités des CMP en première ligne mais limité aux prises en charge individuelles. Les CMP doivent privilégier une organisation téléphonique et la téléconsultation (ou autre solution de visio-conférence) et un ensemble de modalités qui permettent de maintenir le lien avec les patients, avec par exemple l’envoi des ordonnances aux pharmacies par mail ou par fax et avec la possibilité pour certains patients d’un renouvellement d’ordonnance pour 3 mois.

Je travaille dans un SESSAD ou un SAVS ou un SAMSAH. Est-ce que je vais travailler différemment ?

Les SESSAD, les SAVS et les SAMSAH sont mobilisés prioritairement pour intervenir au domicile des personnes habituellement accueillies en externat.

Ces services peuvent alors sur décision de la direction être renforcés par les effectifs des externats qui ont suspendu leur activité.

La nature et la fréquence des interventions habituelles sont amenées à évoluer pour tenir compte des besoins prioritaires des personnes, celles déjà accompagnées par les SESSAD, SAVS et SAMSAH mais aussi les besoins des nouveaux bénéficiaires précédemment accompagnés en externat.

Je travaille dans un centre de rééducation professionnelle et de pré-orientation, est-ce que ma structure ferme ?

Les centres seront fermés et la formation à distance sera mise en oeuvre chaque fois que possible.

Les professionnels rendus disponibles restent mobilisés par le gestionnaire pour renforcer les accompagnements sur d’autres structures de l’organisme gestionnaire ou sont mis à disposition, avec l’accord des professionnels et sur la base du volontariat, d’autres organismes gestionnaires ayant besoin de renfort sur le territoire.

Je suis stagiaire en formation dans un centre de rééducation professionnel ou dans un centre de pré-orientation, ma rémunération en tant que stagiaire va-t-elle être maintenue même si le centre est fermé ?

Si votre centre de rééducation professionnelle ou de pré-orientation est en capacité d’assurer la poursuite de la formation à distance, vous continuez la formation proposée.

Si la session de formation est suspendue, elle reprendra, quand cela sera possible, au stade où elle a été arrêtée.

Dans tous les cas, le principe est le maintien d’une rémunération pour le bénéficiaire de la formation. Ainsi, si vous être stagiaire en CRP ou CPO, votre rémunération est maintenue même si la formation est suspendue.

Ne peut-on pas mobiliser les psychologues pour constituer une cellule d’écoute sur les territoires ?

L’initiative locale est laissée aux libéraux. Mais les psychologues salariés des ESMS sont impliqués comme tous les autres professionnels dans la continuité de l’accompagnement en appui du domicile : ceci est une clause obligatoire de fonctionnement des externats fermés pendant la période de confinement.

Si je ne travaille pas en appui de la continuité d'accompagnement au domicile des personnes, à quels autres besoins puis-je répondre ?

Les professionnels des externats et des services mobiles (SESSAD, SAVS, SAMSAH, etc…) sont mobilisés prioritairement en appui de la continuité d’accompagnement au domicile des personnes.

Ils sont fléchés également pour intervenir en appui des structures d’hébergement qui ne peuvent pas fermer (comme les internats pour enfants et les structures types FH, FAM, MAS) et dont les effectifs d’encadrement doivent être prioritairement sécurisés.

Afin de soutenir la qualité et la personnalisation des accompagnements dans cette période de crise, il est recommandé, autant que possible, de permettre aux équipes des externats et des services mobiles de commencer à intégrer les structures adultes pour prise en compte des besoins personnalisés, avant même que les difficultés de personnel demandent une organisation de suppléance en urgence.

Cela favorise la sérénité du cadre de travail pour les professionnels et une continuité d’accompagnement pour les résidents.

En qualité de professionnel du secteur médico-social, quel rôle puis-jouer lorsqu’une personne accueillie en structure d’hébergement est hospitalisée pour cause de suspicion ou d’infection avérée par le Coronavirus ?

Avec les proches aidants, vous êtes celui ou celle qui connaissez le mieux les habitudes de vie de la personne et les points de vigilance.

Il est important que vous transmettiez au service hospitalier d’accueil la fiche des habitudes de vie et que vous puissiez répondre aux questions des professionnels hospitaliers qui vont assurer les soins au quotidien. Ils ne connaissent pas tous comme vous les particularités d’accompagnement des différents types de handicap (communication non verbale, évaluation de la douleur, repérage des troubles somatiques, habitude de vie pour manger, se déplacer, se laver et dormir).

En vous protégeant, vous pouvez accompagner la personne à l’hôpital et aider à la bonne transmission des informations auprès de l’équipe hospitalière.

Au sein de la structure médico-sociale d’hébergement, il est procédé à une désinfection complète de la chambre et de son environnement ; une vigilance est observée pour repérer et confiner les personnes présentant des symptômes type fièvre et toux. 

Je suis directeur d’un établissement et je n’ai pas les ressources suffisantes pour organiser une astreinte téléphonique 7 jours sur 7 à l’attention des familles et des personnes. Comment puis-je m’organiser ?

Vous signalez la situation à votre autorité de tarification et de contrôle (ARS, Conseil départemental) afin de trouver une solution pour organiser une astreinte téléphonique mutualisée entre plusieurs opérateurs du territoire. Il est important que les personnes revenues à domicile et leurs familles puissent joindre un professionnel du médico-social en cas de difficulté.

De même, si vos effectifs ne vous permettent pas d’assurer la continuité des accompagnements prioritaires au domicile des personnes, vous organisez avec les autres partenaires médico-sociaux et de droit commun du territoire, en fonction des ressources disponibles, les interventions qui peuvent être mobilisées (SESSAD d’un autre organisme, service d’aide à domicile, hospitalisation à domicile).

Dans tous les cas, il est important d’assurer la transmission des informations utiles à un accompagnement de qualité et sécurisé. De même, il est important d’assurer un contact régulier avec la personne et la famille que vous accompagnez habituellement.

Comment puis-je aider les professionnels à gérer au mieux la complexité ainsi que les fortes inquiétudes liées à l’état de santé des personnes, leur propre état de santé et celui de leur famille ?

Il est recommandé de mettre en place une cellule d’écoute psychologique à l’attention des professionnels qui peuvent être confrontés dans la période de crise à d’importantes tensions professionnelles et autant de contraintes personnelles.

Pendant la durée du confinement, est-ce que toute nouvelle admission en structure médico-sociale est suspendue ?

Si aucune nouvelle admission ne peut être faite en externat, la règle est différente pour les internats où il est admis le principe :

  • D’une nouvelle admission en urgence, du fait de l’hospitalisation d’un aidant ou des risques pris à laisser en confinement une personne au domicile de l’aidant qui ne fait plus face à la charge de l’accompagnement ;

  • D’un retour après hospitalisation d’un résident, afin de ne pas surcharger l’activité hospitalière, si le retour chez un proche aidant n’est pas envisageable.

Dans tous les cas, l’admission ou le retour dans la structure d’un résident doivent s’accompagner d’une période totale de confinement en chambre individuelle de 14 jours, avec surveillance médicale rapprochée à l’entrée et à chaque jour du confinement.

Comment prévenir l’émergence de cas groupés d’infection dans les structures d’hébergement ?

En prévention de la propagation du virus dans les structures d’hébergement, il est important que chaque organismes gestionnaire contrôle :

  • la mise en place renforcée des gestes barrière ;

  • l’existence de zones de confinement dans les structures d’hébergement ;

  • la formation de nouveau professionnel entrant au respect des gestes barrière et au fonctionnement des règles d’hygiène au sein des zones de confinement 

  • la mise en place d’organisations internes favorisant la distanciation sociale (repas en chambre si symptômes, heures décalées de repas, activités non groupées, affectation de chambres individuelles, etc…).

Comment mobiliser les étudiants et prolonger leurs stages ?

La DGCS a envoyé mercredi 18 mars à toutes les DRJSCS et aux Préfets de région, un courrier sur la mise en place d’un dispositif de mobilisation des étudiants en travail social volontaires. Afin de pallier l’absence de salariés liée à l’épidémie du COVID-19, et alors que des stages sont suspendus, des employeurs du secteur social et médico-social peuvent donc recourir à des étudiants du travail social disponibles et volontaires pour apporter un appui dans les semaines à venir. Ainsi, la DGCS demande aux établissements de formation de maintenir le stage de cursus de l’apprenant lorsque ce dernier et la structure d’accueil en ont manifesté le souhait. De plus, cette directive de la DGCS cadre et rappelle les règles à observer et la démarche à suivre afin de pouvoir proposer aux autres étudiants volontaires et sans stage des CDD ou des conventions de stage.

Quelle règle de report pour les comptes administratifs et les EPRD ?

Afin de soutenir les ESMS dans cette période de gestion de crise, il a été acté un report du calendrier de dépôt des différents documents budgétaires comme l’EPRD, les rapports d’activité et les comptes administratifs. Cet objectif de facilitation administrative est intégré à la loi d'urgence pour faire face à l'épidémie de COVID-19.

Y aura-t-il des dérogations aux autorisations des ESMS pour adapter l’activité à la situation ?

Afin d’apporter des mesures de simplification administrative permettant de diversifier en période de crise les modalités d’intervention des ESMS, il est proposé d’assouplir les agréments actuels des établissements afin d’élargir leur périmètre et la nature de leurs interventions. Cet objectif de simplification administrative est intégré à la loi d'urgence pour faire face à l'épidémie de COVID-19.

Je gère un ESAT, que va-t-il se passer ?

Les travailleurs handicapés fragiles doivent être maintenus à domicile, en télétravail ou non.

Les ESAT doivent organiser la réduction de leurs activités au strict minimum, et la fermeture de tous les lieux de restauration ouverts au public.

Cette réduction doit également concerner les mises à disposition et les unités de travail « hors les murs » en tenant compte des spécificités de cette activité professionnelle. L’organisme gestionnaire engage sans délai une concertation étroite avec les employeurs concernés et les travailleurs en priorisant les mesures de protection de la personne.

Afin de ne pas conduire à des ruptures de services essentiels, il conviendra néanmoins de construire les continuités d’activité nécessaire pour les secteurs de sous traitance et de prestations sensibles, notamment ceux liés au fonctionnement des établissements médico-sociaux (blanchisserie, nettoyage, restauration collective etc).

Pour ce faire, après avoir procédé au repérage des travailleurs handicapés présentant des risques de complications de santé et employés sur ces activités, et mis en oeuvre les mesures de protection de ces travailleurs en organisant leur maintien au domicile, les organismes gestionnaires, en lien avec les Agences régionales de santé, devront, aux côtés de leurs commanditaires, organiser les conditions de maintien de ces services y compris en trouvant les relais auprès d’autres prestataires.

Les fermetures d’activité devront être accompagnées d’une concertation par les gestionnaires avec les travailleurs, leurs proches, leurs structures d’hébergement et leurs services d’accompagnement dans la vie quotidienne afin d’organiser dans les bonnes conditions, sans risque d’isolement, le maintien au domicile, qu’il soit personnel ou collectif.

Le Gouvernement soutient les ESAT confrontés à des réductions ou fermetures d’activité en leur garantissant le maintien de l’intégralité de leurs dotations et aides aux postes pendant toute la période.

Les ESAT peuvent aussi bénéficier des facilités de trésorerie déjà en place pour l’ensemble des entreprises : mesures de report de charges sociales et fiscales, prêts de trésorerie, médiation bancaire. Ils peuvent également solliciter par demande amiable le report des factures de loyer, d’eau, de gaz et d’électricité. 

Pour amplifier l’efficacité des réponses auprès des personnes en situation de handicap et la prévention de l’isolement, les professionnels d’ESAT sont appelés à venir renforcer les capacités d’accompagnement des personnes en situation de handicap maintenues à domicile.

Je suis un enseignant spécialisé qui intervient au sein d’une structure médico-sociale type IME. L’IME ayant suspendu ses activités « dans les murs », est-ce que je suis tenue d’assurer une continuité éducative ?

Les enseignants spécialisés doivent se conformer aux dispositions prises par la direction de l’établissement dont dépend l’unité d'enseignement permettant d’assurer la continuité pédagogique dans l’établissement (s’il n’est pas fermé) ou à distance (notamment en matière des modalités relatives au maintien du contact avec les familles).

La direction mobilise ainsi avec les enseignants spécialisés les ressources matérielles utiles à la continuité pédagogique pour les enfants en situation de handicap maintenus au domicile de leurs parents.

L’enseignement à distance s’adapte aux ressources disponibles et aux capacités d’apprentissage à distance des enfants.

Les outils et procédures mis en place dans les différents établissements peuvent faire l’objet d’un partage de pratiques innovantes entre les organismes gestionnaires.

Dans quelles conditions les enseignants spécialisés des établissements médico-sociaux et des unités d’enseignement externalisées peuvent-ils accéder aux plateformes de continuité éducative du CNED ?

Les enseignants spécialisés qui enseignent dans les établissements médico-sociaux ou en unité d’enseignement à l’école et qui disposent d’une adresse académique peuvent utiliser les plateformes de continuité éducative du CNED, en complément des initiatives des établissements et des enseignants et sans prétention d’exhaustivité.

A la différence des inscriptions classiques au CNED, c’est l’enseignant de l’élève qui est le garant de la continuité pédagogique.

Le dispositif de classe virtuelle du CNED permet aux enseignants de proposer des ressources aux élèves et de les orienter vers des contenus adaptés à leur situation.

L’accès au service de classe virtuelle est immédiatement opérationnel, une fois que l’enseignant a renseigné son profil enseignant et son académie d’implantation (ne pas utiliser académie « autre »). 

La création de comptes élèves se fait librement sans contrôle d’appartenance à telle ou telle structure.


Les enseignants des INJS et des IES peuvent accès au dispositif de classe virtuelle pour assurer la continuité éducative
 
850 enseignants spécialisés intervenant dans les Instituts d'Education Sensorielle, dans les Instituts Nationaux de Jeunes Sourds ou à l'institut National des Jeunes Aveugles de Paris, ont désormais accès à "ma classe virtuelle" que propose le CNED, avec leur adresse numérique professionnelle au même titre que l'ensemble des enseignants.

L’accès à « ma classe virtuelle » des enseignants des établissements pour jeunes sourds, rend désormais possible l’accessibilité des cours en visio-conférence et des possibilités de sous-titrage.
 
Continuité pédagogique pour les élèves à besoins éducatifs particuliers

Le 1er avril 2020, le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse met en ligne sur sa page web EDUSCOL un ensemble de ressources pédagogiques à destination des enseignants et des familles afin de les aider à adapter l'enseignement aux élèves à besoins éducatifs particuliers.

Ces ressources, régulièrement enrichies d'autres ressources, sont réparties en deux parties :

- Des ressources pour tous les élèves à besoins éducatifs particuliers ;
- Des ressources en fonction des troubles de certains élèves.
 

Je suis une personne en situation de handicap en emploi

Pourriez-vous me donner les informations sur l’effectivité de la mise en confinement des personnes salariées fragiles quand le télétravail n’est pas possible. Qui demande et qui délivre l’arrêt de travail ?

Vous êtes un salarié fragile au sens de l’avis rendu par le Haut conseil de la santé publique, et aucune solution de télétravail n’est envisageable. Vous devez rester à domicile, et vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail selon des conditions simplifiées.

La marche à suivre est la suivante (vous pouvez retrouver toutes ces informations sur le site ameli.fr). Vous vous connectez directement, sans passer par votre employeur ni par votre médecin traitant, sur le site declare.ameli.fr pour demander à être mis en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours. Cet accès direct permet de ne pas mobiliser les médecins de ville pour la délivrance de ces arrêts.

C’est l’Assurance maladie qui va directement établir votre arrêt. Votre caisse peut le cas échéant revenir vers vous pour confirmer votre situation. Aucun jour de carence n’est appliqué.

Attention : si vous êtes un salarié en situation de handicap et que vous n'êtes pas visé par la liste énumérant les personnes fragiles ou que vous n'êtes pas aidant de personnes fragiles, vous pouvez poursuivre votre activité professionnelle en privilégiant l'accès au télétravail et si ce n'est pas possible en appliquant strictement les gestes barrières. Si vous avez un doute, vous devez consulter le médecin du travail ou, en son absence, votre médecin traitant.

Qu’en est-il du maintien de la rémunération des travailleurs en ESAT ?

Les ESAT continueront de verser aux travailleurs handicapés privés d’activité, et n’entrant pas dans les catégories de personnes à risques de complications sévères pouvant bénéficier d’un arrêt de travail indemnisé, la part de rémunération directe qu’ils assuraient jusqu’alors. Le revenu des travailleurs handicapés sera donc totalement préservé pendant la crise.

Le processus opérationnel sera communiqué dès que possible.

En contrepartie, les ESAT confrontés à des réductions d’activité seront intégralement compensés : la part de la rémunération des travailleurs que les ESAT assument directement sera prise en charge par l’Etat pour les personnes handicapées dont l’activité est suspendue. Aussi, le montant des aides aux postes leur sera maintenu pendant la crise.

Pour les particuliers employeurs qui devraient mettre leur salarié en chômage partiel (ex : AVS privées), comment faire la déclaration ?

Concernant les particuliers employeurs et leurs salariés, le Gouvernement met en place, à travers l’Urssaf, une mesure exceptionnelle d’accompagnement d’indemnisation via le Cesu.

Elle sera opérationnelle pour la prochaine période de déclaration. Dans l’attente, les particuliers employeurs qui le peuvent sont invités à prendre en charge la totalité de la rémunération de leurs salariés pour le mois de mars même si toutes les heures n’ont pas été travaillées.

Un formulaire d’indemnisation spécifique sera mis en place. Il sera accessible depuis le site Cesu. Le particulier employeur indiquera le nombre d’heures prévues non travaillées. Le Cesu lui communiquera en retour le montant de l’indemnisation à verser au salarié soit 80 % du montant net des heures non réalisées. Pour le salarié, cette indemnisation ne sera pas soumise à prélèvements sociaux mais devra figurer sur la déclaration d’impôt sur les revenus.

Le particulier employeur sera remboursé du montant communiqué dans le formulaire d’indemnisation exceptionnelle. Ce montant ne sera pas éligible au crédit d’impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile.

Au-delà de cette indemnité, l’employeur peut faire le choix de verser un complément de rémunération à sa charge pour garantir le maintien complet de la rémunération nette de son salarié.

Les transports adaptés qui me permettent de me rendre au travail sont-ils maintenus ?

Les transports adaptés aux personnes à mobilité réduite doivent être maintenus ou mis en place pour permettre aux Français les plus fragiles d’accomplir les déplacements strictement nécessaires. Ce rappel a été fait par la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et le ministre en charge des Collectivités territoriales le 21 mars dans le cadre des recommandations à l’attention des maires, des présidents de conseils départementaux, des présidents de conseils régionaux et des présidents d’établissements publics et de coopération intercommunale.

Je suis un particulier employeur

Pour les particuliers employeurs qui devraient mettre leur salarié en chômage partiel (ex : AVS privées), comment faire la déclaration ?

Concernant les particuliers employeurs et leurs salariés, le Gouvernement met en place, à travers l’Urssaf, une mesure exceptionnelle d’accompagnement d’indemnisation via le Cesu.

Elle sera opérationnelle pour la prochaine période de déclaration. Dans l’attente, les particuliers employeurs qui le peuvent sont invités à prendre en charge la totalité de la rémunération de leurs salariés pour le mois de mars même si toutes les heures n’ont pas été travaillées.
Un formulaire d’indemnisation spécifique sera mis en place. Il sera accessible depuis le site Cesu. Le particulier employeur indiquera le nombre d’heures prévues non travaillées. Le Cesu lui communiquera en retour le montant de l’indemnisation à verser au salarié soit 80 % du montant net des heures non réalisées. Pour le salarié, cette indemnisation ne sera pas soumise à prélèvements sociaux mais devra figurer sur la déclaration d’impôt sur le revenu.

Le particulier employeur sera remboursé du montant communiqué dans le formulaire d’indemnisation exceptionnelle. Ce montant ne sera pas éligible au crédit d’impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile

Au-delà de cette indemnité, l’employeur peut faire le choix de verser un complément de rémunération à sa charge pour garantir le maintien complet de la rémunération nette de son salarié. 

Toutes les actualités sur ce dispositif sont disponibles sur le site de l’URSSAF.

Je suis une personne en situation de handicap vivant seule à domicile

Je signale ma situation à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et à la Mairie de ma ville pour évaluer avec leurs services mon besoin d’aides pendant la période de confinement.

Ils m’aident à identifier les services et organismes qui peuvent m’apporter des solutions.

Si besoin, la MDPH m’aide à ouvrir des nouveaux droits en urgence.

En fonction de ma situation personnelle, si je ne peux me maintenir à mon domicile, il peut m’être proposé une solution d’accueil temporaire en hébergement qui répond à mes besoins.

Je suis une personne sous tutelle

Qu’est-il prévu si le terme de mes mesures de protection juridique vient à échéance pendant la période d’état d’urgence sanitaire ?

Les mesures qui arrivent à terme entre le 12 mars 2020 et jusqu'à l'expiration du délai d'un mois après la fin des mesures d'urgence, sont prorogées de plein droit pendant deux mois sauf intervention préalable du juge compétent.

Qu’est-il prévu si les audiences et auditions de renouvellement avaient déjà été fixées ?

Si elles sont supprimées, je serai informé par tous les moyens : par lettre simple ou par mail. Si elles sont maintenues, le juge m’informera par tout moyen de la procédure.

Je rencontre des difficultés pour payer mes courses en espèces, n’ayant pas de carte bancaire. Est-ce qu’avec la situation actuelle, il y a eu des consignes données aux commerces pour refuser ce mode de paiement ?

Aucune consigne n’a été donnée pour refuser le paiement en espèce, de nombreux Français n’ayant pas de carte bancaire. Il a cependant été donné des consignes sur les bons gestes à suivre pour ce type de règlement.

Je perçois des aides financières, mais je n’ai pas de carte de retrait. Comment vais-je percevoir mes aides ?

Les aides financières seront disponibles sur mon compte deux jours plus tôt : dès le 4 avril prochain afin de réduire les files d’attente. Si j’ai un compte à la Poste, un dispositif exceptionnel sera mis en place pour me permettre de retirer mon argent au guichet.

Je suis victime de violences conjugales


Je cherche des informations pour être aidé, écouté et orienté vers les dispositifs locaux d’accompagnement et de prise en charge. J’appelle le 3919.

Je suis en danger immédiat, j’appelle le 17 ou le 18.

Je suis en danger immédiat mais je ne peux pas parler au téléphone, j’envoie un SMS au 114 qui alertera les secours.

Je suis étudiant

Que se passe-t-il pour moi ?

La continuité pédagogique est organisée par les enseignants avec l’appui des missions handicap des universités. Pour toute difficulté liée au suivi de vos études, contactez le dispositif handicap ou le référent handicap de votre établissement qui vous accompagne habituellement.

Ceux qui sont isolés en logement privé peuvent se signaler aux services de santé qui s’assureront de leur bonne santé en relation avec les dispositifs handicap. Il faut savoir que pendant cette période, tous les services de santé universitaire assurent une permanence au moins en ligne ou par téléphone, et qu’ils ont reçu l’autorisation de réaliser des suivis et de prescrire des traitements.

Pour ceux qui se trouvent en résidence universitaire, le Crous peut également faire le lien avec le service de santé. Vous pouvez également vous signaler au Crous ou aux missions handicap.

Pendant le confinement, il ne faut donc pas hésiter à signaler aux dispositifs handicap tout problème notamment psychologique lié à l’isolement. Ceux-ci organisent des réponses locales avec les Crous, les services de santé et les acteurs locaux.

Mon accès aux droits

L'activité dans les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) est-elle maintenue ?

L’accueil physique dans les MDPH est suspendu pour éviter tout risque d’accélération de la circulation du virus et de contamination des personnes en situation de handicap. L’accueil physique est limité aux seuls accueils sur rendez-vous justifiés par une situation d’urgence.

Pour assurer une continuité de réponses aux besoins des personnes en situation de handicap conformément à leurs plans de continuité déclenchés en lien avec les services départementaux, et éviter tout isolement, les MDPH :

  • mettent en place un accueil téléphonique renforcé, dont chaque MDPH communiquera le numéro d’appel dédié ;

  • organisent un suivi à distance des demandes selon le moyen le plus adapté à chaque situation : téléphone, message électronique… ;

  • mettent en oeuvre un circuit de traitement court pour accompagner les situations de retour au domicile de personnes en situation de handicap jusque-là accueillies en établissement médico-social : les demandes de prestation de compensation du handicap doivent être dans ce cadre traitées sans délai ;

  • adaptent les modalités de fonctionnement des commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) pour permettre les décisions urgentes.

Je dois renouveler mon dossier d'Allocation Adulte Handicapé (AAH) et d'Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et j'ai peur d'être en rupture de droits : vais-je continuer de percevoir mes aides ?

Le Gouvernement a organisé avec la CNAF la prorogation automatique de 6 mois des droits à l'AAH et l'AEEH pour les  dossiers qui arriveraient à échéance dans cette période, ainsi que le maintien automatique du versement des aides. Ces mesures permettent d'assurer la continuité de vos droits. Vous pouvez néanmoins toujours adresser votre déclaration trimestrielle de ressources notamment si votre situation change. Privilégiez l'envoi par internet. Les aides au logement seront automatiquement maintenues.

Je dois renouveler mon dossier entre le 12 mars et le 31 juillet pour la prestation de compensation du handicap (PCH) et j'ai peur d'être en rupture de droit.

Comme pour l’AAH et l’AEEH, un mécanisme de prorogation automatique de 6 mois des droits pour la PCH et le maintien de son versement sera mis en place par les départements. Par ailleurs, en cas de changement de situation, comme par exemple la transformation d’un accompagnement en établissement en un accompagnement à domicile, un circuit court de traitement des demandes sera mis en place avec la mobilisation des départements et des MDPH.
 

Vous devez déclarer mensuellement vos revenus auprès de la Sécurité sociale pour prétendre à la pension d'invalidité. Cette déclaration est faite par papier dans certaines régions. La poste étant fermée, comment faire pour déclarer vos ressources ?

La CNAM s'est organisée pour assurer la continuité de versement des pensions d'invalidité.

Ainsi, si vous pouvez transmettre les déclarations sur l'honneur de vos revenus par courrier ou par voie dématérialisée, elles seront traitées par la CNAM.

Cependant, si vous n'êtes pas en mesure de les transmettre ou si l'envoi connaît des problèmes d'acheminement par la poste, pour éviter les ruptures de paiement, toutes les déclarations sur l’honneur (DSH) en attente de réception sont saisies comme étant réceptionnées, sans attendre la réception réelle de la DSH papier. Les pensions continueront d’être versées, dans l’attente de la réception ultérieure des déclarations.

Quelle est la date du versement de mes prestations sociales au mois d’avril ?

Le Gouvernement a décidé d’avancer le versement des prestations sociales que les Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) et la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole (MSA) gèrent.

Ces prestations seront disponibles, dès le 4 avril 2020, sur les comptes bancaires de tous les bénéficiaires.

La nouvelle mesure gouvernementale concerne l’ensemble des allocations et prestations versées par la CNAF et la MSA : minima sociaux (RSA, allocation adulte handicapé, etc.), prime d’activité, aides personnelles au logement, allocations familiales.

Les bénéficiaires de ces aides peuvent les retirer en argent liquide :  
  • auprès des distributeurs automatiques de billets au moyen de leur carte de retrait ;
  • en se rendant dans leur agence bancaire.
Pour cette raison, La Poste a décidé d’ouvrir 250 bureaux de plus à compter du lundi 6 avril. En effet, les allocataires de prestations sociales sont surtout clients de la Banque Postale.

Dans le but de respecter les geste barrières, les autorités recommandent surtout le retrait des sommes versées auprès des distributeurs de billets plutôt qu’en agence.

Rappel : si vous devez faire maintenant ou prochainement une déclaration trimestrielle de ressources, vous êtes invités à faire cette déclaration par Internet. Mais si vous ne pouvez pas renouveler votre déclaration trimestrielle auprès des services des CAF, votre droit aux aides sociales sera automatiquement renouvelé et le versement de vos aides sera aussi renouvelé.

Mon accès aux soins

Est-ce que je dois maintenir la consultation ou le séjour programmé à l’hôpital ?

Si le séjour ou la consultation programmés à l’hôpital ne sont pas urgents, demandez le report. Dans le cadre de l’activation du Plan blanc des établissements hospitaliers, il est probable que l’hôpital vous prévienne de toute façon de la déprogrammation des consultations et des séjours qui ne sont pas urgents.

Je suis une personne handicapée psychique, en cas de problème à qui puis-je m’adresser ?

Il est prévu que les Centres médico-psychologiques (CMP) renforcent leur accueil téléphonique pour que les personnes en situation de détresse psychique puissent obtenir une réponse et assurent les prises en charge en urgence des situations de crise.

Adultes et enfants en situation de handicap - Informations utiles

Vous pouvez vous rendre sur cette page de contact dédiée aux personnes sourdes, malentendantes ou aveugles ouverte 24h/24 et 7j/7.

Attention, cette plateforme d’échange n’est pas habilitée à dispenser des conseils médicaux. Si vous avez les symptômes du COVID-19 : restez à votre domicile, évitez les contacts et contacter votre médecin. Appelez le numéro d’appel d’urgence pour les sourds et malentendants (114) si les symptômes s’aggravent.

Les opérateurs télécoms de la Fédération Française des Télécoms (Altice-SFR, Bouygues Telecom, Euro-Information Telecom, La Poste Mobile et Orange) ont décidé de doubler le nombre d’heures de communication qu’ils proposent à leurs clients sourds ou malentendants au travers de leur centre relais téléphonique pour les deux prochaines semaines. Concrètement, ils bénéficieront ainsi, gratuitement, de 2 heures de communication adaptée (les opérateurs offrent déjà une heure de communication depuis la mise en place du centre relais téléphonique), soit via une traduction en Langue des Signes Française (LSF), soit via un codage en Langage Parlé Complété (LPC) soit en utilisant des technologies de sous-titrage des appels.

Découvrez dans la rubrique « L'info accessible à tous – Coronavirus » du site Internet de Santé publique France des informations accessibles sur le coronavirus, élaborées avec l’aide d’associations : https://www.santepubliquefrance.fr/l-info-accessible-a-tous/coronavirus

Cette page web propose des fiches d’information, adaptées aux personnes vulnérables et notamment à celles vivant en lieu de vie collectif ou habitat précaire. Elles sont en FALC (facile à lire et à comprendre) et en version LSF (langue des signes française). Elles seront sous peu en version « epub » (responsives et accessibles pour les personnes déficientes visuelles) et traduites en 24 langues.
 
Découvrez la plateforme solidaires-handicaps.fr, lancée le 31 mars 2020 

Vous êtes en situation de handicap et vous cherchez une assistance ou un accompagnement ? La plateforme solidaires-handicaps.fr recense l’ensemble des initiatives de solidarité à proximité de chez vous et vous facilite la mise en relation avec ces dispositifs d’accompagnement et d’appui.

Vous ne trouvez pas immédiatement de réponse à votre demande ? Un système d’alerte vous prévient en temps réel lorsqu’une solution peut vous être apportée.

L’utilisation de la plateforme est accessible et gratuite. Elle propose également de la documentation, des tutos, des numéros utiles.
Découvrez le communiqué de presse sur le site : https://handicap.gouv.fr/presse/communiques-de-presse/article/covid-19-ouverture-de-la-plateforme-solidaires-handicaps-fr

Le lancement de cette plateforme est à l’initiative du Conseil national consultatif des personnes handicapées et de la Fédération des Centres Régionaux d'Études d'Actions et d'Informations (ANCREAI), sous l’égide du Secrétariat d’Etat chargé des Personnes handicapées et avec l’appui du Secrétariat général du Comité interministériel du handicap (SG CIH).
 

Je dois m'arrêter de travailler pour garder un proche

Quelle est la marche à suivre pour bénéficier de la prise en charge par la Sécurité sociale des indemnités journalières ?

Les parents qui sont amenés à garder leur enfant handicapé à domicile, du fait de la fermeture de l’établissement scolaire ou de la structure médico-sociale d’accueil, bénéficieront d’une prise en charge par la Sécurité sociale des indemnités journalières (sans barrière d’âge en cas de handicap, alors qu’elle est de 16 ans sinon).

Vous êtes salarié et vous devez vous arrêter de travailler pour garder votre enfant en situation de handicap. Vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail sans jour de carence et sans condition d’ouverture de droits. Votre employeur déclare l’arrêt sur le site declare.ameli.fr et ensuite la caisse de Sécurité sociale gère la mise en place des indemnités journalières sans avoir besoin de revenir vers vous. Aucun jour de carence n’est appliqué.

Attention : en revanche, si l'établissement médico-social de votre enfant n'a pas fermé, il n'est pas prévu d'ouverture de droit pour un arrêt maladie indemnisé.

L'allocation journalière de présence parentale (AJPP) est-elle reconduite aussi comme c’est le cas pour l'AAH et l'AEEH ?

Afin d’éviter une rupture de droits, la durée prévisible de traitement (entre six mois et un an), fixée par le médecin qui suit l’enfant et qui ouvre droit à l’AJPP, est prolongée, sur demande de l’allocataire, de 3 mois, lorsque le certificat médical de renouvellement ne peut être fourni.

Les caisses d’Allocations familiales (CAF) et les caisses de la Mutualité sociale agricole (MSA) contacteront les familles dont les droits arrivent à échéance pour les informer de cette possibilité.

Par ailleurs, si la transmission mensuelle de l’attestation employeur indiquant que le salarié est en congé de présence parentale, nécessaire au versement de l’allocation, n'est pas non plus possible, l'envoi pourra être reporté à la sortie de la situation de crise sanitaire.

Le certificat médical de renouvellement et les attestations employeurs seront à transmettre aux CAF et caisses de MSA à l'issue de la période de crise.

Les arrêts de travail vont-ils être reconduits ?

Les arrêts de travail pour garde d'enfants peuvent être renouvelés par l'employeur dans les mêmes conditions que l'arrêt initial, et en fonction de la durée de fermeture de l'établissement. Rendez-vous sur declare.ameli fr.

Un employeur peut-il refuser de déclarer un arrêt de travail au motif que l’employé peut faire du télétravail, sans tenir compte de la situation de handicap de son enfant ?

En qualité de parent d'un enfant handicapé, que celui-ci soit accueilli en milieu ordinaire ou accompagné par un établissement médico-social ayant fermé, l’employé est bénéficiaire d'un arrêt maladie indemnisé, y compris si son poste de travail est compatible avec du télétravail.

Je suis auto-entrepreneur, mon enfant n’est plus accueilli en IME, j’ai stoppé mon activité depuis le confinement mais je ne suis pas salarié, est-il possible d'avoir un arrêt de travail ?

Les travailleurs indépendants et auto-entrepreneurs peuvent bénéficier des arrêts de travail pour garde d'enfants. Il convient qu'ils fassent directement leur télédéclaration sur declare.ameli.fr

Peut-on étendre la demande d’arrêt pour garde d’enfants de + de 16 ans bénéficiant d’un AVS / AESH pour leur scolarité ?

La demande d'arrêt est autorisée pour la garde des enfants en situation de handicap, quel que soit leur mode de scolarisation.

Que faire quand l'employeur ne veut pas faire cet arrêt et que l'ESMS est fermé ?

Dès lors que l'établissement est fermé, le parent est habilité à bénéficier d'un arrêt maladie indemnisé le temps de la période de confinement. L'employeur ne peut s'opposer à cette mesure. En cas de problème, il importe d'en aviser immédiatement l'inspection du travail.

Quelle durée indiquer sur la déclaration puisqu'on ne la connaît pas ?

Les employeurs indiqueront la période de fermeture prévisionnelle et peuvent renouveler si cela se prolonge.

Si la situation dure plusieurs semaines, les parents peuvent-ils se relayer et être en arrêt l’un après l’autre ?

Oui. Il est possible de fractionner l’arrêt ou de le partager entre les deux parents sur la durée de fermeture de l’établissement. Un seul parent à la fois peut se voir délivrer un arrêt de travail. La durée totale prise par les deux parents ne peut pas dépasser la durée totale de fermeture des établissements.

Vous pouvez retrouver ces informations sur le site ameli.fr

Le confinement dans un lieu exigu étant difficile à vivre pour moi et mon proche, je souhaite rejoindre un lieu plus propice. Est-ce possible ?

Ce déplacement est possible et rentre dans le cadre de plusieurs cas de l'attestation de déplacement dérogatoire : motif médical, motif familial impérieux ou assistance à des personnes vulnérables. L'attestation devra cependant être complétée par tout document pouvant attester de la situation de handicap de la personne concernée (certificat médical...).

J'ai mon proche à domicile

Le confinement dans un lieu exigu étant difficile à vivre pour moi et mon proche, je souhaite rejoindre un lieu plus propice. Est-ce possible ?

Ce déplacement est possible et rentre dans le cadre de plusieurs cas de l'attestation de déplacement dérogatoire : motif médical, motif familial impérieux ou assistance à des personnes vulnérables. L'attestation devra cependant être complétée par tout document pouvant attester de la situation de handicap de la personne concernée (certificat médical...).

Nous sommes tous les deux infectés par le Covid-19 et notre proche est à domicile, que faire ?

Si votre proche est accompagné habituellement par un établissement ou service médico-social : une astreinte téléphonique doit être mise en place 24/24h par l'établissement ou votre service d'accompagnement pour vous répondre et orienter votre proche y compris en urgence vers une solution d'accueil temporaire et/ou de relayage à domicile.

Vous pouvez joindre également l'astreinte téléphonique de la MDPH de votre département ou celle de l'Agence Régionale de Santé.

Avec le retour au domicile de mon proche qui était jusque-là accompagné en établissement médico-social, est-ce que le plan d’aide Prestation de compensation du handicap ou l’Allocation d’éducation de l’enfant, pourrait être revu si nécessaire ?

Vous pouvez à tout moment, en cas de changement de situation, solliciter la MDPH pour examen de votre situation en priorité. Les MPDH s’organisent pour répondre au plus vite à votre demande (notamment en allégeant au maximum les pièces justificatives nécessaires).

Concernant plus particulièrement l’adaptation de l’AEEH pour les situations de fermeture d’établissement d’accueil des enfants en situation de handicap, la CNAF et le réseau des CAF ont mis en place un circuit automatisé : il suffit au parent de communiquer à la CAF la date de fermeture de l’établissement et le nombre de jours de présence au domicile. Pour déclarer ces informations, il convient d’adresser un mail via l’espace « Mon Compte » ou contacter sa CAF par téléphone. Pour ces situations, il n’est donc pas nécessaire de saisir préalablement la MDPH, le parent de l’enfant recevra l’AEEH pour les jours de présence de l’enfant à son domicile. Le parent devra informer la CAF de la réouverture de l’établissement de son enfant par mail.

Découvrez également la FAQ de la CAF sur le lien suivant : http://www.caf.fr/allocataires/actualites/2020/coronavirus-nos-reponses-a-vos-questions

Mon enfant handiacpé est scolarisé

Mon enfant handicap est scolarisé en unité d’enseignement externalisée dans une école ou un établissement : peut-il s’y rendre ?

Toutes les unités d’enseignements localisées dans les écoles ou établissements scolaires sont fermées, comme toutes les autres classes.

L’AESH peut-il être mis à disposition à domicile pour intervenir sur la continuité pédagogique ?

Les accompagnants ne doivent pas se rendre au domicile des élèves. Ils peuvent contribuer au maintien du lien avec les familles des élèves qu’ils accompagnent, par téléphone ou messagerie électronique.

Les AESH peuvent-ils intervenir pour accompagner les élèves en situation de handicap dont les parents sont personnels de santé ?

Si une école ou un établissement scolaire accueille des enfants des personnels de santé, les AESH pourront être sollicités pour accompagner un enfant en situation de handicap dans ce lieu d’accueil afin de poursuivre l’accompagnement dans le cadre de la continuité pédagogique. Seuls les AESH volontaires interviendront. Toutes les personnes présentant des fragilités face au virus ne doivent pas intervenir.

Comment maintenir le lien avec les enseignants ?

Les enseignants de classe ordinaire et coordonnateurs d’ULIS se doivent de maintenir un lien pédagogique rassurant avec les élèves et les familles.

Dans le cadre de la continuité pédagogique et du parcours pédagogique qui est mis en place pour la classe qu’il suit, le professeur transmet des supports et des documents pédagogiques adaptés. Lorsque cela est nécessaire, des conseils complémentaires peuvent être fournis aux familles pour l’adaptation des activités et leur mise en oeuvre.

Comment les enseignants référents contribuent-ils à la continuité pédagogique ?

 Les enseignants référents poursuivent leur mission de suivi des dossiers de leurs élèves.

Dans un contexte de crise sanitaire, ils peuvent être amenés à apporter un soutien aux personnels de direction et inspecteurs de l’éducation nationale chargés de l’adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves en situation de handicap (IEN ASH).

Mon enfant n’a pas accès aux ressources numériques (pas d’accès internet ou difficultés liées au handicap), comment disposer des supports et documents pédagogiques en format papier ?

Les professeurs mettent à disposition de leurs élèves en situation de handicap des supports accessibles. Lorsque le format papier est nécessaire, les documents seront diffusés dans des conditions précisées par le directeur d’école ou le chef d’établissement.

J’ai besoin de conseils pour accompagner mon enfant dans les apprentissages, qui dois-je contacter ?

Les directeurs d’école et chefs d’établissements restent disponibles pour répondre aux familles. Dans le cadre de la continuité pédagogique, les professeurs sont en contact avec leurs élèves et leur famille afin de leur apporter tous les conseils pédagogiques requis.

La fermeture des écoles et établissements remet-elle en cause l’affectation d’un AESH pour une nouvelle notification ?

La notification d’une aide humaine ne peut être remise en cause. C’est une décision de la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

Les interventions des personnels de santé qui se tiennent dans l’établissement de mon enfant seront-elles maintenues ?

Les écoles et établissements étant fermés, ces interventions n’auront pas lieu en milieu scolaire. S’il s’agit d’un service médico-social, les familles doivent contacter le service concerné ou les professionnels libéraux afin d’assurer la continuité des soins.

Qu'est-il prévu pour les équipes éducatives et de suivi (ESS) de la scolarisation pendant la fermeture des établissements scolaires ?

Afin de ne pas retarder l’envoi des dossiers à la MDPH, les ESS peuvent être maintenues en visioconférence et audioconférence uniquement.

Informations utiles "Enseignement à distance - Continuité pédagogique"

Le télétexte est désormais présent sur tous les programmes « Nation Apprenante » de France Télévision.

Découvrez le guide édité par l’Académie de Versailles en cliquant ici :

Conseils aux parents d’enfants en situation de handicap ou porteurs de troubles de la    santé en période de confinement pour les aider à accompagner au mieux leurs enfants en enseignement à distance.
 
Continuité pédagogique pour les élèves à besoins éducatifs particuliers :

Le 1er avril 2020, le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse met en ligne sur sa page web EDUSCOL un ensemble de ressources pédagogiques à destination des enseignants et des familles afin de les aider à adapter l'enseignement aux élèves à besoins éducatifs particuliers.

Ces ressources, régulièrement enrichies d'autres ressources, sont réparties en deux parties :
- Des ressources pour tous les élèves à besoins éducatifs particuliers ;
- Des ressources en fonction des troubles de certains élèves.


Mise en accès libre de la plateforme de ressources des enseignants « Cap Ecole Inclusive »
Le ministère de l’Education nationale et le Réseau Canopé ont décidé de mettre en accès libre cette plateforme dans le but de mettre à disposition des familles les outils d’observation et d’adaptation pédagogique utilisés en classe.

Mon enfant handicapé a besoin de rééducation à domicile

Mon enfant a besoin d’une continuité de son suivi par son orthophoniste, comment procéder ?

L’arrêté du 25 mars 2020 permet de manière temporaire, pendant toute la période du confinement et jusqu’au 31 mai, aux orthophonistes : 
- de pratiquer à distance par vidéotransmission, une partie de leurs actes, à l’exclusion des bilans. Trois conditions fortes sont émises : l’orthophoniste connaît le patient (ce n’est pas une première consultation), les mineurs doivent être accompagnés par un parent ou un majeur autorisé et les personnes en perte d’autonomie par un aidant. 
- de facturer ces actes à l’assurance maladie.

J’ai un proche en établissement

Quelle est la date effective de fermeture des externats ?

Le Gouvernement a demandé que la fermeture des externats et des accueils de jour puisse être effective au 18 mars au soir et que cette fermeture soit accompagnée obligatoirement d’un dispositif organisant la continuité de l’accompagnement médico-social aux familles : astreinte téléphonique, mise en place de prestations prioritaires au domicile, orientation si besoin vers une structure d’hébergement.

Même si la structure a fermé son activité habituelle, elle doit rester en fonctionnement pour assurer un appui et un suivi de la situation des personnes et de leurs proches aidants. 

Les équipes médico-sociales d’accompagnement restent pleinement mobilisées en appui du parcours de vie des personnes qu’elles accompagnent.

Les établissements et services médico-sociaux sont appelés à déployer sans délai leur plan de continuité et de transformation de l’activité vers le domicile des personnes.

Le confinement a été prolongé jusqu’au 15 avril. Est-ce que mon proche (enfant ou adulte) reste à domicile ou peut retourner en établissement ?

Au regard des recommandations du Haut conseil de santé publique (avis du 30 mars relatif aux principes d’accompagnement des personnes en situation de handicap en période épidémique – en ligne sur le site du haut conseil) et de la prolongation de la durée du confinement, le Gouvernement a décidé le 2 avril que le principe premier général reste celui du confinement à leur domicile des personnes en situation de handicap, en notamment les plus fragiles, afin d’éviter une exposition répétée au virus Covid-19.

Compte tenu des besoins continus d’accompagnement des personnes sur le plan thérapeutique, éducatif et pédagogique, la continuité de l’accompagnement au domicile est donc renforcée.

Ce renforcement passe par une mobilisation conjointe :
  • des équipes des externats enfants et des accueils de jour adultes en appui du domicile des personnes, à distance et en présentiel ;
  • des équipes mobiles médico-sociales (SESSAD, SAVS, SAMSAH) dont les moyens sont à chaque fois que possible renforcés et orientés vers le domicile ;
  • des professionnels de droit commun intervenant à domicile (services de l’aide à domicile, professionnels libéraux).
Une attention particulière est prêtée à la continuité de réponse aux besoins des enfants et des jeunes en situation de handicap dont les externats ont fermé et qui sont accompagnés à temps plein dans les dispositifs de la protection de l’enfance (MECS, assistants et accueillants familiaux).
 
Certaines situations rendent les interventions médico-sociales au domicile complexes ou ne répondent pas au besoin spécifique d’accompagnement de la personne.

Dans ces situations exceptionnelles, et sur autorisation expresse de l’autorité de tutelle (Agence régionale de santé ou Département), une personne qui ne présente pas de fragilité sur le plan de la santé peut être accompagnée de manière individualisée par un professionnel dans les espaces extérieurs d’un établissements médico-social.

Je suis dans l’incapacité de garder mon enfant à domicile au regard de ma situation. Quelle démarche est-ce que je dois faire ?

Votre enfant est habituellement accueilli en externat.

Le Gouvernement décide, par principe de précaution, de privilégier le maintien au domicile des enfants vivant quotidiennement en externat médico-social afin de freiner la circulation du virus et de protéger les enfants les plus fragiles.

Si vous êtes en difficulté pour maintenir à domicile votre enfant, il convient d’appeler sans délai votre établissement, s’il ne vous a pas déjà contacté, pour le signaler. Vous envisagez alors ensemble les solutions d’accueil de votre enfant pour la journée ainsi que les modalités de son accompagnement pour les jours à venir.

Parmi les solutions envisageables, en fonction des ressources disponibles ; des membres de l’équipe habituelle de votre enfant peuvent venir faire des interventions à votre domicile pour assurer les soins et l’accompagnement prioritaires ; un autre établissement du territoire peut également vous proposer d’intervenir ; des aides à domicile peuvent également être mises en place.

En cas de difficulté, vous pourrez joindre à tout moment l’astreinte téléphonique que chaque établissement et service médico-social doit activer à l’attention des familles.

En cas d’impossibilité de maintien à domicile, il pourra vous être proposé d’orienter votre enfant vers une solution d’hébergement temporaire.

Comment joindre l’établissement et le service médico-social qui accompagne habituellement mon proche ?

 Chaque direction met en place un numéro d’astreinte joignable 7 jours sur 7 à l’attention de l’autorité de tutelle et des familles.

Chaque direction a la responsabilité de donner l’information expresse aux personnes et aux familles du numéro qui peut être joint à tout moment en cas de difficulté.

Il appartient à chaque organisme gestionnaire d’organiser les modalités de mise en place de l’astreinte (possibilité d’une 1ère ligne et d’une seconde ligne) et de susciter le cas échéant une coopération entre opérateurs pour un numéro d’appel unique à l’attention des personnes et des familles.

Est-ce que je peux accueillir à mon domicile le week-end mon enfant en structure d’hébergement ?

Afin de freiner la propagation du virus et de protéger les plus fragiles, les experts scientifiques recommandent de limiter les entrées et sorties dans les établissements hébergeant des personnes handicapées.

C’est pourquoi par précaution les entrées et sorties sont suspendues dans les structures d’hébergement. Les sorties du week-end et les séjours extérieurs de loisirs sont interdits jusqu’à nouvel ordre.

Dans le cas de circonstances exceptionnelles, sur avis médical, la direction de l’établissement pourra donner une autorisation exceptionnelle de sortie pour votre proche.

Vous pouvez par ailleurs et si c’est votre souhait, accueillir votre proche jusqu’à nouvel ordre à votre domicile.

A tout moment, vous pouvez joindre l’astreinte téléphonique activée par l’établissement d’accueil de votre proche.

Est-ce que j’ai le droit de visiter mon enfant accueilli en structure d’hébergement ?

Afin de freiner la propagation du virus dans les structures d’hébergement, les visites extérieures, y compris des familles, sont suspendues.

Il est demandé aux familles de bien vouloir observer cette discipline collective visant à protéger toutes les personnes accueillies et notamment les plus fragiles, ainsi que ceux qui les accompagnent.

Si un besoin particulier est motivé afin de préserver l’état de santé général de la personne et sa santé psychologique et comportementale, la direction de l’établissement, sur avis médical, pourra exceptionnellement autoriser la visite du proche aidant.

Le respect des gestes barrière renforcés doit alors être strictement observé (prise de température à l’entrée, nettoyage des mains, visite dans une pièce isolée).

Afin de maintenir le lien avec votre proche, l’établissement facilite les contacts téléphoniques et numériques ; il assure des transmissions quotidiennes sur l’état de santé de votre proche.

Habituellement, un bénévole vient visiter mon fils/ma fille dans sa structure d’hébergement. Ses visites vont-elles se poursuivre ?

Toutes les visites extérieures sont suspendues, à l’exception des visites des intervenants médicaux et paramédicaux extérieurs indispensables.

Le répit pour les aidants

Quelles solutions de répit pour les aidants ?

Les internats ainsi que des accueils temporaires de recours sont maintenus ouverts en nombre suffisant pour permettre des solutions de répit ou des accueils en urgence du domicile.

Les capacités d'accueil temporaire pourront être notamment mobilisées dans les cas où un proche aidant serait malade ou une personne vivant seule ne disposerait plus d’une continuité d’accompagnement suffisante. Il s’agit d’un accueil temporaire en hébergement de 7 à 14 jours renouvelables dans le respect des consignes sanitaires nationales en vigueur.

Pour les personnes déjà accompagnées par un établissement ou service médico-social, elles doivent signaler toute difficulté de maintien du confinement au domicile en appelant le numéro d'astreinte ou le numéro habituel de l'établissement ou service qui les accompagne habituellement. Des solutions de relayage à domicile peuvent être mis en place par les équipes des ESMS et/ou les services de l’aide à domicile (interventions d’1 heure ou plus, ainsi que des promenades accompagnées par un professionnel autour du domicile).

Les solutions de répit sont également mobilisées à destination des assistants et accueillants familiaux qui accompagnent des enfants et jeunes en situation de handicap confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance.

Si les interventions des ESMS et le plan d’aide PCH ne permettent pas d’apporter les solutions de répit adaptées, la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) peut être sollicitée pour proposer des solutions de répit complémentaires afin qu’elle puisse mobiliser un service d’aide aux familles à domicile conventionné dans le cadre d’un crédit d’heures ouvert au trimestre pour la famille.

Les personnes peuvent contacter pout tout cela leur établissement ou service habituel qui devra les aider pour cela.

Les personnes vivant seules à domicile doivent signaler sans délai leurs difficultés à la MDPH de leur département à la Mairie de leur commune.

Je suis parent / aidant d'une personne ou d'un enfant autiste

Retrouvez la Foire aux Questions élaborée par le Groupement national des centres de ressource autisme avec l’appui de la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement.

Découvrez le service dédié à l’accompagnement des adultes isolés, mis en place par le GNCRA : https://gncra.fr/soutien-aux-adultes-autistes. Les adultes autistes, qui auront besoin d'écoute et de conseil, qui rencontrent des difficultés dues à l'isolement et à la solitude pendant cette période de confinement, pourront solliciter un soutien via un formulaire de contact.

Découvrez également le guide, réalisé également par le GNCRA : Conseils pour les personnes autistes adultes pendant le confinement (PDF).

La plateforme d’écoute Autisme Info service est renforcée pour soutenir les familles pendant la période de confinement.

La période de confinement est un moment particulièrement complexe pour les familles d’enfants autistes et les personnes autistes adultes. Comment activer la pair-aidance à distance ? Comment créer des plannings et occuper des enfants qui ont besoin de routines ? Comment assurer dans de bonnes conditions la continuité de la scolarité ? Des professionnels peuvent-ils encore intervenir à domicile ? Comment gérer les crises ? Quels sont les outils pour apprendre aux personnes et enfants autistes les gestes barrières ? Quel soutien pour assurer une continuité des prises de médicaments ? Quels types d’aides sont ou seront mises en place pour pallier les pertes de ressources financières ? 

Contactez Autisme Info Service :
Par téléphone : 0800 71 40 40
Par mail : autismeinfoservice.fr

Mes sorties

Mon enfant avec autisme vit mal le confinement. Puis-je obtenir un assouplissement des règles de sortie ?

Les conditions de sortie pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnant sont désormais assouplies pour notamment accompagner les personnes en grande difficulté au regard de leurs troubles du spectre de l’autisme, déficience intellectuelle, déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles psychiques. Cet assouplissement doit s’accompagner d’un strict respect des gestes barrière impératifs pour la sécurité sanitaire de tous.

Pour les personnes en situation de handicap domiciliées chez elles, leurs parents ou leurs proches :  leurs sorties, soit seules soit accompagnées, en voiture ou non, ne sont pas limitées à 1H, ni contraintes à 1 km du domicile - pour permettre notamment d’aller dans un lieu de dépaysement -, ni régulées dans leur fréquence et leur objet, dès lors que la personne ou son accompagnant justifie aux forces de l'ordre d'un document attestant de la situation particulière de handicap.

S'agissant des déplacements d'un tiers professionnel ou non pour la prise en charge de personnes en situation de handicap : ce déplacement entre dans le cadre des déplacements pour assistance à personnes vulnérables, sans condition de durée ou de distance.
Attention : cette mesure ne fait pas l’objet d’une attestation dédiée, mais consigne est donnée aux préfets et aux forces de l’ordre d’une prise en compte spécifique. Il faut donc toujours pour autant remplir et avoir l’attestation habituelle dérogatoire de déplacement.

Cette mesure vient en complément des mesures prises pour tenir compte des besoins spécifiques des personnes en situation de handicap, comme l’attestation disponible en ligne en Facile à lire et à comprendre (FALC) accessible sur : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/francais-simplifie-falc.

Je suis une personne aveugle ou malvoyante, je veux sortir pour faire mes courses mais je n’arrive pas à remplir de façon manuscrite mon attestation dérogatoire de déplacement. Est-ce que j’ai la possibilité de sortir sans me faire verbaliser ?

L'attestation dérogatoire de déplacement n'est pas nécessaire, à titre exceptionnel, pour les personnes aveugles ou malvoyantes, sous condition de présenter une carte d’invalidité ou un document justifiant d’un tel handicap.

Par ailleurs, si vous êtes accompagné d'un auxiliaire de vie à domicile, ce dernier devra disposer d'une dérogation professionnelle de déplacement.

Mon enfant handicapé vit très mal le confinement. Est-ce possible de l’amener en forêt ou dans un lieu de dépaysement, plus d'une heure et un peu plus souvent ?

Les conditions de sortie pour les enfants et adultes handicapés et leur accompagnant sont assouplies en cas de besoin, dans le strict respect des gestes barrière qui restent obligatoire pour la santé de tous.

L’assouplissement des règles de sortie est fait pour aider les personnes handicapées qui connaissent à cause du confinement des troubles importants du comportement ou une altération de leur santé mentale, et notamment les personnes avec autisme, déficience intellectuelle, déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou troubles psychiques.

Si vous êtes dans ce cas, que vous habitiez seul, chez vos parents ou chez un proche :
  • Vous pouvez sortir seul ou accompagné, plus longtemps (plus d’une heure) et vous pouvez aller plus loin de chez vous (plus d’un km).
  • Vous pouvez sortir à pied ou en voiture.
  • Vous pouvez aller dans un lieu de détente en plein air et ouvert au public.
  • Vous pouvez sortir plus souvent.
Dans tous les cas, vous devez avoir avec vous (ou votre accompagnant pour un enfant) votre attestation dérogatoire de déplacement et tout document qui justifie votre handicap.

Vous montrez les deux documents aux policiers s’ils vous contrôlent.
 
Si votre parent, votre proche ou un bénévole sort avec vous, il doit avoir son attestation dérogatoire de déplacement habituelle pour chaque sortie.
Si un professionnel se déplace pour vous accompagner pour vos sorties, il doit porter sa dérogation professionnelle de déplacement.

Si je n’ai pas de reconnaissance de la MDPH, est-ce qu’un certificat médical suffit pour justifier mon handicap ?

Oui, tout document attestant de votre situation peut être utilisé : pour les enfants TDAH, par exemple, cela peut être une copie du projet personnalisé de scolarisation (PPS) ou du projet d’accompagnement personnalisé (PAP), le certificat médical ou une ordonnance médicale. Si vous ne retrouvez pas de document adéquat, votre médecin traitant ou un de ses confrères peut vous adresser un certificat médical par courriel.

Est-ce que les conditions de sorties sont également assouplies pour les personnes domiciliées dans un établissement médico-social ?

Pour les personnes dont le domicile est un foyer de vie, un foyer d’hébergement, un foyer d’accueil médicalisé, une maison d’accueil spécialisée, les conditions de sorties peuvent être assouplies selon les mêmes conditions, si besoin réel.

Les sorties sont obligatoirement des sorties avec un accompagnement individualisé par un professionnel de l’établissement.

Le professionnel prévoit l’attestation professionnelle de déplacement fournie par son employeur ; la personne accompagnée doit être munie de l’attestation dérogatoire de déplacement.

Le résident et son accompagnant sont autorisés à se promener à plus d’un kilomètre de l’établissement d’hébergement. Ils peuvent sortir plus d’une heure ou plusieurs fois dans la journée.

Les sorties individualisées restent soumises à avis médical ; elles restent contre-indiquées pour les personnes exposées à des complications respiratoires et/ou dont l’état de santé les rend particulièrement vulnérables.

Les conditions sont les mêmes pour les enfants handicapés accueillis en internat pendant la période de confinement. Les sorties sont individualisées, avec un accompagnant, et ne concernent pas les enfants exposés à des complications respiratoires et/ou à risque.

Les sorties sont organisées dans le strict respect des conditions sanitaires actuellement en vigueur, avec application de l’ensemble des gestes barrières.

Les sorties collectives restent strictement interdites jusqu’à nouvel ordre.