Commerce extérieur et attractivité

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministre de l’Économie et des Finances ont présenté un point sur les résultats du commerce extérieur et de l’attractivité.

1/ La réforme du dispositif de soutien public a été lancée par le Premier ministre à Roubaix, le 23 février 2018. L’ambition du Gouvernement est d’élargir la base des entreprises exportatrices, en particulier les petites et moyennes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (PME/ETI) et de développer les volumes d’exportations. Seize mois plus tard, les trois axes de cette stratégie sont en cours de déploiement et les premiers résultats sont encourageants.
 
  • Première ambition : diffuser une culture de l’international.
Le Gouvernement a souhaité renforcer les compétences linguistiques des jeunes diplômés. Dès l’année scolaire 2019-2020, près de 40 000 étudiants dans les établissements universitaires passeront une certification internationale en langue anglaise, reconnue sur le marché de l’emploi (comme par exemple IELTS, TOEFL, Cambridge etc.). Si l’on ajoute les étudiants de BTS « commerce international » et « spécialités industrielles à l’exportation », ce sont près de 100 000 étudiants qui feront ainsi la preuve de leur compétence en anglais. Au terme de la montée en puissance du dispositif, prévue pour l’année scolaire 2022-2023, 422 000 étudiants bénéficieront d’une certification internationalement reconnue en anglais, leur permettant de la valoriser sur le marché du travail.
 
  • Deuxième ambition : mieux accompagner nos entreprises en partant des territoires.
Pour mieux s’adapter aux réalités économiques des territoires, le Gouvernement a souhaité la mise en place d’une « Team France Export » dans chaque région : ces guichets uniques rassemblent, sous l’égide des conseils régionaux, Business France, les chambres de commerce et d’industrie (CCI) et Bpifrance. Des équipes conjointes de 235 conseillers internationaux issus de Business France et des CCI sont déjà déployées. Onze régions ont formalisé leur engagement.

À l’étranger, le nouveau dispositif de soutien aux entreprises s’appuie sur des partenariats entre acteurs publics et privés : des concessions de service public et des marchés publics de services sont déjà mis en œuvre dans huit pays et des acteurs privés sont en cours de labellisation « partenaire Team France Export ». L’objectif est de permettre à la « Team France Export » d’assurer un service de qualité dans plus de cent pays étrangers avant 2022.

Cette transformation repose sur le déploiement de nouveaux outils numériques innovants : la plateforme numérique (www.teamfrance-export.fr), lancée à Rouen le 17 juin par le Premier ministre et le président de Régions de France, M. Hervé Morin, permet d’identifier les besoins à l’export des entreprises et de leur donner accès à l’ensemble des solutions offertes dans chaque région.
 
  • Troisième ambition : réformer les outils de financement export.
Les principaux produits de soutien financier public existants ont été modernisés (assurance prospection, garantie de change, prêts du Trésor), la gamme des produits a été élargie, et les résultats sont encourageants : le nombre de PME/ETI bénéficiant d’un financement ou d’une garantie de Bpifrance a augmenté de 15 % en 2018 et la distribution de l’assurance prospection de 17 % en 2018 : plus de 1 300 entreprises en bénéficieront à présent chaque année.

2/ Les résultats des dernières études internationales viennent confirmer le regain d’attractivité internationale de la France depuis deux ans.

En 2018, 1 323 décisions d’investissements étrangers ont été recensées en France, un record historique qui confirme la bonne performance de 2017 (1 298, après 1 116 en 2016). Ces investissements ont permis la création ou le maintien de plus de 30 000 emplois. Le baromètre du cabinet d’audit EY portant sur l’attractivité de la France, publié début juin, montre que la France, dans un contexte de repli des décisions d’investissements à destination de l’Europe, voit au contraire son attractivité progresser. Elle est ainsi en deuxième position en Europe, derrière le Royaume-Uni mais, pour la première fois, devant l’Allemagne. La France est la destination la plus attractive pour les investissements industriels et, pour la première fois, pour les investissements de recherche et développement, avec 85 % d’augmentation pour atteindre 144 projets, soit plus que le Royaume-Uni et l’Allemagne réunis. Les levées de fonds de start-up en France ont progressé de 41 % par rapport à 2017.

75 % des nouveaux projets d’investissement sont situés en dehors de l’Ile-de-France, ce qui atteste que la politique d’attractivité mise en œuvre bénéficie à l’ensemble des territoires. Paris progresse également dans les classements internationaux : elle devient, selon le baromètre du cabinet d’audit et de conseil KPMG, la deuxième ville la plus attractive du monde en volume d’investissements internationaux. C’est la meilleure performance jamais enregistrée dans ce classement puisqu’elle était classée douzième en 2012 et quatrième en 2017. Pour la première fois, Paris est la 1ère destination mondiale d’investissements dans la recherche et développement, devant Singapour et Bangalore, avec 47 projets d’investissement dans le domaine (en nette amélioration puisque Paris se classait quatrième en 2016).

Cette tendance de fond positive s’exprime également par les flux d’investissements étrangers dans notre pays (48 milliards d’euros en 2018, contre 44 en 2017 et 32 en 2016 selon l’organisation de coopération et de développement économiques) et par la progression de la France dans les grands classements internationaux comme celui du World Economic Forum (la France est passée en 2019 de la 22ème à la 17ème position).

Le succès des initiatives du Président de la République, comme les Sommets de Versailles ou « Tech for Good », ainsi que l’installation en France d’organisations internationales comme le Partenariat mondial pour l’éducation il y a quelques jours en sont d’autres témoignages.

Afin de répondre aux attentes des décideurs économiques internationaux, le Gouvernement poursuit sa mobilisation, en priorité pour approfondir les réformes engagées. Il agit également pour améliorer les actions d’influence des pouvoirs publics, intégrer dans notre politique d’attractivité l’engagement de la France face aux nouveaux défis de l’économie mondiale ainsi que pour renforcer la coopération entre l’État et les collectivités territoriales au service de l’attractivité internationale des territoires. Les services de l’État à l’étranger, avec l’appui de Business France, restent mobilisés sous l’égide des ambassadeurs pour promouvoir l’image de la France et convaincre investisseurs et talents de faire le choix de la France.