Ordinateurs et autres produits électroniques jetés en vrac

Gaspillage : il sera bientôt interdit de jeter les invendus

Pour lutter contre d'intolérables situations de gaspillage et afin de favoriser le don et le recyclage de produits, il sera bientôt interdit aux producteurs, importateurs et distributeurs de produits non-alimentaires de jeter leurs invendus.
 

Le gaspillage des invendus non-alimentaires, ça représente quoi ?

Vêtements, électroménager, produits d’hygiène et de beauté… Le gaspillage de ces produits est immense : près de 800 millions d’euros de produits non-alimentaires neufs et invendus sont détruits chaque année. C’est cinq fois plus que les dons de ces mêmes produits.

Aujourd’hui, comment les invendus sont-ils gérés ?

Aujourd’hui, chaque établissement peut gérer ses invendus comme il l'entend : la plupart sont détruits et sont ainsi source d’un immense et intolérable gaspillage de matière.

Et demain ?

Le Premier ministre l'a annoncé ce mardi 4 juin : au plus tard fin 2021 ou fin 2023 selon les cas, il sera interdit de jeter des produits non-alimentaires. La loi imposera aux producteurs, importateurs et distributeurs de donner, réemployer, réutiliser ou recycler leurs invendus.

L’idée à terme est de réduire au maximum le nombre d’invendus grâce à une meilleure gestion des stocks, et de favoriser l’économie sociale et solidaire à travers le don.

Cette mesure figurera, parmi bien d’autres, dans le projet de loi sur l’économie circulaire préparé par la secrétaire d’État Brune Poirson, et qui sera présenté en Conseil des ministres en juillet.

C’est une première mondiale. Après avoir été précurseur dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, la France devient aujourd’hui le premier pays à se doter d’une telle politique de lutte contre l’élimination des invendus.