Les grands principes d'une communication accessible

Toutes les communications, quels que soient les supports et les formats, doivent être rendus accessibles directement et/ou faire l’objet d’une adaptation spécifique.

Principes graphiques

La lisibilité des communications est primordiale lorsqu’elles sont proposées dans un format écrit. Les informations sont conçues pour être accessibles à tous, et elles peuvent être adaptées pour être accessibles aux personnes les plus en difficulté (le 2nd aspect étant l’aspect réglementé).


Police d’écriture

 

Le choix de la police d’écriture d’un document, qu’il soit numérique ou imprimé, est important afin d’assurer la lisibilité du message par toutes et tous.

  • Utilisez la typographie Marianne.

La typographie Marianne a été dessinée notamment dans un souci de lisibilité des supports de communication.

Cette typographie sans empattements est facile à reconnaître. De plus, le dessin des chiffres permet une bonne distinction entre les caractères, si le document contient de nombreuses données chiffrées.

Elle doit être utilisée pour les titres et documents courts : affiches, flyers, dépliants, brochures, etc.

  • En complément, utilisez la typographie Spectral.

La Spectral est une typographie dont le style vient contraster avec la typographie principale Marianne. Cette police à empattement vient en utilisation complémentaire à la typographie Marianne. Conçue pour les performances à l’écran, la Spectral assure une lisibilité́ maximale, notamment dans les environnements difficiles.

  • En communication écrite, limitez l’usage de l’italique.

N’utilisez l’italique que dans trois cas :

- pour souligner un mot,
- mettre une phrase ou une citation en exergue,
- lorsqu’un mot est issu d’une langue étrangère. Indiquez si besoin de quelle langue le mot provient et sa traduction littérale en français entre guillemets.
 

Exemple

Lorsque vous rédigez un texte ou un paragraphe, utilisez la typographie Marianne. Vous pouvez mettre en avant une citation avec la typographie « Spectral ».


Couleurs

 
  • Choisissez les couleurs avec parcimonie.

L’utilisation des couleurs permet de rendre votre document attrayant et lisible. Les couleurs doivent être choisies avec parcimonie pour ne pas dissiper la teneur du message.

  • Choisissez les couleurs parmi la palette de couleur suivante en s’assurant d’avoir des contrastes élevés entre fond et texte :

Illustration de la palette de couleurs - drapeau français

Illustration de la palette de couleursIllustration de la palette de couleurs
  • Utilisez des couleurs réalistes

Les teintes choisies pour des illustrations explicatives doivent être réalistes et reprendre les codes couleurs communément admis (par exemple, le rouge symbolise l’interdiction et le vert l’autorisation).

Certaines couleurs doivent être utilisées avec parcimonie pour une meilleure lisibilité (ex : l’usage excessif du rouge peut déranger les personnes présentant des troubles du spectre autistique ou des troubles du neuro-développement).

  • Privilégiez des contrastes élevés

Des teintes peuvent se superposer selon les cas. Dans le cas d’une communication basée sur le texte, des teintes claires sont utilisées en fond et des couleurs fortes pour la typographie, favorisant une bonne lisibilité.

Un usage de la couleur dans la typographie, dans le cas d’une communication sur fond photo, est possible dans la limite de la lisibilité : la valeur de contraste entre la typographie et son fond doit être d’au moins 70%.

Illustration de contrastes


Tableaux, graphiques

 

L’utilisation et l’élaboration des graphiques et des tableaux doit être faite en assurant la lisibilité de l’information par toutes et tous.

  • Utilisez avec parcimonie les tableaux et graphiques. Privilégier des mises en forme simples de ces éléments.

L’illustration d’éléments par des graphiques et des tableaux doit être limitée. Plus un document comporte d’éléments et une architecture chargée, plus sa lisibilité est entravée et brouille les informations importantes.

Si le tableau ne peut être évité, le compléter avec une version accessible en .docx ou .txt.

  • Harmonisez les mises en forme des tableaux dans un même document.

Si l’utilisation d’un tableau est nécessaire à l’éditorialisation d’un document, le même modèle doit être utilisé pour une uniformisation du document et une lecture harmonisée.

  • Limitez le nombre de colonnes. Privilégiez l’utilisation de plusieurs petits tableaux, plutôt qu’un grand tableau complexe.

En regroupant les éléments par catégories globales cela permet de simplifier au maximum la structure des tableaux.

  • Utilisez des contrastes de couleur important pour les différentes colonnes et lignes de votre tableau, ainsi que pour les différentes parties de votre graphique.

Maximisez la différenciation des parties du tableau par un code couleur fort qui permet de renforcer la hiérarchisation des informations.

Illustration de tableau


Mise en page (textes et paragraphes, images, superpositions, etc.) et mise en évidence

 

Pour mettre en page votre document, plusieurs principes sont à prendre en compte. Un document aéré et aux espaces réguliers est un document plus lisible.

  • Alignez le texte à gauche pour les textes courts. Si le texte doit être justifié, veillez à la régularité des espaces entre les mots et à l’équilibre général du texte.

Le texte justifié entraîne des espacements trop important et différents entre les mots, susceptibles d’engendrer des difficultés de lecture.

  • Utilisez des marges d’au moins 2,5 cm.

L’agrandissement des marges permet l’allègement du document et participe à une lecture plus confortable et plus simple.

  • Utilisez des espaces avant et après les titres, et entre les paragraphes.

Cela permet d’aérer le texte et d’en faciliter la lecture.

  • Pour mettre en évidence, privilégiez l’utilisation de caractères gras et d’encadrés.

Si une section de texte doit être mise en évidence la mise en gras est la technique la plus lisible, mais il ne faut pas mettre de phrase en gras entières.

  • Pour énumérer des éléments, utilisez des listes à puces verticales.

Elles permettent de lister des énumérations.

  • Utilisez des symboles clairs : flèches, points d’exclamation, etc.

L’utilisation de signes communément admis et compréhensibles par tous participe à la lisibilité du document.
 

Exemple

À ne pas faire
Un texte où les espaces entre les mots ne sont pas réguliers est plus difficile à lire.
À faire
Alignez le texte à gauche, ou justifiez le texte seulement si les espaces entre les mots sont réguliers.

 

Principes iconographiques

Dans des campagnes, des documents illustrés ou encore des flyers, la mise en image doit également faire l’objet d’une attention particulière afin d’en assurer la compréhension par le plus grand nombre. Le choix d’une image constitue pour certains publics l’unique moyen de recevoir l’information. Elle n’est donc pas seulement décorative et attractive mais permet de soutenir le message écrit.


Choix des images et des symboles

Dans la conception d’illustration, plusieurs principes sont à prendre en compte.

  • Choisissez des illustrations soutenant le message écrit.

Attention aux pictogrammes parfois très symboliques ou aux illustrations très générales.

  • Sélectionnez des couleurs harmonieuses et correspondant à la thématique.

Le choix de la couleur doit accompagner et la symbolique du sujet afin de participer et d’accompagner à la compréhension globale de la communication.

  • Évitez un nombre de teintes trop important qui complique la conception et la force de l’illustration.

La mise en évidence du propos doit être privilégiée par une mise en couleur des éléments les plus importants pour la compréhension et les différentes teintes doivent être limitées.

  • Choisissez des teintes contrastées.

Les couleurs doivent être suffisamment contrastées pour permettre de différencier les éléments.

Illustration des teintes contrastées

Pour choisir les illustrations et images de votre document, la lisibilité et la clarté doivent être de mise.

  • Choisissez des images simples, dont le contenu est clair et ne laisse pas place à l’interprétation du message.

Il ne faut pas que l’illustration contraigne la compréhension globale, elle doit véritablement illustrer le propos. Il ne faut pas utiliser d’images abstraites.

  • Privilégiez des images concrètes, liées à la vie quotidienne.

Les images illustrant des objets connus du public sont plus compréhensibles.

  • Évitez les images comportant trop d’informations.

La simplicité de l’illustration est importante afin de véhiculer l’idée majeure de la communication.

  • Utilisez toujours une même illustration pour représenter un objet.

Les représentations communes et l’imaginaire collectif permettent de stabiliser une idée partagée. La répétition d’un élément permet d’en ancrer la compréhension.

  • Diversifiez les représentations des publics représentés (âge, ethnie, genre, image corporelle).

Veiller à inclure tout le public dans les représentations utilisées, afin de ne pas véhiculer de rôles stéréotypés.


Emplacement des images

  • Utilisez toujours des images de qualité optimale, de façon à ce que l’image soit nette et précise.

Une image floue ou pixélisée constitue une entrave à l’accès à l’information qu’elle illustre.

  • Pensez à accompagner votre illustration d’un texte explicatif : cela permet de faciliter sa compréhension par un plus grand nombre.

Lorsque l’information est placée dans l’image il est nécessaire de rédiger un texte d’accompagnement. En revanche, si l’image est située à côté d’un contexte, en accompagnement, il n’est pas nécessaire : aucune information ne serait perdue.

  • Positionnez l’image à proximité du texte qui lui est associé.

Son positionnement en tant que texte de remplacement doit être évident.

Illustration du positionnement du texte par rapport à l'image

Si votre document comporte plusieurs images.

  • Veillez à utiliser des images différentes les unes des autres dans le cadre d’une explication d’une procédure ou d’un séquençage.

  • Positionnez-les dans leur ordre de lecture, de gauche à droite puis de haut en bas.


Principes linguistiques

Le choix des mots et la construction des phrases sont tout particulièrement importants et peuvent constituer une barrière importante tant symbolique que pratique.


Clarté, simplicité, inclusion

Clarté. La première exigence que doit s’imposer tout rédacteur de la sphère publique est la clarté. Plus la communication est claire, plus le sens du message parvient de façon immédiate aux citoyens. Pour plus de clarté, une expression directe, sans détour, est à privilégier.

Certaines règles sont simples à appliquer :

  • Évitez le conditionnel.

  • Évitez la forme passive.
     

    Exemple

    Ne dites pas : « L'attestation doit être complétée »
    Dites plutôt : « Complétez l'attestation »

     

  • N’utilisez pas de phrases ambigües, dont la signification est équivoque. Évitez les termes vagues, subjectifs ou relatifs. Le sens des phrases doit être univoque, le lecteur ne doit pas avoir à interpréter le propos (ou le moins possible).

Il faut privilégier le sens premier dans le vocabulaire choisi afin de guider le lecteur au maximum vers l’information dont il doit prendre connaissance.

  • N’utilisez pas de jargon spécialisé, les mots étrangers ou d’origine étrangère sauf s’ils sont bien connus.

Privilégier un vocabulaire communément admis afin de ne pas porter à confusion.

  • Ne commencez pas une phrase par des termes imprécis.

Cela entraîne une perte d’intérêt pour l’information.

  • Évitez les césures en fin de ligne.

Elles compliquent la lisibilité des mots et entrave la compréhension globale d’une phrase ou d’un texte.

  • Ne pas mentionner d’exclusion dans un titre.

La communication positive à davantage d’impact et capte plus facilement l’attention que la notion d’exclusion.

Simplicité. L’exigence d’exactitude et l’ambition d’exhaustivité des acteurs de la vie publique peuvent parfois complexifier le propos. Or, la simplicité doit toujours être recherchée, même si cela peut impliquer de renoncer à certains détails.

  • Allez à l’essentiel.

Les périphrases et les énumérations ont tendance à perdre l’intérêt du lecteur et à disperser l’information principale.

  • Ne multipliez pas l’emploi des synonymes, qui peuvent donner l’impression que vous parlez de choses différentes.

Il faut privilégier le principe d’un mot pour une information. S’il y a besoin de revenir sur le terme, réutiliser le même mot afin qu’il agisse comme un repère.

  • Évitez les pluriels englobants.

    Exemple

    Ne dites pas : « les locataires »
    Dites plutôt : « le locataire »

 

  • Evitez les dates inutilement précises (par exemple : « La démarche doit être faite depuis le 5 juillet 2002 »), sauf si la date est récente (moins d’un an) ou essentielle à la compréhension (« Pour les citoyens nés avant le 3 juillet 1962, ... »).
  • Évitez les digressions qui font perdre le fil de lecture et affaiblissent le propos.

Inclusion. Les communications issues de la sphère publique s’adressent à tous les Français. Chacun doit donc se sentir concerné. Les rédacteurs doivent rechercher la proximité avec les lecteurs, en évitant les styles impersonnel, symbolique ou métaphorique, ainsi que les tons autoritaires, menaçant, moralisateur et accusateur.

  • Personnalisez la communication.

Autant que possible, adressez-vous directement aux citoyens, en utilisant le pronom « vous ». Pour l’émetteur, privilégiez la troisième personne du singulier.

Exemple

Ne dites pas : « Il est recommandé de... »
Dites plutôt : « Nous vous recommandons de... »

 
  • Pour communiquer des consignes ou des recommandations, évitez les tournures impersonnelles ou stéréotypées.

    Exemple

    Ne dites pas : « Vous ferez parvenir votre réclamation à l'adresse suivant... » ou « Il est nécessaire de faire parvenir votre réclamation à l'adresse suivante... »
    Dites plutôt : « Faites parvenir votre réclamation à l'adresse suivante... »

 

  • Préférez la simplicité et l’immédiateté de l’impératif.

Ce mode établit une relation plus personnalisée.

  • Présentez intégralement l’identité des personnes représentées.

Accompagner du prénom, nom, ainsi que du métier le cas échéant.

  • Diversifiez les représentations des publics représentés (âge, ethnie, genre, image corporelle).

Il ne faut pas véhiculer de stéréotypes et s’adresser à tous.

  • Incluez tout le monde.

Dans le cadre d’une communication publique, les notions de majorité et de minorité n’ont pas de sens. Il s’agit de s’adresser à tous les Français : un public large, dont la diversité doit toujours être prise en considération. Quel que soit le sujet abordé, veillez donc à ce que l’ensemble de la population française puisse se sentir concernée.

  • Optez pour la neutralité́.

Les communications publiques s’adressent à l’ensemble des citoyens dans toute leur diversité, toutes opinions confondues. Pour pouvoir s’adresser au plus grand nombre et être compris, il est donc important d’observer une forme de neutralité tant à l’égard des opinions que des intérêts de chacun. Portez une attention particulière aux sources choisies (celles-ci doivent toujours être publiques) et veillez à utiliser un vocabulaire objectif et non connoté.

Pour plus d’information sur une communication inclusive, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a établi en 2016 une liste de recommandations pour une communication publique sans stéréotype de sexe.
 

Choix des mots et des phrases

 
  • Adressez-vous aux Français dans un langage qu’ils connaissent.

Le vocabulaire et la syntaxe doivent être simples.

  • Éviter les termes et expressions trop techniques et privilégier un vocabulaire concret.

Entre deux formulations, choisissez donc toujours la plus simple. Entre deux mots de vocabulaire, choisissez toujours le plus courant, sans tomber dans un registre familier.

Exemple

Ne dites pas : « Dans le but de », « Dans la mesure où », « Au sein de ».
Dites plutôt : « Pour », « Si », « Dans ».


Bien souvent, un seul verbe suffit :

Exemple

Ne dites pas : « être dans l'obligation de », « opposer une fin de non-recevoir », « prendre une décision »
Dites plutôt : « devoir », « refuser », « décider »

 

  • Évitez les périphrases, métaphores et paraboles.

    Exemple

    Ne dites pas : « les forces de l'ordre », « la capitale », « la ville lumière »
    Dites plutôt : « la police », « Paris »

     

  • Faites court.
    Pour faire simple et pour gagner en efficacité, faites court. Évitez les phrases à multiples propositions. D’une longue phrase, faites plusieurs courtes phrases.

    Exemple

    Ne dites pas : « Face à la réermergence en France de maladies dont les conséquences sur la santé peuvent être très graves, le ministre des Solidarités et de la Santé a décidé de rendre obligatoires 11 vaccins indispensables pour les jeunes enfants, à compter du 1er janvier 2018. »

    Dites plutôt : « Des maladies potiellement graves réapparaissent en France. Pour y faire face, le ministre des Solidarités et de la Santé a décidé de rendre 11 vaccins obligatoires pour les jeunes enfants, à partri du 1er janvier 2018. »

 

  • Privilégiez la forme active.

La forme active doit primer sur la forme passive pour rendre plus concrète l’action de l’État aux yeux des citoyens. Plus directe, elle permet de clarifier le sujet de l’action, l’action en elle-même et son objet.

Exemple

Ne dites pas : « Pour faciliter les démarches de justice des citoyens français, un site internet a été mis en place par le ministère de la Justice : justice.fr »
Dites plutôt : « Le ministère de la Justice a mis en place justice.fr, un site internet pour faciliter les formalités de justice des citoyens français. »



Ponctuation

 
  • Utilisez le point sans réserve. Plus vous l’utilisez, plus vos phrases sont courtes.

  • Utilisez raisonnablement la virgule. Évitez les phrases trop longues, en apposition, ou les constructions complexes.

  • N’utilisez que rarement les points de suspension et le point d’exclamation. Ces signes apportent une emphase ou un suspense qui sont rarement utiles ou souhaitables.

  • N’utilisez pas le point-virgule. Son usage est de moins en moins courant et peut avoir une connotation pompeuse.
     

    Les nombres

  • Écrivez les chiffres en toutes lettres et les nombres avec des chiffres. Toutefois, « millions » et « milliards » s’écrivent en toutes lettres.

    Exemple

    Un, deux, trois
    18 ans, 20 000 participants
    66,9 millions de Français, 70 milliards d'euros

 
  • Privilégiez l’utilisation d’ordre de grandeur aux pourcentages.

Exemple

Ne dites pas : « 25 % des Français »
Dites plutôt : « Un Français sur quatre »

 
  • Pour les dates, utilisez les chiffres, à part pour les mois qu’il faut écrire en toutes lettres et sans majuscule :

    Exemple

    17 février 2020

     

  • Pour les horaires, utilisez seulement les chiffres et abrégez « heures » en « h ».

    Exemple

    20h30

    Principes structurels

L’architecture de la communication et la hiérarchisation des informations doivent suivre certaines règles afin d’être le plus accessible possible.


Organisation de l’information

Il est important de prendre en compte dès la rédaction de votre communication plusieurs critères permettant de garantir à tous l’accessibilité de votre communication.

  • Assurez-vous que le contexte et l’objet du texte ont été clairement définis dès l’introduction.

Le respect d’un travail de contextualisation et de définition est important afin de créer une ligne conductrice pour accéder à l’information le plus facilement possible.

  • Rédigez des textes moins denses en respectant la règle : une idée = un paragraphe.

Les idées principales doivent être évidentes et structurées.

  • Faites apparaitre la structure du texte au moyen de titres, sous-titres et intertitres.

La mise en forme du document doit être structurée, harmonisée et visible.

  • Facilitez la compréhension immédiate.

Il est important de privilégier une mise en information fluide et rapide.

  • Utilisez titres et intertitres et mettez en avant les éléments les plus pertinents pour la compréhension immédiate du contexte et du propos.

Le lecteur doit pouvoir saisir immédiatement l’idée générale d’un texte, avant de se plonger dans une lecture détaillée.

  • Généralisez l’utilisation de courts paragraphes « chapô », entre le titre éventuel et le corps du texte, encourageant la lecture et résumant le propos qui est développé par la suite.
     

    Exemple

    Ne faites pas
    Titre 1
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    Titre 2
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    Faites plutôt

    Titre 1


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    Titre 2

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Le choix de l’information


Le choix de l’information doit être fait par une approche compréhensive du citoyen.

Il s’agit bien sûr de tenir compte des attentes des citoyens, de leurs questionnements et de leurs connaissances du sujet abordé : il faut alors s’assurer que les contenus proposés répondent réellement à leurs attentes et à leurs questionnements.

  • Tenez compte de la pluralité des destinataires

Dans le cadre d’une prise de parole publique, les destinataires sont la plupart du temps très nombreux. Tous n’ont pas la même connaissance du contexte ou du sujet abordé, ni les mêmes clés de compréhension.

  • Soyez synthétique et concis, en ne présentant que les détails qui seront utiles à la compréhension du message.

Il n’est pas nécessaire d’agrémenter un contenu par des éléments périphériques.

  • Donnez une information concrète et explicite.

Pour cela, il convient de se poser les bonnes questions :

Se poser la question des destinataires, avant d’écrire. À qui vous adressez-vous exactement : à tout le monde, ou à une partie de la population seulement ?

Gardez toujours en tête les spécificités des destinataires pendant la rédaction. Quand c’est possible, prenez en compte les attentes qui ont été identifiées, répondez aux inquiétudes qui ont été exprimées.

Privilégiez les sujets qui concernent directement les citoyens.


L’explication de l’information

 

Enfin, toute information transmise doit être expliquée, pour que le message transmis soit sans équivoque.

  • Explicitez l’objectif du document / de la communication.

La mise en contexte et la raison d’être d’une communication doit être rappelée afin de l’introduire.

  • Ajoutez un contexte aux nouvelles informations et aux nouveaux concepts.

Si un élément exogène est introduit, une mise en contexte doit être faite pour intégrer ces éléments au contexte global.

Avant de publier votre contenu, demandez-vous s’il est correctement contextualisé. Le lecteur peut-il facilement identifier le type de contenus qu’il consulte (informations pratiques, présentation d’un nouveau dispositif, etc.) ? Avez-vous utilisé une temporalité précise qui permet de dater le contenu ?

  • Apportez toute précision permettant de comprendre le propos, ou des notions difficiles (« évitez la double négative »).

Entre parenthèses ou en note de bas de page, selon le volume et l’impact sur le confort de lecture.

Principes oraux

Les principes de clarté, de simplicité et d’inclusion s’appliquent également à la communication orale. Les principes linguistiques et structurels précédemment présentés sont également à prendre en compte lors d’une communication orale.
 


Une communication personnalisée

 
  • Utilisez la première personne pour parler de soi, utilisez la deuxième personne pour s’adresser à son public.

    Exemple

    Ne dites pas : « Ces mesures présentées s'appliquent dès maintenant aux Français »
    Dites plutôt : « Les mesures que je viens de vous présenter s'appliquent pour vous dès maintenant. »



Adaptation à son public

 
  • Prenez en compte les spécificités du public adressé : sa culture, littératie, numératie.

La personnalisation du propos tenu et des informations délivrées rend sa réception puis compréhension plus facile.

  • Renforcez le message par des supports : films, tableaux, illustrations, photos, images, etc.

L’illustration du propos par un visuel ou un élément graphique permet de mieux s’approprier le message. Ces éléments permettent de soutenir le message écrit.