18 janvier 2019 - Actualité

Grand débat : une première réunion de mobilisation avec les maires

Sébastien Lecornu et près de 40 maires ont participé à la première réunion de mobilisation des élus locaux dans le cadre du grand débat national.
 
Le 17 janvier, le ministre chargé des Collectivités territoriales a réuni près de 40 élus locaux de convictions politiques différentes et venus de toute la France pour échanger sur le grand débat national. Co-coordinateur du grand débat, Sébastien Lecornu a répondu à l’ensemble des interrogations des maires présents et réaffirmé le rôle central de ces derniers.

Les maires au cœur du grand débat

Dans une lettre adressée aux maires, Sébastien Lecornu a rappelé le rôle essentiel que peuvent jouer les élus locaux dans le grand débat. Une vision réaffirmée lors de la réunion du 17 janvier : le souhait exprimé par le ministre est "que le maire devienne le tiers de confiance et l’animateur d’une agora locale."

Pour ce faire, le Gouvernement "va laisser beaucoup de libertés aux élus dans la manière de faire", c’est-à-dire d’organiser et d’animer les consultations. "Le président de la République et le Premier ministre ont souhaité que tout cela se fasse sur une mobilisation citoyenne, volontaire, souple."

Les maires occupent une place particulière dans le quotidien des Français. Ainsi, ils ont naturellement un rôle important à jouer dans cette consultation nationale au plus proche des citoyens. "Au fond, la vraie démocratie de proximité dans ce pays, ça reste l’échelle communale", a souligné Sébastien Lecornu.

Le ministre souhaite une concertation et un débat spécifique avec les élus locaux. "J’ai proposé à mes collègues élus (…) de nous revoir assez vite et que cette famille de maires (…) soit un comité de suivi amical et informel mais direct et franc pour s’assurer que dans l’art de l’exécution des débats, les choses se font bien, que s’il y a des difficultés pratiques, on arrive à les lever."

Des questions pratiques aux propositions d’amélioration

Cette première réunion a permis à chaque maire présent d’exprimer ses attentes, ses interrogations ou ses inquiétudes concernant le grand débat.

"On a traité évidemment pas mal de questions pratiques parce que l’organisation d’un débat, c’est aussi des questions pratiques", a déclaré le ministre chargé des Collectivités territoriales. Parmi elles, des points portant sur le site internet granddebat.fr ou encore sur la manière d’organiser un débat sans avoir une salle à disposition.

Des propositions sont aussi ressorties des interventions des représentants communaux. Certaines ont été retenues pour améliorer le fonctionnement du grand débat comme, par exemple, la mise en place de tutoriels vidéo pour aider à l’organisation des réunions. Cette proposition devient déjà réalité puisque les premières vidéos ont été mises en ligne récemment sur les réseaux sociaux de Gouvernement.fr.

Des garants pour assurer l’impartialité et la transparence des restitutions

Le ministre a rappelé qu’un collège de cinq garants s'assurera de la neutralité des restitutions, pour faire en sorte que ces dernières se fassent en toute transparence. Deux garants ont été désignés par le Gouvernement et trois respectivement par le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat et le président du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Les modalités techniques de remontées seront précisées en début de semaine, selon le ministre.

Les premiers pas du grand débat

Débuté le mardi 15 janvier, le grand débat est désormais bien lancé. A ce jour, près de "600 débats ont été déclarés" sur la plateforme granddebat.fr et une centaine ont déjà eu lieu selon la secrétaire d'Etat, Emmanuelle Wargon.

Après les maires, le ministre a rencontré avec sa collègue Emmanuelle Wargon les préfets pour les sensibiliser aux modalités du grand débat. "C’est la première fois qu’à l’échelle du pays, on organise quelque chose de la sorte. Donc comme c’est inédit, il faut qu’on arrive à faire intelligence commune de tout cela et c’est en s’appuyant beaucoup sur des engagés de terrain, quelles que soient leurs convictions politiques, qu’on va arriver à faire de belles choses", a-t-il déclaré.

Dès le 21 janvier, les contributions en ligne sont ouvertes et chaque citoyen peut s’exprimer directement sur la plateforme granddebat.fr.