Attentat de Strasbourg
13 décembre 2018 - Actualité

Attentat de Strasbourg : l’auteur présumé a été neutralisé par la police

Deux jours après l’attentat perpétré sur le marché de Noël de Strasbourg, le principal suspect a été abattu lors de son interpellation.
 
Cherif Chekatt, l'homme suspecté d'avoir tiré sur la foule sur le marché de Noël de Strasbourg, a été abattu par les forces de l'ordre, jeudi 13 décembre.

A 21 heures, trois fonctionnaires de police ont aperçu un individu qui déambulait sur la voie publique, au niveau du 74, rue du Lazaret à Strasbourg. Il correspondait au signalement du suspect. Au moment de son interpellation, ce dernier a fait face aux fonctionnaires de police et ouvert le feu sur eux. Les policiers ont alors immédiatement riposté et neutralisé l'assaillant.

Le procureur de Paris, Rémi Heitz, a confirmé que l’homme abattu était bien Cherif Chekatt.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, présent à Strasbourg pour présider la réunion qui a décidé de la réouverture du marché de Noël, s’est rendu sur les lieux de l’interpellation.

"Je pense aux victimes, aux blessés, à leurs proches, à Strasbourg et à la France. Je pense aussi aux forces de l'ordre qui ont été totalement engagées. Je suis fier d'eux", a-t-il déclaré à la presse.
 

Sur le profil de l’individu
 

  • Le suspect est un individu connu depuis très longtemps pour des faits de droit commun. Dès l’âge de 10 ans, il a eu des comportements qui relevaient du pénal (première condamnation à 13 ans, 67 inscriptions dans son casier judiciaire).
     
  • Il avait été identifié en prison comme étant un individu prosélyte, radicalisé, et a été suivi pour cela dès sa sortie. C’est pourquoi il était fiché S et était inscrit au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste).
     
  • Cependant, et malgré l’engagement des services de renseignement, aucune velléité de passage à l’acte n’avait été détectée. La voie choisie pour entraver l’action de cette personne a été celle du droit commun, seule permise dans ce cas par les textes.