Et si on produisait tous moins de déchets ?

À l’occasion de la Journée mondiale du recyclage, zoom sur des actions quotidiennes pour limiter nos déchets.
 

Des actions concrètes pour limiter ses déchets

Au quotidien, de nombreux gestes peuvent nous permettre de réduire la quantité de déchets que nous dégageons. Adoptés collectivement, ces comportements redéfinissent et impactent positivement nos modes de consommation :
 
  • Le tri des déchets représente un acte fondamental pour l’environnement : il permet de séparer les éléments recyclables (emballage carton, papier, verre, métal, etc.) des autres déchets ménagers (couches, sachets de thé, etc.). Sans ce tri effectué par chaque acteur, le recyclage est impossible à mettre en place.
     
  • On estime que d’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Pour endiguer ce phénomène, nous pouvons veiller au quotidien à acheter moins de produits emballés et à préférer la vente en gros. Par exemple, au lieu d’acheter des bouteilles de lessive, préférons des éco-recharges : cela consiste à garder le même contenant pendant des années et à ne remplacer que son contenu.
     
  • Bien que recyclable, le papier impacte l’environnement tout au long de son cycle de vie, de l’extraction de la matière première à sa transformation, sa fabrication, sa distribution, son utilisation et son traitement comme déchet. Imprimer moins et en recto-verso, utiliser le papier usagé comme brouillon avant de le jeter… Combinées, ces attitudes permettent d’utiliser ce produit de manière plus responsable.
     
  • « Non à la pub » : dans les boîtes aux lettres, les publicités représentent 15 kilos de déchets annuels par personne. La solution : se munir d’une vignette « STOP PUB » à coller sur sa boîte.
     
  • Donner une seconde vie aux produits électroniques : plutôt que de jeter, pourquoi ne pas réparer ? Les petits composants électroniques sont souvent à l’origine de pannes ou de dysfonctionnement d’appareils. Leur réparation est un moindre coût pour le consommateur et rallonge la durée de vie des produits

L’état s'engage également pour une économie circulaire

Chaque année, la France produit près de 38 millions de tonnes de déchets ménagers soit presque 500 kg par personne. Autant de matières premières puisées, épuisées et jetées.

Pour dépasser ce modèle linéaire, le Gouvernement a dévoilé en avril 2018 la Feuille de route pour l’économie circulaire regroupant 50 mesures concrètes pour mieux produire, mieux consommer et mieux gérer nos déchets.

Objectifs : atteindre 100% de collecte des déchets recyclables d’ici 2025, rendre le tri des déchets plus simple pour les Français et développer ce secteur économique qui génère des emplois locaux non délocalisables.

La Feuille de route prévoit ainsi :
 
  • La simplification et l’harmonisation des règles de tri des déchets sur tout le territoire, aussi bien dans les foyers et les entreprises que dans l’espace public. D’ici 2022, tous les centres de tri seront modernisés et tous les Français pourront mettre tous les emballages dans le bac jaune. Les couleurs des contenants ou couvercles des poubelles seront également harmonisées.
     
  • L’accélération de la collecte des emballages recyclables, bouteilles plastique et canettes, en priorité dans les zones urbaines les plus denses où les taux de collecte sont les plus bas, et le déploiement dans les collectivités volontaires des dispositifs de « collecte solidaire » où chaque nouvelle bouteille ou canette collectée contribuera à un fonds dédié à une grande cause environnementale, de santé ou de solidarité.
     
  • La promotion de l’éco-conception dans les pratiques des entreprises en mobilisant le tissu économique et en développant de nouveaux emballages biodégradables ou biosourcés qui facilitent les dispositifs de recyclage.

Démarche inédite en France, le Gouvernement a également signé un Pacte national sur les emballages plastiques avec des entreprises et des ONG. Il vise à repenser collectivement l’utilisation du plastique en le rendant notamment recyclable à l’infini. Chaque partie prenante s’est engagée à mener des actions concrètes qui seront vérifiées et rendues publiques annuellement par les ONG signataires.