Edouard Philippe pendant les questions au Gouvernement à l'Assemblée Nationale
16 mai 2018

Gaza : la France condamne les violences

Alors que l’ambassade des États-Unis a été inaugurée le 14 mai à Jérusalem, des heurts violents ont éclaté entre manifestants palestiniens et soldats israéliens à la frontière de la bande de Gaza, faisant près de 60 morts et environ 2400 blessés. La France condamne sans aucune ambiguïté ces violences, comme l'a rappelé le Premier ministre lors d'une séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale.
 

"La France condamne évidemment et sans aucune ambiguïté ces violences car si nous sommes sans aucune ambiguïté attachés à la sécurité d'Israël, nous ne pouvons pas accepter un tel niveau de violence face au droit fondamental des Palestiniens à manifester pacifiquement", a déclaré le Premier ministre.

La France réaffirme son attachement à une solution négociée, avec deux États, "Israël et la Palestine, vivant dans la paix et la sécurité [...] avec Jérusalem pour capitale des deux États. C'est ce que dit le droit, c'est la ligne défendue par la France", a souligné Édouard Philippe.

Comme annoncé le 14 mai après les entretiens avec le Roi Abdallah II  de Jordanie et le Président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le Président de la République s’est entretenu le 15 mai avec le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou. Il a fait part de sa très vive préoccupation sur la situation à Gaza, condamné les violences et souligné l’importance de la protection des populations civiles et du droit à manifester pacifiquement.

Le Président a réaffirmé l’importance du dialogue pour relancer le processus de paix israélo-palestinien. Il a également évoqué avec son interlocuteur la situation en Syrie et vis-à-vis de l’Iran après la décision américaine de se retirer de l’accord nucléaire.