dernière modification le 9 octobre 2018

Les dispositifs de crise

La cellule interministérielle d’aide aux victimes (CIAV)

Le Premier ministre peut décider de l’ouverture de la Cellule Interministérielle d’Aide aux Victimes (CIAV) lors de la survenance d’un attentat terroriste faisant un grand nombre de victimes sur le territoire de la République, cellule dont la direction est assurée par le directeur du CDCS.

La CIAV est pendant la phase d’urgence l’interlocuteur institutionnel des victimes et de leurs familles. Elle centralise en temps réel l’ensemble des informations concernant l’état des victimes, informe et prend en charge leurs proches et coordonne l’action de tous les ministères intervenants, en relation avec le Parquet.

La CIAV est hébergée par le Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Elle est constituée d’équipes pluridisciplinaires et interministérielles : ministères des affaires étrangères, de l’intérieur, de la justice, de la santé et des affaires sociales, Fonds de Garantie des victimes d’actes de Terrorisme et d’autres Infractions, associations conventionnées (France Victimes, FENVAC et AFVT).

En cas d’activation de la CIAV un numéro de téléphone dédié est ouvert et communiqué par tout moyen via les médias et réseaux sociaux.

La CIAV établit un lieu d’accueil unique pour les victimes et/ou leurs proches (le centre d’accueil des familles), afin de leur permettre de se signaler, d’être informés de la situation de la personne recherchée, de bénéficier d’un soutien psycho-traumatologique adapté et de fournir le cas échéant les éléments nécessaires à la cellule ante mortem. La CIAV est également présente auprès des structures de médecine légale pour l’accueil des familles

En cas d’événement survenant en province, la Cellule interministérielle d’aide aux victimes met à disposition du préfet une équipe afin de l’assister dans l’accompagnement et l’aide aux victimes et à leurs proches et la mise en place du lieu d’accueil des victimes et de leurs proches.

La cellule d’information du public (CIP)

En cas d’évènement terroriste sur le territoire, le préfet de département peut mobiliser une réponse téléphonique, dite Cellule d’Information du Public (CIP), chargée d’assurer une réponse fiable et personnalisée aux appelants, de diffuser des consignes de comportements, de recueillir des informations et de réorienter les appels le cas échéant.

La CIP est en lien direct avec le centre opérationnel départemental et peut recueillir tous les éléments susceptibles de concourir à l’identification des victimes.

La CIP est un outil d’information, de communication et de gestion de la crise. Elle est fermée sur décision du préfet de département, une fois la situation stabilisée et sécurisée, l’identification et la prise en charge des victimes assurées.

Les lieux d’accueil des victimes et des proches

Différents lieux d’accueil peuvent être ouverts pour la prise en charge des victimes et de leurs familles lorsqu’un attentat est commis.

  1. A proximité du lieu de l’évènement, un centre d’accueil des impliqués (CAI) peut être ouvert très rapidement pour regrouper et accueillir toutes les personnes non blessées physiquement, présentes ou à proximité de l’attentat. Le CAI va permettre de dénombrer, identifier et réconforter tous les impliqués, notamment ceux qui auraient fui la zone de l’évènement. Ils seront pris en charge par la cellule d’urgence médico-psychologique, ou orientés le cas échéant, vers un établissement de santé.
  2. Le centre d’accueil des familles (CAF) a pour objectif de permettre aux personnes recherchant un proche qui pourrait être victime de l’évènement, de se signaler, d’être informées de la situation de la personne qu’elles recherchent, de bénéficier d’une prise en charge médico-psychologique adaptée et, le cas échéant, de fournir les éléments nécessaires au service enquêteur pour l’identification.

    Le CAF est généralement mis en place quelques heures après les faits. Différents services contribuent à son fonctionnement, notamment le parquet, les services enquêteurs police/gendarmerie, la cellule d’urgence médico-psychologique, les associations agréées de sécurité civile, les personnels de la préfecture et des collectivités territoriales. Les équipes du CAF travaillent en lien étroit avec celles de l’institut médico-légal et de la cellule interministérielle d’aide aux victimes.