7 mai 2018

Commémoration de l'abolition de l'esclavage à Paris et Villers Cotteret, ville où le général Dumas s'était installé et où naquit Alexandre Dumas

Depuis le 10 mai 2009, chaque 10 mai à l'occasion de la journée nationale de mémoire de l'esclavage, l'association des amis du général Dumas organise deux cérémonies, place du Général Catroux à Paris et à Villers-Cotterêts, ville où le général s'était installé et où naquit Alexandre Dumas.
A l'initiative de l'Association des amis du général Dumas et de l'historien Claude Ribbe, la commémoration de la fin de l’esclavage au château de Villers-Cotterêts et place du Général Catroux sera placée pour la 1ère fois ce 10 mai sous le haut patronage du Président de la République.

Chaque 10 mai , à l'occasion de la journée nationale de mémoire de l'esclavage, l'association des amis du général Dumas organise une cérémonie à Villers-Cotterêts, ville où le général s'était installé et où naquit Alexandre Dumas.

Elle est suivie d’une autre cérémonie cette fois à Paris, devant un nouveau monument au Général Dumas ,car la statue en bronze du général réalisée par A.-A. Moncel en 1912 a été fondue durant l'occupation en 1942, le socle a lui disparu dans les années 1980.
La sculpture réalisée par le plasticien Driss Sans-Arcideta été inauguré le 4 avril 2009 , elle représente des fers d’esclaves brisés de plus de cinq mètres de haut, pesant plusieurs tonnes.

Un rassemblement en sa mémoire et en mémoire des victimes françaises, haïtiennes et africaines de l'esclavage et de la traite transatlantiques, l'armée française, des personnalités officielles et de nombreux descendants d'esclaves participe à ce rassemblement. L'événement aura lieu à 11 heures dans la cour du château François-1er à Villers-Cotterêts et à Paris à 17h30 place du Général Catroux.

Le général Dumas, fils d’une esclave noire et d’un aristocrate déclassé consacra sa vie aux idéaux républicains. Simple cavalier devenu général, le premier d'origine antillaise, il accède aux plus hautes fonctions dans l’armée napoléonienne, mais fut mis à la réforme et mourut en février 1806, suite aux blessures de ses campagnes, après avoir refusé de participer à l’expédition de Saint-Domingue destinée à rétablir l’esclavage. Mort sans récompense, ni pension, ni décoration, il laissa un orphelin de 3 ans, qui devait plus tard reprendre ce nom d’Alexandre Dumas et l’immortaliser à travers de célèbres romans. Claude Ribbe réclame la légion d’honneur à titre posthume.