9 février 2018

La police de sécurité du quotidien est lancée

Gérard Collomb a dévoilé le dispositif Police de sécurité du quotidien (PSQ), le 8 février 2018. Le Gouvernement s’est engagé dans une évolution des missions des policiers et des gendarmes pour moderniser les forces de l'ordre et les rendre plus efficace dans leurs tâches de protection des Français.
 

Une nouvelle stratégie en 5 axes forts

Une police à l'écoute des citoyens

"La Police de sécurité du quotidien (PSQ) a une vocation profonde : construire dans notre pays une société rassemblée et apaisée", a affirmé Gérard Collomb. La PSQ, c'est un état d'esprit qui vise à être à l'écoute de la population, à prendre en compte les besoins. Ainsi, les liens avec la population seront retissés et la confiance recréée :
  • 60 quartiers de "reconquête républicaine" sont créés, dont 30 prioritaires d’ici janvier 2019, avec 15 à 30 effectifs supplémentaires, pouvant représenter 3 patrouilles 7j/7.
  • 250 unités de contact (gendarmerie) seront déployées d’ici à 2019 et la désignation d’un référent dédié aux relations avec la police dans les conseils de quartier de toutes les grandes villes.
  • 20 départements ruraux et périurbains où la délinquance augmente, auront un accompagnement renforcé avec 500 gendarmes en renfort.

Des moyens renforcés

Les forces de l’ordre verront leurs moyens renforcés sur tout le territoire  : création de 10 000 postes (vs suppression de 12 500 postes en 2007 – 2012).


Investissement dans l’immobilier (1,5Mds€) et l’équipement (1,5Mds€), notamment numérique : 110 000 tablettes et smartphones, généralisation des caméras piétons.

Recentrer les tâches des policiers et gendarmes sur leur coeur de métier

Ainsi, les forces de l’ordre passeront plus de temps sur le terrain et moins sur l’administratif, un motif d’insatisfaction mis en avant par 3 policiers sur 4. Les "tâches indues » seront supprimées et la procédure pénale réformée, avec notamment la forfaitisation de certaines infractions. 

 

Une concertation en amont : + de 70 000 réponses

Une large concertation a été lancée 28 octobre dernier à La Rochelle pour entendre les propositions en partance du terrain. Chaque policier et gendarme a pu donner son avis. Un questionnaire a été adressé à tous les policiers et gendarmes du pays, obtenant plus de 70 000 réponses.

De nombreuses réunions de proximité ont aussi été tenues au niveau départemental par les préfets avec les associations d’élus, organisations syndicales de la Police et structures de concertation de la Gendarmerie, représentants des policiers municipaux, acteurs de la sécurité privée et des transports, experts...