Etudiants
26 septembre 2018

Parcoursup : "La plateforme a rempli sa mission"

La ministre Frédérique Vidal a tiré le bilan de Parcoursup et de la loi Orientation et réussite des étudiants à l'issue du processus de sélection. Un bilan sans appel : c'est "un pas de géant pour la démocratisation de notre enseignement supérieur".
 
Le bilan de Parcoursup et, plus largement, de la loi ORE, est sans appel :
  • +21% de boursiers admis dans l’enseignement supérieur ;
  • +28% de boursiers dans les classes préparatoires parisiennes ;
  • +23% de bacheliers professionnels admis en BTS ;
  • +19% de bacheliers technologiques admis en IUT.
"La plateforme a rempli sa mission" a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : +27 000 candidats ont obtenu une affectation (pour +4 000 candidats inscrits sur la plateforme), tandis que 955 lycéens (contre 3 729 en 2017) sont encore en attente, et continuent d'être accompagnés en vue de la rentrée.
Parcoursup a également donné un large choix aux futurs étudiants avec 3 propositions par candidat en moyenne.

Ce constat est l'effet de choix politiques forts, confirmés par la hausse de 549 millions d'euros du budget du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation en 2019, portant l'effort total à 1,3 milliard d'euros en 2 ans, dans un contexte budgétaire contraint.

Faire le bilan de Parcoursup consiste également à faire les ajustements nécessaires. "L'amélioration permanente doit devenir la règle, année par année" a rappellé Frédérique Vidal. Ainsi, dès l'année prochaine plusieurs changements seront effectifs :
  • Les vœux resteront non-hiérarchisés, mais le calendrier sera resserré : la phase principale s’achèvera fin juillet, et les inscriptions administratives se feront dans la foulée.
  • Le niveau d’information des candidats sera encore renforcé avec notamment l’affichage du rang du dernier appelé pour chaque formation.
  • L’offre de formation disponible sur la plateforme sera progressivement élargie (les instituts de formation en soins infirmiers dès cette année par exemple).
  • Une démarche d’anonymisation des dossiers des candidats sera engagée, pour lutter contre la crainte d’assignation à résidence (par ailleurs injustifiée au regard du bilan).
Au-delà de ces ajustements, 3 chantiers majeurs seront conduits cette année pour lutter contre les inégalités, que ce soit en matière d’accès à l’information, de mobilité géographique, ou d’accès aux filières courtes professionnalisantes.