Bruno Le Maire énonçant sa position à Belfort

Bruno Le Maire annonce la création d’un comité de suivi du plan social de GE pour son site de Belfort

Bruno Le Maire a rencontré lundi 3 juin 2019 les représentants des salariés du site General Electric à Belfort et les élus locaux, afin d’examiner le plan social proposé et envisager des solutions.
 
Lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre avec les représentants des salariés du site General Electric à Belfort et les élus locaux, Bruno Le Maire a rappelé sa position : "le plan social proposé par GE ne convient pas" et demande à l’industriel de "revoir sa copie".

Afin de rassurer les salariés qui "n’ont pas le temps" et ont besoin de résultats concrets rapidement, Bruno Le Maire a annoncé la création d’un comité de suivi du plan social, qu’il présidera et qui se tiendra en septembre au ministère de l’Economie et des Finances.

D’ici là, le ministre encourage tous les responsables à se mobiliser totalement dans les jours et les semaines qui viennent pour que les salariés aient rapidement des réponses, notamment sur deux points : la limitation au maximum du nombre de salariés concernés par un départ contraint et le maintien des compétences du site de Belfort.

"Il faut que GE fasse un pas dans notre direction"

"Je ne suis pas là pour vendre des illusions… Je préfère dire la vérité", a déclaré Bruno Le Maire. Ce dernier se dit également prêt à aider la diversification industrielle du site et cite l’aéronautique, proposant de créer une société qui aura vocation à développer une activité aéronautique. Il affirme que GE devra apporter les fonds propres de cette société. En parallèle, le ministre propose que pour chaque euro apporté par GE, un euro soit apporté par la banque publique d’investissement.

Le ministre reconnaît que GE a une histoire avec la France et qu’à ce titre "nous sommes prêts à lui permettre de développer ses activités dans le domaine des énergies renouvelables". Mais si le groupe américain "veut garder son empreinte industrielle, des usines de qualité, il faut que GE fasse un pas dans notre direction. Nous construisons l’avenir de l’industrie à Belfort et l’avenir de GE en France."

Pour rappel, le groupe américain a annoncé son intention de vouloir supprimer 1 044 postes en France dans la branche turbines à gaz et au sein des services supports, principalement sur les sites de Belfort et Bourogne.