Photo de migrants en Italie
7 août 2015

Migrants : plus de 2000 personnes ont péri depuis le début de l'année en Méditerranée

La France est déterminée à trouver des solutions collectives pour relever cet immense défi.

Contenu publié sous le Gouvernement Valls II du 26 Août 2014 au 11 Février 2016
 
Après l’effroyable naufrage survenu le 5 août au large des côtes libyennes, qui a fait un grand nombre de victimes et de disparus, la France est "déterminée à trouver des solutions collectives pour relever cet immense défi", a déclaré Manuel Valls le 6 août.

Depuis le début de l'année, plus de 2 000 migrants ont perdu la vie en Méditerranée, selon les estimations de l'Organisation internationale pour les migrations. Ce drame témoigne plus que jamais de la nécessité d'une mobilisation européenne afin d'apporter une réponse forte, coordonnée et globale à un défi qui nous concerne tous.

La France est en première ligne pour que des solutions européennes puissent permettre un traitement à la fois humain des migrants qui relèvent du statut de réfugiés en Europe et ferme de ceux qui sont dans une situation irrégulière. "Il faut des règles : les migrants en situation irrégulière doivent être reconduits à la frontière", a rappelé Manuel Valls le 5 août.

Dans le même temps, "il faut une organisation de nos frontières. C'est vrai à Vintimille avec l'Italie. C'est vrai avec la Grande-Bretagne". La mise en place de hot spots, au moment du franchissement des frontières extérieures de l’Union européenne, doit permettre de mieux identifier ceux qui relèvent du statut de réfugié et d’organiser la reconduite à la frontière de ceux qui sont en situation irrégulière. Des discussions techniques approfondies sont actuellement conduites par les ministres de l’Intérieur français et britannique pour renforcer la sécurisation du tunnel sous la Manche, après celle du port de Calais.

"La solution est aussi en Afrique avec la résolution des conflits", ainsi que dans la résorption des conflits au Proche et au Moyen-Orient. De ce point de vue, l’Europe doit aussi assumer pleinement ses responsabilités, là où la France le fait pleinement. A ce sujet, Bernard Cazeneuve a proposé au Commissaire européen pour les migrations Dimitris Avramopoulos de se "rendre au Niger, en présence de la Commission, avec l'ensemble des ministres de l'Intérieur concernés, pour faire en sorte de mettre en place des centres de maintien et de réadmission qui permettent d'éviter ces flux de migrants".

Enfin, il est nécessaire de renforcer la coopération du renseignement dans le cadre d'Europol et d'Interpol, pour œuvrer au "démantèlement des filières" d'immigration clandestine.