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6 février 2019 - Actualité

General Electric : 50 millions d'euros consacrés à la ré-industrialisation

General Electric n'a pas tenu son engagement pris en 2015 lors de la reprise de la branche énergie d'Alstom : créer 1 000 emplois en France. Pour compenser, l'entreprise va consacrer 50 millions d'euros à la ré-industrialisation des territoires concernés.
 
Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher ont tenu, en présence de la direction du groupe General Electric (GE), un comité de suivi pour faire le bilan, fin 2018, des engagements pris par l’entreprise lors de l’acquisition de la branche énergie d’Alstom en 2015, notamment la création de 1 000 emplois nets.

Verdict : l’objectif contractuel de General Electric (GE) n’a pu être rempli par le groupe : seuls 25 emplois nets ont été créés fin 2018. Raison : "l’évolution des marchés de l’énergie, et l’accélération de la transition énergétique limitant fortement le marché des turbines à gaz, n’ont pas permis d’atteindre cet objectif", a indiqué un communiqué du ministère.

50 millions d'euros de pénalitéS

En conséquence de quoi, conformément aux engagements passés, General Electric va devoir verser 50 millions d'euros de pénalités à l’État. Cette somme, a indiqué le ministère de l’Économie et des Finances, ira abonder un fonds de réindustrialisation. Ce fonds sera piloté par un comité présidé par une personnalité spécialiste de l’industrie qui associera, outre des représentants désignés par l’entreprise, les collectivités concernées, notamment la Ville de Belfort, ainsi que les services de l’État.

investir dans les énergies renouvelables

General Electric a toutefois souligné les investissements à hauteur de 1 milliard d’euros que le consortium avait réalisés en France. Le groupe industriel a notamment mis l’accent sur ses intentions de développement à long terme dans le domaine des énergies renouvelables. Ainsi, "le projet d’intégration des activités de réseaux électriques au sein de la division énergies renouvelables (40 00 personnes, 14 milliards d'euros de chiffres d’affaires) permettra de conforter la localisation en France des centres de décision relatifs à ces activités, notamment pour l’éolien offshore", indique le ministère.