Logo du Sommet de Erevan
12 octobre 2018

La francophonie, plus précieuse que jamais face à la crise du multilatéralisme

Le XVIIe Sommet de la Francophonie se tient ces 11 et 12 octobre à Erevan (Arménie). À cette occasion, la France a apporté son soutien à la candidature de la diplomate rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Cette institution internationale est plus que jamais nécessaire pour faire face à la crise du multilatéralisme.
 

Avec ses 84 États membres présents sur les 5 continents, l’OIF est la plus grande organisation internationale à vocation universelle après l’ONU.

Sa priorité doit être la reconquête de la jeunesse, et tout particulièrement en Afrique. Il faut investir dans l’éducation, et dans celle des filles et des femmes en priorité : "la francophonie doit être féministe", a plaidé le Président de la République le 11 octobre.

Elle doit également promouvoir le français comme "langue de la création". Dans cette perspective, Emmanuel Macron a proposé l’organisation d’un congrès des écrivains de langue française qui réunirait les auteurs, les éditeurs et tous ceux dont le métier est en rapport avec la langue.
 


 

Louise Mushikiwabo, candidate de l'Afrique (soutenue par l'Union Africaine depuis le sommet de Nouakchott)

La candidature de Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF, à laquelle la France apporte son soutien, est cohérente avec sa vision de la francophonie, vision défendue par le Président de la République à l'Académie française et dans son discours de Ouagadougou :

  • Donner à l’Afrique une place centrale, qui reflète son rôle moteur en termes démographiques (en 2050, elle représentera 85% des francophones : "l’épicentre de la langue française est sans doute dans le bassin du fleuve Congo".
  • Promouvoir l’idée d’une francophonie ouverte au plurilinguisme, car "le combat fondamental pour notre langue est un combat pour le plurilinguisme […] Se battre pour la francophonie, ce n’est pas se battre pour rétrécir la francophonie".
Le Président de la République est le premier défenseur du respect des droits de l’Homme au sein de la francophonie. Il a proposé de réviser les modalités d’adhésion à l’OIF pour aller vers plus d’exigence en la matière.

 

En savoir plus sur le site de France Diplomatie