Adaptation de la législation au mécanisme de surveillance unique des établissements de crédit

Le ministre des finances et des comptes publics a présenté une ordonnance portant diverses dispositions d’adaptation de la législation au mécanisme de surveillance unique des établissements de crédit.
 
Après la publication des résultats de l’évaluation complète des banques menée par la Banque centrale européenne (BCE), l’adaptation du droit national au mécanisme de supervision directe de la BCE est une nouvelle étape de la mise en place de l’Union bancaire. Elle va permettre à la BCE de superviser directement les 10 groupes français identifiés comme importants.

L’ordonnance adapte les dispositions du droit national pour permettre la mise en œuvre du règlement relatif au mécanisme de surveillance unique, qui prévoit la compétence de la BCE pour la supervision directe des groupes bancaires les plus importants, et sa responsabilité générale en matière de qualité de la supervision dans l’ensemble des Etats participants.
 
Le mécanisme de surveillance unique repose sur une coordination étroite entre la BCE et les autorités de supervision nationales. L’ordonnance désigne l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) comme l’autorité nationale compétente pour la France. A ce titre, l’ACPR coopérera avec la BCE au sein d’équipes de supervision conjointe, et participera à l’élaboration des décisions du Conseil de surveillance de la BCE.