Une tortue nageant dans une mer de plastiques allant manger un gobelet en plastique

En 2050, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les océans

Au rythme de pollution actuel, il y aura d’ici 2050 plus de plastiques que de poissons dans les océans. Mais cette échéance n'est pas une fatalité, et le Gouvernement met en œuvre les mesures nécessaires pour l'éviter.
 

L’océan, précieuse source de vie

Les océans recouvrent les deux-tiers de la surface de la planète. Ils sont les plus grands producteurs de l’oxygène que nous respirons, absorbent une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournissent nourriture et nutriments, et régulent l'équilibre climatique global de la Terre.

Alors qu'ils jouent un rôle central dans la survie de notre écosystème, les océans sont de plus en plus menacés, dégradés et détruits par les activités humaines. Si de multiples facteurs participent à leur destruction, la multiplication de déchets plastiques dans nos eaux est l’un des plus ravageurs.

Plastique en mer : des tonnes de pollution par an

8 millions de tonnes. C’est la quantité de plastique polluant les écosystèmes marins chaque année selon la Fondation Ellen MacArthur. C’est l’équivalent d’un camion poubelle déchargé en mer chaque minute. Si rien n’est mis en œuvre, ce nombre passera à deux par minute d’ici à 2030, et à quatre par minute d’ici à 2050, précise la Fondation.

Contrairement aux idées reçues, l’essentiel de cette quantité énorme de déchets ne flotte pas à la surface. Les plastiques se morcellent avec le temps pour devenir des petits fragments ingérés par les poissons et animaux marins qui les confondent avec de la nourriture. Certains en meurent, d’autres sont pêchés et finissent dans nos assiettes… le plastique avec.

Réduire la production de plastique

Depuis 2017, beaucoup d’actions ambitieuses ont été mises en œuvre pour lutter à la racine contre la production de plastique.

Les plastiques à usage unique (touillettes à café, pailles, cotons-tiges, couverts à usage unique, tiges de ballons, etc.) seront interdits dans l’Union européenne dès 2021.

La secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire pilote une feuille de route de l’économie circulaire. Cette dernière prévoit notamment de :
 
  • parvenir à un objectif de 100% de plastiques recyclés d’ici à 2025 ;
  • simplifier le tri pour les citoyens et harmoniser la couleur des contenants dans toute la France ;
  • porter au niveau européen l’interdiction de l’usage des plastiques fragmentables, des contenants en polystyrène expansé et des microbilles en plastiques ;
  • imposer d’ici à 2020 l’installation de filtres de récupération des particules de plastiques sur les sites où celles-ci sont produites ou utilisées, etc.
Un Pacte national sur le plastique a été signé avec 13 grandes entreprises ainsi qu’avec 3 organisations non gouvernementales (ONG). L’objectif : faire en sorte que le plastique ne devienne jamais un déchet. Parmi les mesures concrètes qui y figurent :
 
  • éliminer à terme les emballages inutiles ;
  • atteindre collectivement 60 % d’emballages plastiques effectivement recyclés d’ici à 2022 ;
  • éco-concevoir les emballages pour les rendre réutilisables, recyclables ou compostables à 100 % d’ici à 2025 ;
  • mener des actions de sensibilisation et de pédagogie auprès du grand public sur les enjeux de la pollution plastique, etc.
Pour aller encore plus loin, la France travaille, aux côtés d'autres pays, sur un Pacte européen sur le plastique.