Forêt tropicale

Ce qu’il faut retenir du premier Conseil de défense écologique

Aller plus vite et plus loin en matière de transition écologique : tel est l’objectif du Conseil de défense écologique dont la première session s’est tenue jeudi 23 mai 2019.
 

Le Conseil de défense écologique, qu’est-ce que c’est ?

La création du Conseil de défense écologique est l’une des mesures mises en place par Emmanuel Macron à l’issue du grand débat national.

Cette instance, pilotée par le président de la République, le Premier ministre et de nombreux ministres, a pour mission de faire en sorte que l'ensemble des politiques menées par l’État - et pas uniquement les politiques menées par le ministère de la Transition écologique et solidaire - respectent nos ambitieux objectifs en matière de protection du climat et de biodiversité.

Le Conseil se réunira régulièrement avec pour triple mission de :
 
  • définir le cap de notre politique écologique ;
  • assurer le suivi de sa mise en œuvre ;
  • la réajuster en prenant de nouvelles mesures s’il le faut.

Sept projets phares adoptés

Le Conseil de défense écologique, réuni pour la première fois à l’Elysée, a adopté sept projets :
 
  1. le blocage en l’état du projet "Montagne d’or" en Guyane, jugé incompatible avec les exigences de protection de l’environnement ;
     
  2. une réforme du Code minier pour y intégrer les exigences environnementales à tous les processus miniers ;
     
  3. la création ou l’extension de 20 réserves naturelles en France d’ici 2022 ;
     
  4. la mise en place d’un Observatoire de l’artificialisation des sols en vue d’aller vers le "zéro artificialisation" ;
     
  5. le lancement d’études en vue de la potentielle mise en place d'une consigne des emballages en plastique et en aluminium ;
     
  6. une évaluation automatique des décisions budgétaires au regard de nos engagements environnementaux ;
     
  7. de nouveaux prêts, à hauteur de 3 milliards d’euros, attribués par la Banque des territoires aux collectivités locales afin qu’elles financent des projets de mobilité du quotidien, ainsi qu’une hausse d’un milliard d’euros des prêts dédiés à la rénovation énergétique des logements sociaux.