Les conséquences de la tempête Alex dans les Alpes-Maritimes

Le ministre de l’Intérieur a présenté une communication relative aux conséquences de la tempête Alex dans les Alpes-Maritimes.

Informée en amont par les services de Météo France, la préfecture des Alpes-Maritimes, avec l’appui les services du ministère de l’Intérieur, a pu alerter les maires des communes du département, leur permettant de mettre en place les mesures de prévention au profit des populations telles que la fermeture des routes et des écoles, la coupure des ponts, ainsi que l’information plus générale sur un phénomène météorologique d’une très grande intensité (vigilance rouge, entre 250 mm et 500 mm de pluie localement en 12 heures).

Dans le même temps, le centre opérationnel départemental (COD) de la préfecture, en lien avec l’état-major de zone Sud (EMIZ Sud), a mis en place les mesures de coordination des secours et d’engagement des moyens de renforts zonaux et nationaux. Le centre opérationnel de gestion interministériel des crises (COGIC) au ministère de l’Intérieur a également été renforcé afin de suivre au plus près l’événement, d’informer les autorités ministérielles et de pré-positionner puis d’engager les moyens nationaux.

L’information préventive a permis la mobilisation et la mise en place préalable de très nombreux moyens.

Ainsi, au-delà du lourd bilan humain (4 victimes à ce stade, 8 personnes portées disparues, 13 personnes supposées disparues) et matériel constaté :
  • 800 sauvetages et mises à l’abri ont été effectués ;
  • 1 490 personnes ont été évacuées par hélicoptère ;
  • 700 personnes ont été accueillies dans des centres d’hébergement d’urgence ;
  • 1 863 appels ont été reçus à la cellule d’information du public de la préfecture et 1 148 levées de doute ont été réalisées.
Deux secteurs d’interventions ont été organisés, Vésubie et Roya (les deux zones les plus sinistrées), afin de permettre la réalisation des missions suivantes :
  • recherches et sauvetages de personnes en eaux vives ;
  • reconnaissance dans des endroits difficiles d’accès ;
  • mises en sécurité ;
  • évacuations préventives là où les infrastructures sont menacées.
En parallèle, d’importantes opérations d’épuisement d’eau et de protections des biens ont été réalisées dans les zones habitées.

Un pont aérien est en place depuis l’aéroport de Nice, afin de réaliser, aux moyens d’hélicoptères, les rotations nécessaires à l’évacuation des sinistrés et aux transports de matériels entre le littoral et l’arrière-pays.

La priorité a également été d’assurer l’hébergement des personnes sinistrées et de leur fournir des premiers secours d’urgence.

Le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) des Alpes-Maritimes a mobilisé 551 sapeurs-pompiers, la gendarmerie nationale 324 militaires. 184 sapeurs-pompiers ont été engagés en renforts zonaux, 220 depuis le niveau national (formations militaires de la sécurité civile). 15 hélicoptères (9 du ministère de l’Intérieur et 6 du ministère des Armées) ont été engagés. 109 militaires de l’armée de terre sont engagés au titre notamment du génie. Des moyens d’expertises (ponts, réseaux) sont mobilisés.

Au-delà des mesures d’urgence, la solidarité nationale va s’exercer notamment par la reconnaissance de 55 communes au titre du dispositif de la catastrophe naturelle pour les phénomènes inondation, vague et submersion marine. L’arrêté de reconnaissance sera publié demain.

Un travail d’évaluation des dégâts subis par les collectivités a été lancé afin d’évaluer l’aide que devra leur apporter l’État via la dotation de solidarité en faveur de l’équipement des collectivités territoriales. D’autres mécanismes seront mobilisés au profit des collectivités, des entreprises et des particuliers.

Compte-tenu de l’ampleur des dégâts, un sous-préfet chargé spécifiquement de l’appui interministériel aux zones sinistrées sera nommé très prochainement.