dernière modification le 4 février 2019

Jean-Marc Mormeck : "L’égalité des chances commence par l’égalité des ambitions"

Jean-Marc Mormeck est intervenu à Melun auprès des élèves du Collège Les Capucins, dans le cadre du « mois de l’entrepreneuriat dans les quartiers » avec l’association 100 000 entrepreneurs.

Invité par l’association melunaise Fidamuris, le sextuple champion du monde de boxe est venu encourager des élèves du collège des Capucins. Il intervenait dans le cadre du « mois de l’entrepreneuriat dans les quartiers » avec l’association 100 000 entrepreneurs.

Le Parisien 77 - 30 janvier 2018

« Foncez ! Faites ce que vous avez envie de faire ! Essayez toujours pour ne pas regretter plus tard de ne rien avoir tenté ! » C’est un message plein d’énergie et d’espoir que le sextuple champion du monde de boxe Jean-Marc Mormeck a donné à des élèves de 4e et de 3e, mardi au collège des Capucins, situé dans le quartier sensible Montaigu, dans le nord de Melun.

Devenu délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’Outre-mer, il répondait ainsi à l’invitation de l’association melunaise Fidamuris, dans le cadre du « mois de l’entrepreneuriat dans les quartiers » organisé par l’association 100 000 entrepreneurs. Objectif : transmettre l’envie d’entreprendre aux 13-25 ans.

« Je voulais être champion du monde de boxe. Mais lors de mon premier combat public, j’ai perdu avant même les trois rounds ». Cloîtré chez lui durant trois jours, il réagit et s’est « battu et entraîné encore plus fort », car il voulait « prouver » qu’il était capable.

« Et l’école la-dedans ? »

« J’ai mis quinze ans pour devenir champion du monde. Si on travaille, on peut réussir. Si on échoue, il ne faut pas se mentir, mais se demander ce qui n’a pas fonctionné. On peut tous le faire, on vient tous du même endroit ! », insiste le Guadeloupéen qui a grandi à Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Ses mots résonnent dans ce collègue classé en réseau d’éducation prioritaire (Rep +), fort d’un taux de 93,5 % de réussite au brevet en juin 2018.

« Vous avez des rêves ? », lance-t-il aux élèves. « Etre footballeur » arrive en force chez les garçons. Mormeck s’étonne : « Et l’école la-dedans ? Qui rêve de faire des études, devenir avocat, médecin ? L’égalité des chances commence par l’égalité des ambitions. Footballeur à votre avis, ça peut durer combien de temps ? »

« Vous auriez boxé de la main gauche »

Il raconte sa main cassée lors de son 2e combat. « J’ai eu deux ans d’inactivité et trois opérations qui auraient pu ne pas réussir… » Un jeune intervient : « Vous auriez boxé de la main gauche ! » Rires. « Il faut une deuxième option. C’est bien d’avoir des diplômes et de faire du sport », insiste Mormeck.

« Pourquoi êtes vous passé de boxeur à délégué de je ne sais quoi ? », demande un élève. » J’ai arrêté la boxe à 42 ans. Des politiques m’ont fait cette proposition. J’ai accepté car c’est une façon d’aider les autres, de faire entendre leurs voix ».