Le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social a présenté une communication relative à la situation de l’emploi.
 
En août 2014, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a diminué, ce qui rompt avec neuf mois de hausse continue. Il s’établit à 3,413 millions (-0,3% soit -11 100 entre juillet et août). Pour les inscrits à Pôle emploi ayant ou non travaillé dans le mois (catégories A, B et C), l’évolution est de ‑0,1% (-5 800).
 
Les chiffres mensuels ne peuvent s’interpréter que dans la durée et l’évolution nette du nombre d’inscrits en catégorie A résulte chaque mois d’un flux de près d’un million d’entrées et de sorties. En août, l’augmentation des sorties de Pôle emploi (+7,9%), et la diminution concomitante des entrées (‑1,9%) expliquent la baisse observée du chômage.
 
La stabilisation du nombre de jeunes chômeurs de moins de 25 ans (-700, soit -0,1%) confirme, quant à elle, une tendance au recul du chômage des jeunes, débutée au deuxième semestre 2013. La mobilisation de la politique de l’emploi en faveur des jeunes, avec notamment les emplois d’avenir et les contrats de génération, a ouvert la voie à une insertion professionnelle durable pour près de 200.000 d’entre eux. Le Gouvernement va amplifier l’effort en direction des jeunes en difficulté, avec l’extension de la garantie jeunes l’an prochain à trente nouveaux départements en plus des vingt territoires déjà mobilisés.
 
Les chiffres récents de l’Institut national de la statistique et des études économiques sur le second trimestre 2014 montrent des signes encourageants s’agissant de la création d’emplois (+8300 emplois nets créés dans les secteurs concurrentiels). Cette augmentation est due à la dynamique de l’intérim, portée à parts égales par l’industrie et le tertiaire. De même, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail s’est stabilisé depuis le dernier trimestre 2013 : 9,7% en juin dernier en France métropolitaine ; 11,5% au sein de la zone euro.

Tous ces indicateurs appellent d’une part à maintenir une politique de l’emploi dynamique avec des emplois aidés qui constituent un tremplin pour une insertion durable, d’autre part à poursuivre des réformes structurelles qui restaurent les conditions d’une croissance riche en emplois, notamment au travers du pacte de responsabilité et de solidarité.
 
Le 10 septembre, le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social a réuni les 50 plus grandes branches afin de suivre leurs négociations dans le cadre du pacte. 33 d’entre elles (représentant 9 millions sur près de 12 millions de salariés) les ont engagées, les 17 autres vont suivre. Ces négociations seront suivies régulièrement avec les partenaires sociaux dans le cadre de la commission nationale de la négociation collective.

Le 19 septembre, le Président de la République a mobilisé l’ensemble des acteurs de l’apprentissage afin de concrétiser l’objectif de 500 000 apprentis en 2017. Des solutions concrètes ont été dégagées pour favoriser cette voie d’insertion durable dans l’emploi. Ainsi, la prime de 1 000€ pour les entreprises de moins de 250 salariés sera étendue, une bourse de l’apprentissage permettant aux jeunes de s’informer sur les offres existantes sera mise en place, ainsi qu’une aide aux employeurs pour mieux formuler leurs besoins auprès des centres de formation d’apprentis. Un effort sans précédent sera fait pour développer l’apprentissage dans les fonctions publiques.
 
Le Gouvernement, conformément à ses engagements issus de la Grande conférence sociale des 7 et 8 juillet derniers, poursuit la mobilisation en faveur de l’emploi et contre le chômage de masse.