Mis à jour le 7 octobre 2020 à 9h00

Comprendre la Covid-19

Les informations présentes sur cette page sont en cours de mise à jour suite aux annonces du Président de la République et du Premier ministre. Le rétablissement du confinement est effectif à partir du jeudi 29 octobre 2020 à minuit.

L'origine du virus

La COVID-19, un nouveau coronavirus
Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau coronavirus, nommé SARS-CoV-2. La maladie provoquée par ce coronavirus a été nommée COVID-19 par l’Organisation mondiale de la Santé - OMS. Depuis le 11 mars 2020, l’OMS qualifie la situation mondiale du COVID-19 de pandémie ; c’est-à-dire que l’épidémie est désormais mondiale.

Les coronavirus sont une famille de virus qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères (comme les détresses respiratoires du MERS, du SRAS ou de la COVID-19).

La dangerosité
La COVID-19 est un virus dangereux parce que :
  • il est très contagieux : chaque personne infectée va contaminer au moins 3 personnes en l'absence de mesures de protection ;
  • une personne contaminée mais qui ne ressent pas encore de symptômes peut contaminer d’autres personnes.

Les symptômes

La COVID-19 peut se manifester par :
  • la fièvre ou la sensation de fièvre (frissons, chaud-froid) ;
  • la toux ;
  • des maux de tête, courbatures, une fatigue inhabituelle ;
  • une perte brutale de l’odorat (sans obstruction nasale), une disparition totale du goût, ou une diarrhée ;
  • dans les formes plus graves : difficultés respiratoires pouvant mener jusqu’à une hospitalisation en réanimation voire au décès.

Comment bien prendre sa température ?

Prendre sa température corporelle permet de déceler l’apparition de la fièvre. On considère qu’une personne a de la fièvre lorsque sa température est supérieure à 38°C le matin ou 38,3°C le soir (pour les enfants, cliquez ici). En général la fièvre n'est pas en elle-même dangereuse.

On peut prendre la température avec plusieurs types de thermomètres.

Thermomètre électronique :
  • par le rectum : état de fièvre si la température dépasse 38°C ;
  • par la bouche : état de fièvre si la température dépasse 37,5°C ;
  • sous l’aisselle : état de fièvre si la température dépasse 37,3°C.
Thermomètre infrarouge :
  • par l’oreille : état de fièvre si la température dépasse 38°C ;
  • sur la tempe : état de fièvre si la température dépasse 37,8°C.
Attention : la prise de température par voie frontale, avec thermomètres frontaux à cristaux, n’est pas recommandée. Cette méthode manque de précision ; de plus, en cas de fièvre d’origine infectieuse, la température frontale en surface peut varier en sens inverse de la vraie température.

Pour plus d’information et de conseils, visitez le site de l’Assurance maladie : https://www.ameli.fr/assure/sante/bons-gestes/petits-soins/prendre-temperature

Délai d’incubation de la maladie

Le délai d’incubation (période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes) de la Covid-19 est de 3 à 5 jours en général, mais peut s’étendre jusqu’à 14 jours.

Catégories de la population les plus touchées

Le virus touche toutes les classes d'âges, y compris les plus jeunes, chez qui on constate aussi des complications ou des formes graves.

L’infection n’a pas les mêmes conséquences chez tous les individus. Nos corps, selon notre immunité, notre âge, nos pathologies associées, ne réagissent pas tous de la même manière au virus. Les plus fragiles sont considérées comme “personnes à risques”, et il existe des recommandations spécifiques de prise en charge dans ces situations.

L'infection à la Covid-19 entraîne des décès surtout chez les personnes âgées et les plus fragiles, présentant des pathologies pré-existantes : les personnes de plus de 65 ans représentent environ 90 % des décès. Cependant, à mi-octobre, la moitié des patients en réanimation ont moins de 65 ans.

Covid-19 et allergies

Être allergique n’est pas un facteur de risque.
  • Les symptômes secondaires à des allergies respiratoires peuvent selon les situations ressembler à la Covid-19, notamment la toux et les difficultés respiratoires lors des crises d’asthme. Cependant, on ne trouve ni fièvre, ni courbatures dans les allergies.Les crises d’asthme sont le plus souvent de courte durée, variables et réversibles, contrairement à l’insuffisance respiratoire liée à la Covid-19 qui est de plus longue durée.
  • Si vous êtes allergique aux pollens, vous pouvez continuer à prendre vos traitements habituels (inhalateurs, comprimés). Il n’existe pas de risque associé aux traitements antiallergiques, y compris les corticoïdes qui sont prescrits à faible dose dans le cadre des allergies.
En cas de doute sur vos traitements pendant l’épidémie de Covid-19, demandez conseil à votre médecin, ou consultez les sites https://www.covid19-medicaments.com ou https://maladiecoronavirus.fr/.

Mutation potentielle du virus

À ce jour, il n’existe pas d’arguments scientifiques suffisamment robustes en faveur de la circulation de plusieurs souches réellement différentes de Covid-19, et donc d’une mutation de ce virus. Les travaux de recherche se poursuivent aujourd’hui pour mieux le connaître.

Il est commun pour un virus de muter et la grande majorité des mutations d’un virus sont neutres, voire bénéfiques à l’homme, c’est-à-dire que le virus évolue généralement vers moins de dangerosité.

Après avoir rencontré un virus, notre organisme développe des défenses immunitaires appelées anticorps, lui permettant de se défendre contre ce virus. Après l’infection au coronavirus, nous ne savons pas encore bien si ces anticorps sont efficaces et pour combien de temps. De premiers cas de nouvelle infection semblent avoir été décrits en Asie.

La transmission

La maladie se transmet par ce qu’on appelle les gouttelettes : il s’agit de sécrétions invisibles qui sont projetées lors d’une discussion, d’éternuements ou en toussant. Les postillons correspondent aux gouttelettes visibles, mais la plupart des gouttelettes ne le sont pas.

Un contact étroit avec une personne malade est le principal mode de transmission de la maladie : notamment lorsqu’on habite ou travaille avec elle, qu’on a un contact direct à moins d’un mètre lors d’une discussion, d’une toux ou d’un éternuement, sans mesures de protection.

Le contact avec des mains non lavées ou des surfaces souillées par des gouttelettes est également à risque de contamination.

La maladie se transmet :
  • par projection de gouttelettes (comme les postillons) contaminées par une personne porteuse : en toussant, éternuant ou en cas de contacts étroits en l’absence de mesures de protection (distance physique, mesures barrières, port du masque). Les gouttelettes contaminées sont inhalées par la personne saine, et déclenchent la maladie ;
  • par contact direct physique (poignée de main, accolade, bise...) entre une personne porteuse et une personne saine. Le virus est ensuite transmis à la personne saine quand elle porte ses mains à la bouche ;
  • par contact indirect, via des objets ou surfaces contaminées par une personne porteuse. Le virus est ensuite transmis à une personne saine qui manipule ces objets, quand elle porte ses mains à la bouche ;
  • par l’air, essentiellement dans un espace confiné.
La meilleure des protections : les mesures barrières, les mesures de distanciation physique et l’aération régulière des pièces.

Distanciation sociale préconisée

Vivre avec un malade sans être contaminé

Si l’on vit avec un cas Covid-19 à domicile, afin de ne pas être contaminé, il faut respecter scrupuleusement les gestes barrières et les mesures d’isolement disponibles sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé afin de ne pas être contaminé.

Le respect de ces règles est indispensable car le risque de contamination est important.

Limiter la contagion par la distanciation physique

Une personne malade peut contaminer un certain nombre de nouvelles personnes : ce nombre correspond au taux de reproduction, aussi appelé le R effectif (Reff).

Le nombre de reproduction de la COVID-19, est une estimation (sur les 7 derniers jours) du nombre moyen de personnes contaminées par un porteur du virus.
Alors que le R0 indique le nombre de reproduction initial (soit en début d’épidémie) le Reff, lui, désigne le nombre de reproduction pendant la crise.

Par conséquent :
  • si le Reff est supérieur à 1 (R=1,5 par exemple) : l’épidémie se poursuit et le nombre de nouveaux cas augmente ;
  • si le Reff est inférieur à 1 (R=0,5 par exemple) : l’épidémie s’atténue et le nombre de nouveaux cas décroît.
Pour diminuer le R, plusieurs solutions existent : respecter scrupuleusement les mesures barrières, la distanciation physique, et les règles fixées par le Gouvernement et les collectivités territoriales dans votre département.

Transmission par les surfaces souillées

À ce jour, les recherches suggèrent que le virus peut dans certaines conditions rester infectieux jusqu’à quelques heures sur une surface contaminée. C’est pour cela qu’il est vivement recommandé, par mesure de précaution, de nettoyer les surfaces fréquemment et récemment touchées par des mains potentiellement contaminées pour connaître les conseils de nettoyage des surfaces). Selon les dernières publications scientifiques, le virus se dégrade après quelques heures sur une surface et n’est donc plus dangereux : le nettoyage des surfaces n’est donc plus nécessaire.

Cela implique que :
  • il n’est pas utile de désinfecter le sol, les murs ou le courrier car ce sont des surfaces qui passent peu de main en main ;
  • quand on touche certaines surfaces fréquemment manipulées par d’autres (boutons de porte ou d’ascenseur, caddies de supermarché), il faut se laver ou se désinfecter les mains avant, éviter de se toucher le visage et bien se laver ou désinfecter les mains après ;
  • quand on sort, c’est le respect des gestes barrières et des mesures de distanciation sociale qui permet de se protéger efficacement du virus.

Nettoyage des surfaces potentiellement contaminées

De l’avis des experts, la charge virale du virus, c’est-à-dire sa capacité à contaminer, diminue très rapidement dans le milieu extérieur et, en quelques minutes, celui-ci n’est plus contaminant.

Selon les dernières publications scientifiques, le virus peut, dans certaines conditions, survivre sous forme de traces plusieurs heures à plusieurs jours sur une surface contaminée par des gouttelettes. Mais il s’agit de matériel génétique, et non pas de virus vivant.

Par principe de précaution, il peut toutefois être utile de nettoyer les surfaces fréquemment et récemment touchées par les mains d’autres personnes, notamment quand elles sont visiblement souillées.

Cela implique que :
  • il n’est pas utile de désinfecter le sol, les murs ou le courrier car ce sont des surfaces qui passent peu de main en main
  • quand on touche certaines surfaces fréquemment manipulées par d’autres (boutons de porte ou d’ascenseur, caddies de supermarché), il faut avant tout éviter de se toucher le visage et bien se laver les mains de retour à domicile ;
  • quand on sort, c’est le respect des mesures barrières et des mesures de distanciation sociale qui permet de se protéger efficacement du virus.

Pas de transmission par les moustiques

Il n’existe pas de preuve de transmission du virus ni par les moustiques, ni par aucun autre insecte ou animal.

Pas de contamination par l'eau

À ce jour, il n’a pas été rapporté de contamination par l’eau.

Rôle de la chaleur sur le virus

Le virus ne semble pas sensible aux variations de température : il est présent simultanément dans l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud, donc en été comme en hiver.

Nous savons en revanche que la forte chaleur tue efficacement le virus lors du lavage du linge en machine : il est recommandé de choisir un programme incluant au moins 30 minutes à 60°C afin de décontaminer correctement le linge.

Les animaux de compagnie et le virus

Au vu des connaissances actuelles, les animaux de compagnie ne transmettent pas le virus Covid-19. Ce virus se transmet d'homme à homme mais il peut vivre quelques heures sur le pelage d'un animal.

Pour éviter toute contamination et comme recommandé par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) :
  • séparez les animaux des personnes malades ou présumées malades ;
  • ne laissez pas l'animal vous lécher le visage ;
  • lavez-vous les mains avant et après avoir caressé un animal ;
  • ne maltraitez pas votre animal en le nettoyant avec des produits inadaptés :il n'est pas utile de laver un animal qui sort en promenade et l'usage de produits inadaptés (eau de javel...) peut être assimilé à une véritable maltraitance et ferait souffrir votre animal sans aucun bénéfice, ni pour vous ni pour lui.

Pas de preuve de risque lié aux aliments

Au vu des informations disponibles à ce jour, le passage de la Covid-19 de l’être humain vers une autre espèce animale semble peu probable, et l’éventuelle contamination des denrées alimentaires d’origine animale à partir d’un animal infecté par la Covid-19 est exclue.

La principale recommandation est de continuer à respecter les règles d’hygiène habituelles lors de la manipulation et de la préparation des denrées alimentaires.

Faire ses courses en respectant les mesures barrières

Il n’y a pas de risque à faire ses courses si on respecte les mesures barrières et la distanciation physique.

Si vous le pouvez, nettoyez également la poignée de votre caddie avec une lingette ou le gel hydro-alcoolique mis à disposition par les commerces.

Le courrier postal peut continuer

Il n’existe aucun risque de contamination par le courrier ou les colis. La Poste continue également son travail de distribution du courrier pendant l’épidémie.

Les effets du confinement sur la situation sanitaire en France

Selon une étude de l’École des hautes études de santé publique, le confinement aura permis d’éviter au moins 62 000 décès le premier mois.

Il a permis de faire baisser le taux de circulation du virus et d’éviter l’engorgement des hôpitaux : il aurait fallu plus de 105 000 lits de réanimation, alors que nous n’en comptions que près de 10 000.
 

Vivre avec une personne guérie du Covid-19 : risques et bonnes pratiques

En l’état actuel des connaissances, selon le Haut Conseil de la Santé Publique, les malades guéris peuvent à nouveau rentrer en contact avec d’autres personnes après la levée de l’isolement strict.

Critères de levée de l’isolement strict :
  • il faut attendre au moins 8 jours (10 jours pour les sujets à risque) après le début des symptômes,
  • et 48 heures de disparition d’éventuelles difficultés respiratoires et de fièvre (< 37.8 °C, mesurée par 2 mesures rectales dans la journée, sans prise d’antipyrétique/paracétamol).
Le risque de contamination est faible avec les personnes présentant ces critères de guérison. Il n’est néanmoins pas totalement exclu : il a été décrit des situations de survie un peu plus longue du virus.

Avec une personne guérie comme avec le reste de la population générale, continuez d’appliquer la distanciation physique et les mesures barrières.

Le dépistage

La stratégie de dépistage des autorités sanitaires


Les tests virologiques (RT-PCR) sont effectués dans des centres de dépistage dont la liste est disponible sur le site Internet sante.fr ou sur le site Internet de votre Agence régionale de santé.
 
  • Vous pouvez bénéficier d’un test de dépistage, à votre demande et sans prescription médicale, sans même présenter de symptômes. Il est intégralement pris en charge par l'assurance maladie. Ces dispositions sont également applicables aux personnes qui ne sont pas assurés sociaux. Les personnes présentant des symptômes, les cas contacts et les personnels soignants ou assimilés sont testés en priorité.
 
  • Si vous avez été identifié comme cas contact, vous serez contacté par les services de l’Assurance Maladie qui vous demanderont de rester en isolement et vous indiqueront quand réaliser votre test (immédiatement si vous vivez dans le même foyer que la personne contaminée, ou en observant un délai de 7 jours après votre dernier contact avec cette personne, si vous ne vivez pas avec elle). Vous devrez alors prendre rendez-vous dans un lieu d’examen médical. Aucune prescription médicale ne vous sera demandé.
 
  • Certains publics peuvent également être ciblés dans le cadre de campagnes spécifiques de dépistage : personnes fragiles, habitants d’une zone ou d’un département où le virus circule plus activement, résidents de structures d'hébergement collectif et personnels exerçant dans ces structures en cas de premier cas confirmé, territoires identifiés comme vulnérables en raison de leur densité ou de l’éloignement de l’accès aux soins.
 

Différence entre les 2 grands types de tests utilisés dans la lutte contre la Covid-19 : tests diagnostiques virologiques (RT-PCR) et tests sérologiques


 
  Tests diagnostiques virologiques
(RT-PCR)
Tests sérologiques
Principe Détecter la présence du virus Détecter la présence d’anticorps au virus
Réponse à la question "Suis-je infecté en ce moment ?" "Ai-je été en contact avec le virus ?"
Fiabilité Très bonne
Méthode de référence validée
Trop d’incertitudes sur la fiabilité des tests et l’immunité
Développement et évaluation toujours en cours par les scientifiques
Prélèvement Écouvillonnage naso-pharyngé par un professionnel de santé équipé Sanguin
Durée d’analyse Quelques heures Quelques minutes à quelques heures
 
Les tests par PCR, dont l’objectif est de casser la chaîne de transmission du virus en détectant les personnes contaminées, sont les tests utilisés en France dans le cadre d’opérations de dépistage concernant les publics les plus vulnérables ainsi que les soignants. Ils seront progressivement élargis, en priorisant les contacts rapprochés des personnes contaminées ou jugées “à risque”. Les tests sérologiques n’apportent à ce jour aucune information fiable sur une possible contamination, protection ou sur le statut immunitaire. Ils ne sont donc pour le moment pas recommandés pour le dépistage ou pour savoir si l’on est immunisé. Le Gouvernement travaille néanmoins au déploiement sélectif des sérologies dans certaines indications limitées, toujours en lien avec les scientifiques qui nous permettent de définir les meilleures conditions d’utilisation de ce nouvel outil.

De nouveaux types de tests par PCR sont à l’étude, notamment via des prélèvements salivaires qui permettraient une mise à disposition plus rapide des résultats.

Trouvez plus d’informations sur les tests et dépistages sur cette page.
 

 

La prise de température est-elle un bon moyen pour le dépistage du COVID-19 ?

Selon le Haut Conseil de la Santé Publique, la prise de température dans les établissements recevant du public, les entreprises et les transports, n’est pas utile pour dépister la Covid-19. En effet, la fièvre n’est pas toujours présente chez les malades (asymptomatiques, pré-symptomatiques) et elle peut être masquée par des médicaments. De plus, les contrôles risquent de diffuser le virus.

Ainsi, la prise de température dans un objectif de dépistage n'apparaît pas comme une mesure fiable pour repérer les personnes infectées ; le dépistage par prise de température n’est donc pas recommandé.

Il convient de favoriser l’auto-surveillance, la déclaration spontanée et la consultation d’un médecin en cas de symptômes évocateurs de Covid-19.
 

Les traitements

État des recherches sur les traitements

Les patients infectés par la Covid-19 bénéficient aujourd’hui de traitements symptomatiques, c’est-à-dire visant à soulager les symptômes.
Il n’existe pas encore de traitement spécifique efficace, validé et approuvé contre le virus, d’où l’importance de freiner la propagation par les mesures barrières et les mesures de distanciation physique.

En savoir plus

Plusieurs traitements sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS, pour être utilisés contre la Covid-19. Il y a de nombreuses pistes thérapeutiques potentielles, mais dont l’efficacité et l’innocuité (c’est-à-dire le fait de ne pas être toxique) doivent être démontrées. De nombreux autres essais cliniques, sur d’autres molécules, sont en cours. Pour le moment aucun médicament n’est favorisé ; aucun traitement spécifique n’est donc validé.

Qu'est-ce qu'un essai clinique ?

C’est une étude scientifique réalisée pour évaluer l’efficacité et la sécurité d’une méthode diagnostique ou d’un traitement.

Le plus souvent, on compare deux groupes de malades de même profil. Dans un groupe, on donne le nouveau traitement testé, et dans un autre groupe, on donne un comparateur (placebo ou traitement normalement utilisé).

À l’issue de l’essai, on évalue si le nouveau traitement est plus efficace ou pas, et on évalue les risques qu’il présente pour les malades. C’est donc une étape indispensable pour obtenir la preuve de l’efficacité d’un traitement, et ne pas exposer les malades à des risques liés au médicament.

Attention aux anti-inflammatoires (ibuprofène)

De manière générale, l’auto-médication par anti-inflammatoires doit être proscrite : il semblerait que les anti-inflammatoires non stéroïdiens puissent être un facteur d’aggravation de l'infection.

➜ Dans le cas d’une infection au COVID-19, le paracétamol est recommandé. Si vous êtes déjà sous anti-inflammatoires ou en cas de doute, demandez conseil à votre médecin ou consultez le site https://www.covid19-medicaments.com.

Vente de paracétamol

La vente de paracétamol n’est pas limitée, mais il faut respecter les modalités d’usage : 1g toutes les 6h maximum.

Néanmoins, pour garantir sa disponibilité, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a décidé que :
 
  • les pharmaciens ne peuvent délivrer, sans ordonnance, qu’une seule boîte de paracétamol (500 mg ou 1g) par patient ne présentant aucun symptôme, ou deux boîtes (500 mg ou 1g) en cas de symptômes (douleurs et/ou fièvre) ;
  • la vente sur Internet des médicaments à base de paracétamol, d'ibuprofène et d'aspirine est suspendue.

Point d'étape sur l'utilisation de la chloroquine

À ce stade, l’efficacité de la chloroquine, de l’hydroxychloroquine ou de l’azithromycine dans le traitement de l’infection au COVID-19 n’a pas été scientifiquement démontrée.

En savoir plus

Le Haut Conseil de Santé Publique préconise de ne pas utiliser ce traitement en l’absence de recommandation, à l’exception des cas graves à l’hôpital sur décision collégiale des médecins et sous surveillance stricte.

En l’absence de toute donnée probante, le Haut Conseil exclut pour le moment toute prescription dans la population générale et pour des formes non sévères.

Gestion des stocks de médicaments destinés à la réanimation

À la fin de l’été, la France a reconstitué son stock de médicaments destinés à la réanimation : ils peuvent être utilisés pour 29 000 malades, soit le double du nombre de malades de la première vague.

La recherche

Organisation de la recherche autour du virus en France


Le monde de la recherche est mobilisé :
  • la France est le seul pays européen à avoir initié un programme de recherche clinique sur la COVID-19 dès le 22 mars. Des équipes travaillent sur plusieurs pistes de traitement à Paris, Marseille ou encore Lyon ; les protocoles ont commencé. C'est la première fois que la communauté scientifique française mène un effort de recherche d’une telle ampleur, en temps réel, au cours d'une épidémie ;
  • de nombreux programmes français et européens et des essais cliniques sont en cours afin d’améliorer le diagnostic, la compréhension et la prise en charge de cette maladie ;
  • la France participe activement aux initiatives mondiales de recherches scientifiques. Tous les travaux sont mis en ligne en code source ouvert et en libre accès pour partager le maximum de données scientifiques.

Afin de soutenir l’effort de recherche :
  • les ministères des Solidarités et de la Santé, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’Agence Nationale de la Recherche, l’INSERM… sont mobilisés ;
  • 8 millions d’euros ont été débloqués par les ministères en soutien et à la coordination de la réponse scientifique à la propagation du virus ;
  • un fonds d’urgence de 50 millions d’euros pour lutter contre l’épidémie ainsi que le réinvestissement de 5 milliards d’euros supplémentaires dans la recherche sur les dix prochaines années a été annoncé par le président de la République.

État des recherches sur les vaccins

Il n’existe pas de vaccin contre la Covid-19 pour le moment mais plusieurs laboratoires publics ou privés, français comme internationaux, sont entrés dans des phases de tests.

L’Union européenne a procédé à la pré-commande de doses pour ses citoyens auprès des laboratoires les plus avancés dans leur recherche. La mise à disposition des doses ne se fera toutefois qu’après avoir obtenu deux garanties qui font l’objet des tests en cours :
  • le vaccin est fiable ;
  • il n’est pas toxique.
 

Bactérie Prevotella


À ce jour, il n’existe aucune preuve d’un rôle de la bactérie Prevotella dans l’infection à la Covid-19. Quelques travaux en prépublication explorent le sujet, mais sont discutés par le reste de la communauté scientifique car ils n’apportent pas d’argument robuste en faveur de cette hypothèse. Aucune équipe française n’a travaillé sur le sujet à ce jour.
 

Maladie de Kawasaki


La maladie de Kawasaki est une maladie inflammatoire connue, qui se développe chez l’enfant, et dont les causes sont peu claires. Son déclenchement pourrait être favorisé par une infection virale aspécifique.

Il faut suspecter une maladie de Kawasaki chez un enfant ayant pendant plus de 5 jours une fièvre élevée (supérieure à 39,5°C) et non réduite par le paracétamol, et présentant d’autres signes cliniques (conjonctivite, atteinte buccopharyngée, éruption cutanée, atteinte des extrémités, adénopathies cervicales). En cas de doute, appelez votre médecin.

C’est une pathologie rare (environ 1 enfant sur 10 000), possiblement grave, mais pour laquelle on dispose de traitements. Avec une bonne prise en charge, la guérison est la plupart du temps totale en 2 mois.

Une accumulation possiblement anormale de maladies de Kawasaki a été observée par certains chercheurs et pédiatres en France et à l’étranger. Les chercheurs travaillent activement afin de savoir s’il existe un lien entre la maladie de Kawasaki et la Covid-19.

Néanmoins, la maladie de Kawasaki ne semble vraisemblablement pas être une autre présentation de la Covid-19. La Covid-19 étant une maladie virale (comme d’autres), il est donc plausible que des enfants, suite au contact avec la Covid-19, développent une maladie de Kawasaki à terme, comme c’est le cas pour les autres infections virales.

La Direction générale de la Santé reste néanmoins vigilante et en lien permanent avec les chercheurs, les sociétés savantes et l’agence nationale de santé publique sur ce sujet.