Discours du Premier ministre Jean Castex - Inauguration du contournement de Gimont dans le Gers

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Jean Castex.

Publié 14/02/2022

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Madame la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les
Collectivités territoriales,
Monsieur le député,
Messieurs les sénateurs,
Madame la présidente de la Région Occitanie,
Monsieur le président du Conseil départemental,
Monsieur le président du Grand Auch,
Monsieur le maire de Gimont,
Évidemment, je suis très heureux de revenir ici à Gimont, quelques mois à peine après être venu signer une convention qui, je l'espère, fera date.
Mesdames et Messieurs les élus, les maires, les présidents d'intercommunalités, Chers amis.
Oui, vous avez raison, tout le monde l'a dit, c'est un moment important pour toutes et tous ici. C'est un moment important pour moi d'abord parce que, j’allais dire, je vais commencer par ça, tout simplement, nous montrons à nos concitoyens que nous faisons ce que nous disons et ce que nous avons ensemble annoncé avec même, je crois, un mois et demi d'avance sur le planning. Monsieur le directeur régional de la DREAL, Monsieur le responsable de l'entreprise qui a réalisé ces travaux et tous ses salariés, avec donc un mois et demi d'avance. Nous nous retrouvons pour inaugurer ce contournement de Gimont qui est une belle réalisation. Je pense que pour beaucoup, ce sera un moment important que de pouvoir l'emprunter. Et pour moi, voyez-vous, je relie évidemment ce sujet à la suite, c'est-à-dire à la section entre Gimont et L'Isle-Jourdain, le dernier chaînon qui manquera pour mettre complètement à 2X2 voies cet axe entre Auch et Toulouse. C’est évidemment l'aboutissement, je crois, d'un grand projet départemental.
Les élus qui se sont exprimés à ma place il y a quelques instants ont parlé de 10 ans. Moi, voyez-vous, cela fait 56 ans que j'en entends parler. Quand j'étais bébé, en tout cas, il me semble que j’en ai déjà quelques souvenirs. C'est une façon de dire que c'est hautement symbolique. C’est, la présidente de Région l'a dit, la considération que l'on doit aussi à un territoire et à son désenclavement. Ce sont aussi, je le rappelle au passage, cela n'a pas été évoqué, des questions de sécurité routière. La RN 124 porte beaucoup d’accidents, son cortège de morts depuis des décennies et la mise à 2X2 voies, vous le savez toutes et tous, c’est aussi une question de sécurité.
Donc la phase suivante est résolument engagée, vous l’avez rappelé Monsieur le directeur. Je rappelle que l’enquête publique est en cours jusqu’au 25 février. J’ai veillé en effet à ce que dès cette année 2022, sur le fondement du protocole que nous avons ensemble signé l’année dernière, la part « État » des crédits soit sans délai déléguée à Monsieur le préfet de région, que je remercie très vivement pour son action, dans ce domaine comme dans d’autres. Et donc on peut résolument penser qu’une mise en service de ce dernier chaînon à l’horizon fin 2026-début 2027 est à notre portée et je demande solennellement à toutes les autorités qui en sont chargées de veiller à ce que cette échéance et ce calendrier soient tenus. Je remercie toutes celles et ceux qui sont impliqués aux côtés de l'État.
Ce n'était pas évident, c'est une route nationale, donc merci tout particulièrement – j'y inclus le contournement de Gimont – à l'agglomération du Grand Auch, bien sûr, au Conseil départemental et au Conseil régional, Madame la présidente, de rendre possible cette réalisation et cet aboutissement majeur. Je vous le dis très sincèrement, je m'en serais beaucoup voulu, moi, Premier ministre gersois, de ne pas avoir mené à bien ce projet pour le Gers. Et Dieu sait, vous le savez, si les obstacles de tous ordres – chaque responsable politique ici les connaît – ne manquent pas. Merci à vous toutes et à vous tous qui vous êtes impliqués. Merci au député Jean-René CAZENEUVE parce qu’il a eu affaire à un convaincu d'emblée, mais après il s'est tout de suite précipité dans mon bureau, je crois dans les jours ou heures qui ont suivi ma nomination pour me sensibiliser à la RN 124, mais je crois qu'il a très vite compris que sensibilisé je l'étais depuis fort longtemps.
C'est vrai, vous l'avez dit plusieurs fois, au-delà du Gers, ce sont des souvenirs personnels – c'est toujours intéressant de les évoquer – mais mon action politique en ma qualité de chef du Gouvernement c’est m'occuper – on me brocarde parfois de l'avoir dit trop souvent – des territoires de la République partout. Je cherche autant que faire se peut à désenclaver, à réunir, à développer, parce que c'est bien ces notions qui sont derrière cela.
Et j'ai voulu aussi, moi qui suis – je l'avais déjà dit ici-même à Gimont – un grand partisan du train et du développement ferroviaire, je cherche partout à débloquer des sujets routiers. Notre pays, et ici dans ce département, a besoin des routes, a besoin de ce mode de circulation, comme je le rappelais, a fortiori si nous nous dirigeons lentement mais très sûrement vers la voiture électrique et hybride. Il faudra bien continuer à les faire rouler. La mauvaise réputation de la route liée aux émissions de gaz à effet de serre, elle n'est pas liée à la route elle-même, mais aux véhicules qui y circulent. Donc, oui à la route et partout dans la Drôme, à Chartres, dans l'Yonne, à Rouen, dans la Meuse et bientôt dans l'Hérault, récemment en Ariège encore il y a 15 jours, sur la RN 20, je m'emploie à faire débloquer des dossiers routiers qui étaient dans le corner depuis parfois 30 ou 40 ans, au grand dam des populations.
Et aussi, cela a été indiqué au risque d'une perte de crédit de la volonté politique. C'est vrai qu'il en faut pour sortir – n'est-ce pas Monsieur le préfet de région ? – tous ces dossiers de l'ornière. Il faut vraiment se battre au quotidien. Tous les élus de la République le savent, quel que soit le sujet, il faut beaucoup, beaucoup de volonté, parce que les forces de résistance de la réglementation sont ce qu'elles sont. Mais nous avons un devoir vis-à-vis de nos concitoyens. Et ce souci de désenclavement en particulier, je le dis quand même pour notre région qui est un peu excentrée, il fallait aussi le manifester dans les grandes infrastructures ferroviaires.
C'est vrai que nous avons repris, en lien avec la présidente de Région, la ligne LGV – ici je parlerai surtout évidemment de Bordeaux et Toulouse. Nous l'avons relancée. Je le dis très clairement et tout ce que l’on a fait quand même, c’est très concret, va nous permettre de faire débuter le chantier, nous l’espérons en 2024 alors que les délais initiaux prévus par la loi, la célèbre Loi d’orientation des mobilités, c’était 2029. Donc cela veut dire que par notre travail conjoint, par les décisions que j’ai prises l’année dernière, nous allons anticiper de 5 ans la réalisation de cette infrastructure qui est très importante, j’en sais quelque chose – si vous saviez le nombre de fois où je suis allé prendre le TGV à la gare d'Agen qui est très importante aussi pour les Gersoises et pour les Gersois.
Je vous rappelle que j'ai confirmé, je le dis à tous les participants, le financement par l'État à hauteur de 40 % ce qui a permis de redonner un élan. Et là aussi, mon objectif a été de rendre inéluctable ce projet avant mon départ de Matignon et je crois pouvoir dire aujourd'hui que ce sera chose faite. Je vous rappelle qu'on parle quand même d'un projet de 14,3 milliards d'euros. C'est encore autre chose, n'est-ce pas, que la mise à 2X2 voies de la RN 124. 10,3 pour Bordeaux-Toulouse très précisément et 4 milliards pour la branche qui va desservir Dax.
Nous attendons désormais, c'est imminent, Monsieur le préfet de région, la confirmation de l'engagement des 24 collectivités aux côtés de l'État. Leur signature ou leur confirmation sont attendues avant ce mercredi. Pourquoi ce mercredi ? Parce que nous devons impérativement franchir l'étape suivante, qui est la saisine du Conseil d'État. Et le Conseil d'État ne statuera que si les engagements de financement sont bouclés. Là aussi, je voudrais profiter de ce micro pour remercier toutes ces collectivités qui se sont engagées au service de ce projet d'intérêt général et appeler celles qui n'ont pas encore confirmé leur participation à le faire sans délai.
Un petit mot parce que je me suis exprimé et je sais que les Gersois ont pu en concevoir quelques inquiétudes sur l'affaire dite de la gare d'Agen, à laquelle je faisais moi-même référence il y a un instant. Je crois que là aussi, un peu de bon sens. Les choses sont assez simples. Je parlais de la collectivité qui finance et j'ai manifesté ma surprise que le Conseil départemental, Monsieur le président du Conseil départemental du Lot-et-Garonne, alors qu'il est quand même, encore peut-être plus que vous, desservi par cet ouvrage, ait indiqué son refus de financer. Je l’ai dit parce que oui cela me heurte. Ceci dit, soyons clairs, la gare d'Agen est dans la déclaration d'utilité publique (DUP), on ne va pas l'enlever.
Par reflet, si on enlève la gare d'Agen de la DUP, on repart à zéro. Personne ne souhaite ça. Mais la DUP autorise à la réaliser. Alors nous restons maîtres des délais et des conditions de réalisation. Donc, en rappelant cette fermeté de la position de l'État, je crois que je me fais l'écho finalement de toutes les autres collectivités, y compris celles qui sont plus éloignées de cet axe, pour dire « Revenons à la raison et aboutissons à un financement équitable ». Vous avez bien sûr vu que le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et je l’en remercie, a pris ses responsabilités pour continuer à avancer.
Je voudrais donc dire que je tends la main une nouvelle fois, comme toujours, au département du Lot-et-Garonne, pour que nous ouvrions une discussion constructive à la recherche d'une solution, mais je ne peux pas non plus laisser passer cette situation comme étant anodine à la fois, bien sûr, pour des questions financières, mais j'insiste auprès de vous, Mesdames et Messieurs les élus du Gers, comme je le dirai à ceux des autres départements en Occitanie, pour des raisons d'équité.
Comme je m'y suis engagé, sachez-le, nous allons créer dans les prochaines semaines la société de projet qui portera le financement de la ligne. Tout cela va passer par une ordonnance – cette ordonnance est en cours d'examen au Conseil d'État. Mon objectif est clair : elle doit être soumise au Conseil des ministres début mars. Autre objectif : dès que cette ordonnance sera publiée, il faut un décret d'application pour rendre le dispositif complètement opérationnel. Et là encore, l'objectif du Gouvernement et du Premier ministre sont très précis : il faut que ce décret d'application soit publié avant le 24 avril prochain et, ainsi, la mise en œuvre de cette société de financement permettra, encore une fois, d’engager toutes les étapes suivantes aboutissant, comme je l’indiquais il y a un instant, au début effectif des travaux en 2024.
Ces travaux qui doivent durer 8 ans, c’est encore plus long, Monsieur le président, que la déviation de Gimont. Encore que… Puisque je parle de sujets ferroviaires, je voulais vous rappeler ici – puisqu’elle ne passe pas loin – que dans le protocole sur les lignes fines de desserte du territoire, comment on les appelle, que nous avons signé avec la présidente de Région à Narbonne il y a quelques semaines, évidemment la ligne Toulouse-Auch sera concernée avec plusieurs millions de travaux prévus d’ici à 2027. J’écoute avec attention ce que vous dites sur la ligne Auch-Agen, puisque là, vous savez que c'est plutôt une impulsion des régions, les deux, puisque le départ est en Occitanie et l'arrivée en Nouvelle-Aquitaine.
Donc leur objectif est de rouvrir en 2023 au trafic de marchandises, au trafic de fret. L'État avait déjà donné son accord, c'était en 2019, avec une participation à hauteur de 30 % sur les travaux. On a même réévalué le montant dans le cadre du volet mobilité du contrat de plan État-région. Et là aussi, dans le cadre des discussions qu'il y a sur la clé de financement, j’ai demandé à ce que le soutien de l'État, qui était prévu à ce stade à 2,2 millions d'euros, soit porté à 5,8 millions dans les discussions qui vont s'ouvrir. Bref, l'idée finalement, c’est la même : nous devons à tout prix rapprocher les gens et faire bénéficier tous les territoires et toutes les populations des moyens de transport modernes et conformes au développement durable. J'évoquais ce matin, Mesdames et Messieurs les présidents d’EPCI, la question du numérique. C'est la même chose, c'est le même enjeu, c'est le même sujet : faire en sorte que le très haut débit puisse être accessible à tous les habitants, de tous les territoires, de toute la République.
Et ce sera le cas en 2025 et je veux vous rendre sensible au fait – déjà, je sais, Monsieur le président, puisque c'est une compétence départementale avec de forts financements État, je sais d’où nous, je me mets dedans, Gersois, nous partions. Et le fait – j'ai regardé les chiffres – que vous en soyez déjà à 60 % de raccordements aujourd'hui rendent crédible l'objectif de 100 % en 2025 et je voudrais vous en féliciter, vous rappelez quand même que vous mettez 33 millions d'euros à cette opération, nous en mettons l'État 50 et je crois que c'est une excellente chose.
De la même manière, il n'y a pas de raison que les zones blanches de la téléphonie mobile ne soient pas résorbées. On a déployé des pylônes. Or, ça évidemment, tout le monde est pour la téléphonie mobile, mais si possible pas le pylône à côté de chez soi. C'est partout pareil. Tout le monde est pour les énergies renouvelables, mais pas d'éoliennes. Tout le monde est… On connaît ça. C'est ce qui fait, Mesdames et Messieurs les élus, le sel de notre fonction et de notre mission.
Mais enfin, il n'empêche que tout cela se développe, tout cela progresse et c'est au bénéfice de l'attractivité et du développement de nos territoires. Je ne peux que rejoindre ce qui a été dit tout à l'heure. En réalité, c'est d'autant plus indispensable. Je le dis, c'est une question d'équité, c'est une question de considération, mais je pense aussi que c'est une question d'anticipation. On voit bien que la crise sanitaire a… alors est-ce que ça a suscité ? Est-ce que ça a accéléré ? Les sociologues ou les historiens le diront. Mais un mouvement de fond de retour vers peut-être la ruralité, sûrement les villes moyennes, en tout cas, un autre équilibre de vie. Il est à l'œuvre.
C'est un mouvement de fond, un mouvement profond. Je pense que c'est un bon mouvement. Simplement, il appartient aux pouvoirs publics, toutes catégories confondues, de l'accompagner. Et donc sur ce sujet, là encore, nous devons travailler ensemble et je le dis inlassablement, surtout au moment où certains cherchent par-dessus tout à accroître les divisions, à mettre de l'huile sur le feu. Nous, nous devons en mettre dans les rouages et travailler ensemble, rassembler, fédérer. Oui, je l'ai dit et je le répète, devenu
Premier ministre dans cette belle région d'Occitanie, j'ai dit à la présidente de Région : « Au-delà de nos différences, nous avons, comme je le dis aux élus du Gers, le devoir de travailler ensemble. Par ces temps de crise, nos concitoyens ne supporteraient pas que nous fassions passer, dès lors que l'essentiel nous réunit, des bisbilles politiciennes au-dessus de l'intérêt supérieur des populations ». Et c'est ce que nous faisons inlassablement, comme aujourd'hui, ici, cet après-midi dans le Gers.
L'État est présent, l'État est là. Je le dis à tous mes concitoyens, il l'a été dans la crise et vous le savez bien. Nous n'avons pas laissé tomber ni les habitants, ni l'économie. Pendant la crise sanitaire, les entreprises gersoises – 6 500 – ont été aidées et ont bénéficié du Fonds de solidarité à hauteur de 88 millions d'euros. S’il n’y avait pas eu ça, vous le savez tous, ces entreprises auraient disparu dans beaucoup de secteurs. Et si elles avaient disparu, pour ceux qui nous ont accusés de cramer la caisse, cela aurait coûté beaucoup plus cher à la Nation, beaucoup plus cher, infiniment plus cher. 18 000 salariés gersois ont bénéficié de l'activité partielle, 48 millions d'euros. Ça aussi, on les a sauvés et cela a été extrêmement utile.
Et je ne peux pas ne pas parler de secteurs professionnels comme l'aéronautique, qui a beaucoup souffert, je le dis ici à Gimont volontairement, à cause de la crise et pour lesquels nous avons débloqué des moyens inédits. Que dire de nos agriculteurs ? Alors, ils ont continué pendant la crise. Il faut leur rendre hommage. Ça ne s'est jamais arrêté. La France n'a manqué de rien depuis le début de 2020. De rien ! Mais là aussi, ils ont eu affaire à des sinistres.
Vous le savez bien, le gel, l'épisode de gel terrible, le Gers n'a pas été épargné. La grippe aviaire qui recommence. A chaque fois, l'État, je le dis devant vous, vous le savez, a été à vos côtés et je le dis devant des honorables parlementaires, j'espère que le texte de loi relatif à l'assurance récolte – historique. Personne ne l'avait fait. Personne. On va rajouter 300 millions d'euros de la solidarité nationale parce que les agriculteurs ne peuvent plus l'assurer, à cause de la fréquence et de la récurrence de ces événements climatiques, en même temps que nous travaillons sur le fond du dossier. J'espère que ce texte pourra aboutir dans les tout prochains jours au bénéfice de nos agriculteurs.
L'État est là, l'État est là aussi pour relancer le pays. C'est le plan de relance qui se déploie dans le Gers. J'ai veillé à ce que ce plan de relance, Monsieur le préfet de région, Monsieur le préfet de département que je salue aussi, Monsieur le secrétaire général, à ce que tous les territoires de la République bénéficient, en lien avec les collectivités territoriales, du plan de relance.
Nous en avons signé un, évidemment avec la Région, Madame la présidente, avec le département. Il y a ce que l'on appelle, ne rentrons pas dans la technique, les CRTE avec les collectivités de niveau communal ou intercommunal. Pour le département du Gers, cela a été dit, c’est 130 millions que nous avons réinjectés pour faire redémarrer notre économie. Et ici comme ailleurs, ça marche.
Nous avons le taux de croissance le plus élevé d'Europe. L'année dernière, nous avons créé dans tout le pays, en net, c'est-à-dire si je mets les créations moins les destructions d'emplois, 648 000 emplois. Cela ne s'était pas produit depuis plus de 20 ans que l'on crée en une seule année autant d'emplois. Le chômage recule, pas assez encore. Il recule aussi dans le département du Gers. Nous devons tous ensemble absolument amplifier cette situation.
Ce que nous faisons aujourd'hui, désenclaver le Gers par la voie routière, par la voie ferroviaire, par la voie numérique, c'est créer les conditions de son développement. C'est répondre aux aspirations de fond des populations qui veulent y revenir. C'est repartir de l'avant pour créer, dans ce magnifique département qui en a tous les atouts, des richesses. Attirer de la population, y créer de l'emploi, c'est capital. Je suis cela de près. On n'a pas encore évoqué ce matin les problèmes scolaires, par exemple. Mais les problèmes scolaires, il faut se le dire une fois pour toutes : ils sont dus à une baisse très forte du nombre d'enfants scolarisables, et donc, scolarisés. Nous allons lutter contre ça en faisant ce qu'on fait aujourd'hui. Sur le fond, bien sûr, on va tout faire pour maintenir le nombre d’enseignants ; j’ai compris qu’à la rentrée alors qu’on prévoit de perdre environ 300 élèves, nous maintiendrons les effectifs enseignants.
Mais aller à la racine, c’est faire en sorte qu’il y ait des gens qui travaillent dans le Gers, qu’il y ait donc des enfants, et là nous pourrons rouvrir des écoles. Et c’est en faisant encore une fois des actions tous azimuts de la nature de celles qui nous réunissent cet après-midi que nous pourrons redonner, donner à ce département, l’avenir que comme tous les autres il mérite, peut-être encore plus compte tenu de ses atouts exceptionnels.
Tel est, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs, chers amis, chers compatriotes, Gersoises et Gersois, le message qu’ici je venais vous délivrer, qui est en réalité le même que celui qu’inlassablement – j’en suis à plus de 300 déplacements dans les beaux territoires de notre République – je délivre en permanence, qui est aussi un message d’espoir dans l’avenir. Tout n’est pas noir. J’entends, quand je lis ou quand j’écoute, qu’on a l’impression de vivre dans un pays horrible, affreux, où rien ne va, où nous sommes dans un déclin absolu. Non, ce n’est pas vrai.
Cela ne veut pas dire que tout va bien, il y a beaucoup à faire. Il y a place pour la volonté politique sur la base de nos valeurs républicaines. Et là sur ce point, je sais ce qu’est le Gers, je connais ses racines, ses traditions. Je sais son état d’esprit et je sais que, chaque jour, fidèle aux origines qui sont les miennes, il continue de m’inspirer.
Merci beaucoup.