Le plan jeunes « 1 jeune, 1 solution »

Le Ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, la Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion et la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont présenté une communication relative au plan jeunes « 1 jeune, 1 solution ».

Présenté le 23 juillet par le Premier ministre, le plan #1jeune1solution consacre 6,7 milliards d’euros à l’accompagnement des jeunes, particulièrement touchés par les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire.

Ce plan propose un panel d’outils et de dispositifs, permettant une réponse adaptée à chaque situation. Il a pour ambition de permettre aux 750 000 jeunes arrivant sur le marché du travail en 2020 de trouver une solution vers l’emploi, sans oublier les jeunes qui sont déjà sans activité et sans formation.

Il facilite leur entrée dans la vie professionnelle  (primes à l’embauche, aides aux contrats d’apprentissage et de professionnalisation, création de 100 000 missions de service civique), permet d’orienter et de former 200 000 jeunes vers les secteurs et les métiers d’avenir (secteur du soin, formations numériques, parcours individualisés, création de 26 500 places supplémentaires pour favoriser la poursuite d’études vers des formations dans l’enseignement supérieur et en CAP), ainsi que d’accompagner les jeunes éloignés de l’emploi en construisant 300 000 parcours d’insertion sur mesure. Afin qu’aucun jeune ne soit empêché dans son parcours vers la formation ou vers l’emploi, le plan #1jeune1solution prévoit en outre des dispositifs ou aides financières (ticket de restaurant universitaire à 1 € pour les étudiants boursiers, renforcement des prêts étudiant garantis par l’État, revalorisation de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle, etc.).

Un accent particulier est porté sur l’égalité des chances. Les cordées de la réussite, qui permettent d’accompagner les jeunes dans leur parcours dès la classe de 4ème, vont passer de 80 000 à 200 000 avec un financement de 10 M€ dans le cadre du plan #1jeune1solution. De nouveaux dispositifs seront également mis en place afin de diversifier les voies d’accès dans les filières d’excellence de l’enseignement supérieur.

Ce plan contribue aussi à apporter aux entreprises dont l’activité est dynamisée par France relance les compétences dont elles ont besoin pour se développer.

S’ouvre à présent la phase de déploiement du plan dans les territoires avec un pilotage des préfets et des recteurs et une mobilisation de l’ensemble des acteurs territoriaux, aux côtés du service public de l’emploi, pour qu’ils définissent ensemble les meilleures solutions en adéquation avec les réalités locales d’emploi.



Pour finaliser leurs objectifs territoriaux, les préfets disposeront d’importantes marges de manœuvre dans l’adaptation des paramètres des dispositifs (taux de prise en charge des contrats aidés) et dans la fongibilité entre les divers dispositifs de contrats aidés et, dès 2021, entre contrats aidés et une partie importante des accompagnements comme la Garantie jeunes.

Dès la première quinzaine d’octobre, seront diffusés des outils de communication qui offriront à chacun un accès facilité à l’ensemble des solutions proposées par le plan #1jeune1solution et permettront aux acteurs des territoires de développer des actions partenariales (kit de communication, bus de l’apprentissage, solution de promotion et de mobilisation des jeunes et des entreprises, etc.). Les secteurs, filières et métiers dynamisés par l’effort d’investissement de France relance feront l’objet d’une priorisation dans la programmation financière de l’effort de formation dans le cadre des pactes régionaux d’investissement dans les compétences. Une attention spécifique sera portée au déploiement du plan #1jeune1solution dans les territoires les plus fragiles (quartiers prioritaires de la politique de la ville, zones de revitalisation rurale et outre-mer).

La mise en œuvre du plan fera l’objet d’un suivi mensuel avec les préfets de région et de points réguliers avec les partenaires sociaux dans le cadre de l’agenda social. Un comité État-région sur le volet « emploi-formation », installé au mois d’octobre, permettra d’articuler la mobilisation de l’État et des régions.