Forces de l'ordre, le 1er mai 2018 à Paris
2 mai 2018

Violences du 1er mai : le dispositif policier était suffisant

La traditionnelle manifestation du 1er mai, qui a rassemblé à Paris 20 000 personnes environ, a été gravement perturbée par quelque 1200 "Black blocs" appartenant aux mouvances d’ultra-gauche.
 

 
  • Nous condamnons avec une absolue fermeté les violences et dégradations commises en marge du défilé syndical du 1er mai à Paris, ainsi que "l’irresponsabilité des discours radicaux qui encouragent de tels agissements" (Premier ministre, Communiqué du 01/05/2018).
     
  • Tout a été mis en oeuvre pour faire cesser ces graves troubles à l’ordre public et appréhender les auteurs de ces actes inqualifiables.
     
  • Il faut saluer l’engagement des policiers et des gendarmes, qui, sous l’autorité du Préfet de police sont intervenus avec sang-froid et professionnalisme pour faire cesser les violences et interpeller le plus possible de casseurs.
     
  • 200 manifestants susceptibles d'appartenir à des Black-blocs ont été interpellés. 5 interpellations supplémentaires ont été effectuées pour jets de projectiles et port d'armes prohibés.
     
  • Ces individus portent atteinte à la liberté de manifester, ils sont uniquement animés par une volonté destructrice.
     
  • A l’inverse, le cortège syndical, dont la Préfecture de police a permis de sécuriser le trajet, s’est déroulé sans incident. Il faut souligner l’esprit de responsabilité des organisations syndicales qui ont accepté de modifier leur itinéraire. "Nous ne confondrons jamais le droit de manifester légitimement et les groupes qui appellent à l’insurrection", a déclaré  Gérard Collomb, le 1er mai.
     
  • Sur le reste du territoire, 297 rassemblements se sont déroulés dans le calme.
Le dispositif policier était-il suffisant ?
 
  • Le dispositif policier comptait plus de 1500 policiers et gendarmes et d’importants moyens matériels (5 canons à eau). Des renforts de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris étaient prêts à intervenir.
     
  • Il était parfaitement dimensionné et calibré et était conforme aux besoins émis par le Préfet de police au regard du risque identifié.
Pourquoi les Black-blocs n’ont-ils pas été contrôlés et arrêtés avant le début de la manifestation ?
 
  • Les Black-blocs déploient des stratégies très élaborées pour arriver au point de rassemblement de manière discrète.
     
  • Surtout, les professionnels du maintien de l’ordre savent bien que toute intervention au niveau du point de rassemblement est susceptible de générer des troubles extrêmement importants et de faire des victimes collatérales, les casseurs se mêlant au départ aux manifestants pacifiques. Ainsi, au tout début, les 1200 Black-blocs s'étaient positionnés au sein du précortège.
    Entre les forces de l'ordre et ces individus se trouvaient donc d'autres manifestants et des passants.
Pourquoi la manifestation n’a-t-elle pas été interdite compte tenu du risque annoncé ?
 
  • Une interdiction de manifestation est une décision extrêmement rare, soumise à des conditions très strictes, qui n’aurait pas été comprise de la part des milliers de manifestants qui souhaitaient s’exprimer pacifiquement pour le traditionnel 1er mai.
     
  • Le dispositif de sécurisation avait en revanche été soigneusement préparé par le Préfet de police, qui avait engagé des moyens très conséquents, qui avait encore tenu une réunion de préparation
    dimanche matin et avait reçu les organisateurs hier pour leur rappeler leurs responsabilités.
Qui sont les Blacks-blocs ? Faut-il les dissoudre ?
  • Les Black-blocs sont des activistes d’ultra-gauche. Ils forment des groupes éphémères pour semer le trouble en formant une foule anonyme, non identifiable. Ils s’habillent généralement au dernier moment, afin de ne pas pouvoir être identifiés en amont de leurs exactions.
     
  • La question de la dissolution est sans objet pour des regroupements qui ne prennent aucune forme juridique, et sont éphémères.