Le soutien à l’internationalisation des petites et moyennes entreprises

Le secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger a présenté une communication relative au soutien à l’internationalisation des petites et moyennes entreprises.
 
Depuis 2012, à la demande du Président de la République, des chantiers majeurs ont été engagés par le Gouvernement en faveur de la compétitivité des entreprises françaises.
 
Les réformes en cours concernent l’ensemble du tissu productif : grands groupes, entreprises de taille intermédiaire (ETI), petites et moyennes entreprises (PME) qui maillent le territoire et créent de l’emploi.
 
Une attention particulière est apportée par le Gouvernement à l’appui à l’internationalisation des PME. Le redressement de la balance commerciale de la France nécessite d’agir sur le tissu des entreprises exportatrices. Les exportations françaises sont trop concentrées (les 1000 premiers exportateurs font 70 % des flux d’exportation), avec un nombre de PME exportatrices insuffisant en comparaison d’autres pays européens (deux fois moins qu’en Italie, trois fois moins qu’en Allemagne). Les PME ne sont pas assez présentes à l’export dans la durée : sur dix primo-exportateurs, trois entreprises demeurent présentes à l’international après un an, et une seule après trois ans.
 
Pour contribuer à répondre à ces défis, le premier Forum des PME à l’international a été organisé le 11 mars avec la participation de plus de 400 PME et ETI. Un nouveau dispositif pour les accompagner de manière simple, compréhensible et efficace tout au long de leur parcours à l’international a été présenté. Il est assorti d’un plan d’action qui vise à assurer la cohérence des acteurs de l’export comme Business France, les réseaux consulaires et les conseillers du commerce extérieur français, à mettre en place un guichet unique douanier dès la fin de l’année, et à renforcer le dispositif des volontaires internationaux en entreprise, avec l’objectif d’atteindre 10 000 volontaires à l’horizon 2017. 
 
Afin d’assurer le suivi de ce plan d’action, le Conseil stratégique de l’export sera installé le 23 mars prochain. Il coordonnera le travail des acteurs français en charge de l’internationalisation des PME, au plan national et régional. La France se dotera d’une feuille de route stratégique pour le commerce extérieur, avec la présentation d’un rapport annuel au Parlement, qui portera une attention spécifique aux PME. En outre, le Forum des PME à l’international sera organisé dans chaque future grande région, dans le cadre d’un tour de France des PME exportatrices, afin de valoriser les réussites dans nos territoires.
 
Le volet financement du dispositif de soutien public aux exportations est quant à lui renforcé pour répondre à un triple objectif :
 
  1. associer à l’accompagnement assuré par les acteurs du commerce extérieur des outils financiers compétitifs, au regard des pratiques internationales ;
     
  2. permettre aux exportateurs, quelle que soit leur taille, de trouver des solutions de financement à chacune des phases de leurs projets de développement (prospection, conclusion, réalisation) ;
     
  3. développer des outils complémentaires aux financements privés, afin de créer un effet de levier.
 
Les nouveaux instruments développés constituent un ensemble cohérent de nouveaux financements pour l’export. Il s’agit notamment : 
 
  • du prêt « développement export » de Bpifrance avec un objectif à moyen terme de 500 M€ de prêts octroyés par an. Il s’agit d’accompagner les PME et ETI dans leur projet de financement, notamment en termes de besoins en fonds de roulement et en trésorerie ; 
     
  • de la création, par Bpifrance, d’une activité d’octroi de crédits export de petits montants pour permettre le financement de contrats d’exportation de quelques millions d’euros (jusqu’à 25 M€ et jusqu’à 75 M€ en cofinancement avec des banques commerciales) ; 
     
  • pour les grands contrats, de la mise au point d’un mécanisme de refinancement innovant. Grâce à l’intervention de la société de financement local (SFIL), banque publique qui se refinance d’ores et déjà sur les marchés, les banques qui octroient des crédits sur ces grands projets disposeront d’une possibilité de refinancement, allégeant ainsi fortement leurs contraintes de liquidités. L’objectif final de cet instrument est de permettre aux exportateurs, et à leurs clients, d’accéder à des financements plus aisés et meilleur marché et ainsi de gagner en compétitivité face à leurs concurrents étrangers.