Le Royaume-Uni hors de l'Union européenne
26 novembre 2018

Brexit : un bon accord, qui préserve les intérêts et les valeurs de l'UE

Les 27 États-membres de l'Union européenne (UE) se sont réunis le 25 novembre à Bruxelles avec Theresa May pour approuver l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et le cadre politique de notre relation future.
 
Le Conseil européen sur le Brexit était un sommet important, d’unité, de dignité et de gravité : "Je veux saluer le travail remarquable de Michel Barnier ; grâce à l’unité européenne, nous avons négocié un bon accord, qui préserve nos intérêts, nos valeurs et prépare une coopération étroite avec le Royaume-Uni," a déclaré le Président de la République.

Avec cet accord, le Royaume-Uni continuera à avoir sa place dans le concert européen des nations, avec le rôle qu’il sera prêt à assumer et qui peut évoluer : "Je veux rendre hommage à Theresa May, qui a su à chaque moment, tout en défendant ardemment l’intérêt de son pays, chercher aussi les voies d’une coopération durable avec l’Union européenne, qui est notre bien commun", a souligné Emmanuel Macron.

Une étape importante a été franchie, mais il faut préparer la suite. C’est pourquoi la France a obtenu une déclaration à 27, claire, qui cadre la prochaine étape. Pour la relation future, la France sera particulièrement vigilante sur trois points :
  • S’assurer de conditions de concurrence équitable, pour protéger nos entreprises, et en matière environnementale.
  • Concentrer les efforts en matière de pêche, pour obtenir un accord préservant un accès aux eaux britanniques avant la fin de période de transition (fin 2020).
  • Préserver l’autonomie de décision de l’Union européenne.
L'UE doit tirer les leçons de ce départ d’un État membre, un partenaire majeur, pour la première fois dans l’histoire de la construction européenne. Comme l'a rappelé le Président de la République, "l’Europe est fragile, ce n’est pas un acquis, nous devons donc la défendre contre tous ceux qui oublient qu’elle est une garantie de paix, de prospérité et de sécurité sur notre continent."

Notre Europe doit être refondée car le Brexit nous dit qu’elle n’a pas su rassurer, protéger suffisamment les peuples de chacun de nos pays : "C’est ce projet de refondation, tourné vers l’avenir, qui doit nous occuper au premier plan et nous en discuterons à nouveau dès le sommet du mois de décembre. En méditant les leçons du Brexit, qui montre la responsabilité historique qui est la nôtre de défendre et de réformer, en même temps, cette Europe qui nous protège", a ajouté Emmanuel Macron.