Le ministre de l’Intérieur a présenté une communication sur la sécurité du quotidien.

Le Gouvernement s’est engagé depuis 2018 à améliorer la sécurité du quotidien.

Fondée sur l’écoute de la population et de ses représentants, au premier rang desquels les maires, la méthode de sécurité du quotidien vise à apporter une réponse concrète des forces de l’ordre et des partenaires de la sécurité (polices municipales, bailleurs et services sociaux, transporteurs publics, établissements d’enseignement, entreprises de sécurité privée, associations de quartier) aux problèmes d’insécurité et de délinquance qui touchent les Français dans leur vie quotidienne.

La sécurité du quotidien s’appuie sur des moyens renforcés :
 
  • pour renforcer la présence sur la voie publique et dans les transports et lutter plus efficacement contre les stupéfiants, les violences intrafamiliales et scolaires, le plan du quinquennat « 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires » prévoit d’affecter 4 000 policiers et 1 450 gendarmes à la sécurité du quotidien dont 1 300 policiers et 70 gendarmes dans 60 quartiers de reconquête républicaine (QRR), où la délinquance liée aux trafics de stupéfiants est plus importante. Fin 2020, 1 545 policiers et 1 012 gendarmes auront été affectés et 55 QRR créés avec le renfort de 949 policiers et 70 gendarmes ;
     
  • pour améliorer le contact avec la population, l’accueil des victimes et le cadre de vie des forces de sécurité intérieure, un effort sans précédent est engagé pour renouveler le parc de véhicules (1 véhicule sur 4 d’ici fin 2021) et rénover les locaux (26 M€ d’opérations réalisées d’ici fin 2020 et d’autres opérations à l’étude pour 1,1 Md€ au titre du plan France relance) ;
     
  • pour améliorer la réactivité et l’accessibilité de la police et de la gendarmerie, 110 000 tablettes Néo (102 000 déployées) et 27 180 caméras-piétons équiperont toutes les patrouilles (10 400 déployées), la brigade de gendarmerie numérique a été créée et les plateformes de signalement en ligne des fraudes à la carte bancaire (Perceval) et des violences sexuelles et sexistes sont mises en œuvre.
Les enquêtes auprès des élus, bailleurs et transporteurs traduisent un accueil positif de la sécurité du quotidien et un fort niveau d’attente. De même, l’enquête sur la qualité du lien entre la population et les forces de sécurité intérieure, réalisée en 2019, confirme que 85 % des personnes interrogées en ont une opinion positive ou très positive. La sécurité du quotidien, renforcée par des effectifs supplémentaires dans les QRR, a permis de diminuer les atteintes aux biens de 1,65 % en 2019 (après une augmentation de 2,28 % en 2017 et de 0,48 % en 2018), de ralentir les atteintes volontaires à l’intégrité physique (+ 2,45 % en 2019 contre + 7,77 % en 2018) et de porter le taux d’élucidation dans ces secteurs de 35,75 % en 2017 à 38,26 % en 2019.

Le Gouvernement est déterminé à amplifier son action pour la sécurité du quotidien :
 
  • en renforçant le continuum de sécurité par l’élargissement des compétences des polices municipales pour les associer plus étroitement à la production de sécurité (en soutenant la proposition de loi vers une sécurité globale qui sera discutée mi-novembre à l’Assemblée nationale) ;
     
  • en encourageant les initiatives de terrain et en développant l’action partenariale entre les services de police et les unités de gendarmerie et les autres acteurs de la sécurité pour conjuguer proximité, fermeté et efficacité dans les réponses apportées aux questions d’insécurité ;
     
  • en développant des contrats de sécurité intégrée, comme celui conclu le 9 octobre dernier avec le maire de Toulouse, pour renforcer les moyens mis en œuvre par l’État (intérieur, justice, éducation nationale) et les communes des grandes agglomérations pour renforcer la sécurité ;
     
  • en portant le nombre de QRR à 60 pour renforcer la sécurité de la population des quartiers et lutter contre les trafics de stupéfiants qui nuisent à la tranquillité.