Voiture électrique
11 octobre 2018

CO2 : une nouvelle ambition à l’échelle européenne pour que les nouveaux véhicules consomment moins

Réduction de 35% d’ici à 2030 des émissions de CO2 des voitures neuves par rapport à 2021 : tel est l'objectif que les 28 ministres de l’environnement de l’UE ont fixé ce 10 octobre. Cet accord doit maintenant être débattu par le Parlement européen.
 

Le Conseil des ministres européens de l’environnement a défini le 10 octobre 2018 une nouvelle ambition pour la réduction des émissions de CO2 des voitures en adoptant une position de réduction des émissions des véhicules neufs de -35 % en 2030 par rapport à 2021. Un objectif intermédiaire de -15 % en 2025 assurera que les constructeurs fournissent un effort significatif dès le début de la période.

C’est une position ambitieuse, témoignant d’une conscience collective de l’urgence climatique : cela signifie concrètement qu’en moyenne les nouveaux véhicules consommeront plus d’un tiers de carburants en moins pour parcourir les mêmes distances qu’une décennie plus tôt, réduisant d’autant les pollutions et la facture énergétique.

Atteindre ces objectifs supposera non seulement un progrès technique sur les motorisations thermiques mais aussi l’introduction d’une large proportion de véhicules électriques et hybrides dans les gammes des constructeurs.

Un mécanisme de bonus exigeant pour les constructeurs avec une forte proportion de véhicules électriques ou hybrides rechargeables dans leurs ventes a été introduit, car ces véhicules demandent d’adapter les comportements des utilisateurs, et offrent des bénéfices sur la qualité de l’air, en particulier dans les villes ; ce dispositif incitera au développement des véhicules propres le plus rapidement possible.

La France s’est fortement engagée dans cette action : avec d’autres pays ambitieux, elle a porté une réduction de 40 %. D’autres partenaires, par souci de limiter l’effort pour l’industrie automobile, ne souhaitaient pas dépasser -30 %.

Dans une volonté d’efficacité et d’ambition – car il était essentiel d’agir sans attendre, notamment avant la COP24 – la France a contribué avec ses partenaire à une prise de décision dès aujourd’hui au Conseil, avec une cible de -35%.

La France a également obtenu l'introduction d'une clause de révision permettant d'ajuster, en 2023, l'objectif de réduction des émissions en fonction des émissions réelles constatées sur l'ensemble du parc automobile.

Les discussions entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission, qui débuteront bientôt, permettront de confirmer l’ambition européenne, dans un contexte où le Parlement européen a adopté une proposition à -40 %.

Dans le même temps, le Gouvernement poursuivra la discussion avec les constructeurs français et européens pour accélérer le remplacement des véhicules existants les plus polluants, afin d’obtenir au plus vite les résultats attendus sur nos émissions, permettant de maintenir le réchauffement climatique  sous les +1,5°C, comme le recommande le rapport du GIEC publié ce 8 octobre.