16 octobre 2018 - Actualité

Il faut plus que jamais lutter contre le gaspillage alimentaire

La journée nationale contre le gaspillage alimentaire, ce mardi 16 octobre 2018, est l’occasion de faire le point sur les initiatives qui positionnent la France comme l’un des pionniers en la matière. Mais les efforts doivent continuer.
 

Adoptée le 11 février 2016 par le Parlement, la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire a provoqué un changement dans les comportements des Français. D’après l’antenne française du Programme alimentaire mondial des Nations unies, elle aurait permis de faire augmenter de 22% les dons aux associations d'aide alimentaire en France.

Malgré cette prise de conscience, le gaspillage alimentaire est toujours une réalité. Chaque année en France, 10 millions de tonnes de denrées finissent à la poubelle. Pire, près de 2 millions de tonnes de nourriture encore consommable sont jetées.

Dès 2013, le Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire visait à diminuer par deux le gaspillage alimentaire en France d’ici à 2025.

Fin 2017, le Premier ministre Édouard Philippe avait réaffirmé l’engagement de l’État dans ce combat : “Le gaspillage alimentaire est un scandale social et un non-sens écologique”, avait-il déclaré lors de la conclusion des États généraux de l’alimentation, le 21 décembre 2017. “Nous encourageons davantage les dons, en intégrant cet enjeu à la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises”.

L’antigaspi : une lutte qui se poursuit en 2018

En 2018, la lutte contre le gaspillage alimentaire s’intensifie avec le vote de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable, le 2 octobre dernier à l’Assemblée nationale.

Grâce à cette loi, la restauration collective et à l’industrie agroalimentaire sont également contraints à proposer leurs invendus au don alimentaire. Avec trois milliards de repas servis par an, la restauration collective devient un levier majeur de la lutte contre le gaspillage alimentaire dans les années à venir.

À cet effet, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a publié un guide à destination des professionnels de la restauration collective. On y retrouve des conseils pour réaliser un diagnostic des denrées alimentaires jetées. L’objectif : quantifier le gaspillage et estimer son coût, puis identifier les leviers d’amélioration, définir et mettre en place des solutions pour le réduire.

Des applications pour lutter à son échelle

Au quotidien, il existe des applications mobiles pour éviter de jeter de la nourriture. Parmi elles, “Save” ou “Sauver ce qui se mange” propose des recettes avec les produits restant dans son réfrigérateur. Pour mieux gérer ses stocks, “Peristock” informe par SMS lorsque la date de péremption des produits achetés approche.
Dans un autre registre,“Optimiam” et “Too good to go”  indiquent aux utilisateurs les magasins qui se débarrassent de leur surplus. Un moyen de faire des économies en agissant contre le gaspillage de nourriture.