22 mars 2017

De nouvelles mesures pour faire face au virus de l’Influenza aviaire

Depuis la détection de plusieurs foyers cet automne, le Gouvernement accompagne les professionnels touchés pour les soutenir dans l'éradication de l’épizootie d’Influenza aviaire, qui connaît une évolution favorable.
Contenu publié sous le Gouvernement Cazeneuve du 06 Décembre 2016 au 14 Mai 2017
 
Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture a fait le point le 20 mars sur l’évolution de l’Influenza aviaire, dont le nombre de nouvelles suspicions est en net recul ces deux dernières semaines. Une extinction prochaine de l’épizootie est envisageable. Cette perspective valide la politique de lutte déployée depuis le 5 janvier, de l’abattage préventif des palmipèdes dans les zones les plus instables à la mise en place de restrictions de mouvements dans des zones de contrôle temporaire.

Afin de casser le cycle de diffusion du virus, un vide sanitaire général sur les élevages de palmipèdes (désinfection totale des élevages après en avoir sorti les canards) avait également été mis en place dans la grande zone réglementée du Gers, des Landes, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées. Pour les zones stabilisées, le ministre a indiqué que la remise en place des gallinacés est d’ores et déjà possible.
 
A ce jour, cette reprise de la production est possible dans 536 communes. S'agissant des palmipèdes, le ministre a distingué deux zones géographiques. Dans les départements les moins touchés, les remises en place seront possibles rapidement après la levée des zones de surveillance. Dans les zones où l’épizootie a été de grande ampleur (zones regroupant les départements 31, 32, 40, 64 et 65), un arrêté ministériel sera pris pour encadrer les conditions de remises en place après une période de vide sanitaire.

Stéphane Le Foll a également fait le point sur les engagements de l’État en termes d’indemnisation :
  • Pour les abattages dans les foyers, dès le 2 février 2017, les premières avances étaient versées aux éleveurs à hauteur de 75% de la valeur marchande des animaux. 
  • Le 15 février, l’ouverture du dispositif d'indemnisation des abattages préventifs a permis des premiers paiements dès le 16 mars.
  • La prochaine étape concernera le dispositif d’indemnisation des pertes de production pour les éleveurs, avec des paiements d’ici la fin du mois d’avril. 
Cette épidémie de grippe aviaire est une crise globale qui impacte l’ensemble des systèmes de production, à laquelle le Gouvernement entend apporter une réponse avec l’ensemble des représentants de la filière, pour limiter les facteurs de risques, les mouvements d’animaux  et pour développer la biosécurité à la production.
 
Certaines bonnes pratiques, de nature à freiner l’épidémie, doivent également être davantage appliquées au sein des élevages.  Pour ce faire, un PACTE avec l'ensemble des organisations professionnelles concernées et les collectivités territoriales sera signé le 13 avril prochain. Au travers de ce PACTE, il est attendu une dynamique de l'ensemble des acteurs en faveur du renforcement de la biosécurité à tous les maillons de la chaîne.
 
Focus sur la stratégie d’abattage déployée
La stratégie d’abattage se poursuit avec un renforcement dans les zones non encore stabilisées et plus particulièrement dans l’ouest du département des Landes et le nord des Pyrénées-Atlantiques :
  • comme précédemment, abattage le plus rapidement possible des foyers suspicieux et abattage préventif de l’ensemble des volailles dans un rayon de 1km autour des foyers ;
  • extension de l’abattage préventif des palmipèdes élevés en plein air dans un périmètre élargi à 10 km autour des foyers dans les zones instables (contre 3 précédemment).
  • sur l’ensemble du département des Landes et le Nord des Pyrénées-Atlantiques, zones encore indemnes, il a été décidé d’interdire les remises en place et les mouvements de palmipèdes.