22 mai 2018

Le Gouvernement publie le code des algorithmes de Parcoursup

Une première à l’échelle de l’État : le Gouvernement a publié le 21 mai 2018, le code informatique du cœur algorithmique de la plateforme d'orientation universitaire Parcoursup.
 
Ce 22 mai, jour J pour Parcoursup. Plus d’un million de propositions d'affectation ont été envoyées sur la plateforme qui remplace APB (Admission post-Bac), l’ancienne procédure qui fonctionnait sur la base du tirage au sort, condamné par le Conseil d’État. Parcoursup fonctionne de façon individualisée et progressive : chaque jour, des propositions seront faites aux candidats. En faisant leurs choix au fur et à mesure, ils libéreront des places pour ceux qui ont également demandé cette formation. D’ici la rentrée, tous les candidats qui souhaitent poursuivre des études auront reçu une ou plusieurs propositions d’admission.

Dès la veille de l’ouverture de la phase d’admission, le Gouvernement a décidé d’être le plus transparent possible, en rendant public le code qui régit le fonctionnement de la plateforme Parcoursup. Cette publication "témoigne de la volonté du Gouvernement de donner la plus grande transparence à la nouvelle procédure d'accès à l'enseignement supérieur", indique le communiqué du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et le secrétariat d'État en charge du Numérique.

Ce n’est plus le code qui fait la loi…

La publication du code favorisera "la pleine compréhension des mécanismes de la nouvelle procédure d'entrée dans l'enseignement supérieur. […] À la différence d'APB, dont les règles de fonctionnement n'avaient jamais été explicitées publiquement, les règles qui régissent Parcoursup ont été clairement fixées par la loi et par les décrets et arrêtés d'application", précise le même communiqué. Parcoursup se conforme à la loi, qui prévoit notamment pour la première fois le respect de taux minimum de boursiers dans toutes les formations, des taux d’étudiants hors secteurs.

…mais la loi qui fait le code

Pour Hugo Gimbert, chargé de recherche au CNRS en informatique à l’Université de Bordeaux - concepteur de l’algorithme avec Claire Mathieu, directrice de recherche au CNRS et professeure au Collège de France, tous deux chargés de mission Parcoursup auprès du ministère de l’Enseignement supérieur -, "tout part du texte de loi. Il a fallu traduire la loi en un algorithme qui applique les règles définies. Un travail en lien avec le ministère et l’équipe de maîtrise d’œuvre qui réunit les experts du domaine, qui s’occupaient d’APB depuis des années."

Dire "oui" sans stresser

L’absence de contraintes et l’un des points forts de ce nouvel outil. Il n’y a pas de hiérarchisation des vœux exprimés et les candidats recevront une réponse à chacun de leurs voeux Cela peut être Mathématiques, Histoire, Philosophie... Les décisions d’affection ne sont pas prises par l’algorithme mais par les élèves après examen de leur dossier par les équipes pédagogiques des formations qu’ils ont choisies.

Pour tout comprendre sur le fonctionnement de Parcoursup, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a publié un livret intitulé "Faire ses choix en toute confiance" ainsi qu’un mode d’emploi pour la phase d’admission. Des statistiques seront mises à jour quotidiennement sur le site de Parcoursup.