Etudiants en médecine en session d'examens
12 janvier 2017

Études de médecine : le numerus clausus augmente de 478 places

Le ministère de la Santé a annoncé, le 11 janvier 2017, une hausse du nombre de places ouvertes pour le passage en deuxième année de médecine. Objectif : lutter contre les déserts médicaux.

Contenu publié sous le Gouvernement Cazeneuve du 06 Décembre 2016 au 14 Mai 2017
 
478 : c'est le nombre de places supplémentaires à l'issue de l’année universitaire 2016-2017, dont pourront bénéficier les étudiants de 1ère année de médecine pour passer en seconde année, réparties dans 26 facultés de médecine prioritaires. Au total, 8 124 places au niveau national seront ainsi ouvertes en 2017, précise le ministère de la Santé. Cette hausse représente 11 % dans les régions bénéficiaires et 6 % au niveau national.

Les Antilles et la Guyane, zones à la démographie médicale particulièrement faible, verront ainsi leur nombre de places progresser de 27 % au total entre 2015 et 2017.

Cette augmentation correspond à la généralisation de la régionalisation du numerus clausus, expérimentée par le Gouvernement en 2015 avec la création de 131 places supplémentaires dans 10 territoires en tension (les Antilles-Guyane, l’Auvergne, la Basse-Normandie, la Bourgogne, le Centre-Val-de-Loire, la Haute-Normandie, le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, La Réunion, en Rhône-Alpes), et reprise comme 1ère mesure de la Grande conférence de santé.

"L’inégale répartition des médecins en zones rurales comme périurbaines est un véritable enjeu de santé publique. Aujourd’hui, avec la régionalisation du numerus clausus, nous renforçons l’adéquation de l’offre de formation des futurs médecins avec les besoins tels qu’évalués par les acteurs de chaque territoire", a déclaré Marisol Touraine.

26 facultés de médecine prioritaires

Un arrêté du 10 janvier 2017, fixe la liste des 26 établissements et les formations concernés : les universités de Lyon, Saint-Etienne, Besançon, Rennes, Corte, Strasbourg, Lille, Amiens, Paris (VI, VII, XI, XII, XIII, université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), Bordeaux, Poitiers, Montpellier, Toulouse, Marseille, Nice, Angers, Nantes, des Antilles, de la Guyane, de la Nouvelle-Calédonie, mais également de Saint-Denis de la Réunion.
 

Encourager les médecins à s'installer dans les zones en tension

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la politique pragmatique et incitative menée par le Gouvernement pour que les jeunes médecins choisissent de s’installer dans des territoires en tension. Cette politique a, par ailleurs, conduit le Gouvernement dès 2012 à augmenter le nombre de postes d’internes de 42 % à Dijon et à la Réunion, de 39 % à Caen, de 37 % aux Antilles et en Guyane, de 34 % à Clermont-Ferrand.