17 mai 2018

#Mayotte : plan d’action pour l’avenir des Mahorais

Annick Girardin, ministre des Outre-mer, était à Mayotte du 13 au 15 mai 2018. Elle a annoncé le plan de développement de Mayotte : 53 engagements regroupant 125 actions pour développer le territoire et améliorer la vie quotidienne à Mayotte.

 
De Mayotte, Annick Girardin a rappelé les faits et l’analyse de la situation : " Il y a quatre mois, éclatait à Mayotte un mouvement social d’ampleur qui a entraîné un blocage des îles pendant plusieurs semaines. […] Ce mouvement est né d’une crise sociale dans tous les domaines : santé, logement, transports, travail, éducation… crise dont l’immigration illégale massive qui déstabilise la société mahoraise ne fait qu’amplifier les effets…"

Face à la crise sociale qui a secoué l’île, le Gouvernement a rapidement réagi

  • 13 mars : Annick Girardin, se rend à Mayotte pour présenter des mesures permettant de restaurer la sécurité dans l’île. C’était l’urgence. Parallèlement à cette urgence, « il y avait aussi l’obligation de prendre le temps nécessaire – un mois, pour rechercher avec l’ensemble des parties prenantes des réponses concrètes durables et d’effet rapide pour le territoire sur les multiples autres sujets qui entravent le développement et le quotidien de Mayotte », a rappelé Annick Girardin. Pour conduire ce travail de réflexion et de construction, la ministre des Outre-mer a nommé un préfet, délégué du Gouvernement.
  • 19 avril : le Premier ministre reçoit les élus du territoire et a annoncé les grands axes du "plan pour l'avenir" de Mayotte en cours d’élaboration.
Un pacte pour restaurer la confiance en l’avenir de Mayotte et en sa jeunesse
  • 13 mai : le plan est présenté par Annick Girardin : "j’ai voulu des engagements fermes, concrets, précis, inscrits dans le réél, numérotés, financés, arbitrés au plus haut niveau », déclare-t-elle. Le plan de rattrapage et de développement du département est un plan global, qui concerne l’ensemble des problématiques qui touchent Mayotte : sécurité, justice et immigration, santé, protection sociale, éducation et formation, logement, infrastructures, économie, fonctionnement des collectivités et relations à l’Etat. Il comprend 53 engagements regroupant 125 actions.

Des mesures fortes et durables

  • Sécurité : mise en place de la police de sécurité du quotidien, augmentations des effectifs de police et de gendarmerie, association des citoyens à la définition des priorités d’action en matière de sécurité et au suivi des résultats…
  • Immigration illégale : création d’un état-major opérationnel sous la direction d’un sous-préfet. Mise en place d’un groupe d’enquête interservices spécialisé sur le volet financier des filières d’immigration, d’hébergement ou d’emploi des étrangers en situation irrégulière.
  • Emploi : création d’une direction régionale de l’emploi dès 2019 et d’une antenne supplémentaire de la mission locale.
  • Santé : mise en place d’une Agence de santé de plein exercice, modernisation de l’hôpital  accès aux soins facilités.
  • Sport : plan de rattrapage des équipements sportifs financés à hauteur de 4 millions d’€.
  • Education : création d’un rectorat de plein existe d’ici 2 ans, recrutement de 500 personnels de l’éducation nationale sur 5 ans. L’État engagera plus de 500 M€ sur le quinquennat en faveur de l’investissement dans les constructions scolaires du premier et du second degré. 345 postes supplémentaires seront crées dès la rentrée 2018.
  • Logement : objectif de 400 logements sociaux en 2018 avec une progression chaque année. Moyens : 30M€ dont 10M€ en 2018.
  • Infrastructures : un plan ambitieux de transports  sera financé  par  110 M€ au cours des 15 prochains années, et près de 40 M€ sur le quinquennat pour un programme de transport. Les infrastructures liées à l’eau, aux déchets et à l’assainissement seront améliorées.