affiche campagne dépistage cancer colorectal
9 novembre 2016

Cancer colorectal : prendre 5 minutes pour le détecter

Deuxième cancer le plus meurtrier, le cancer du côlon se guérit pourtant dans 9 cas sur 10 s’il est détecté à un stade précoce. Le ministère des Affaires sociales et de la Santé et l’Institut national du cancer (INCa) lancent une nouvelle campagne pour inciter au dépistage.

Contenu publié sous le Gouvernement Valls III du 11 Février 2016 au 06 Décembre 2016
 
Chez les personnes de 50 ans et plus, le dépistage du cancer du côlon, basé sur la recherche d'un saignement occulte dans les selles, avant même l’apparition du moindre symptôme digestif, est un atout. Il permet de détecter des lésions précancéreuses et de les traiter, donnant alors toutes les chances de guérison au patient. Cette méthode efficace est problématique pour certains patients :
1) gêne à l'égard de la localisation de ce cancer : le côlon et le rectum représentent un sujet tabou ;
2) embarras provoqué par le fait de devoir manipuler ses selles.

Il faut lever ces freins, car avec 42 000 nouveaux cas par an, le cancer colorectal se situe, tous sexes confondus, au 3e rang des cancers les plus fréquents (derrière les cancers de la prostate, du sein, du poumon) : le 2e chez les femmes et le 3e chez les hommes. Il survient en grande majorité chez les personnes âgées de plus de 50 ans. "D’après les estimations, le nombre de cancers colorectaux devrait atteindre 45 000 nouveaux cas annuels en 2020", déplore l’INCa. D’où l’importance de sensibiliser régulièrement les personnes de plus de 50 ans, leur entourage et les médecins traitants.

Un nouveau test basé sur une technique immunologique est désormais proposé aux personnes âgées de 50 à 74 ans, tous les 2 ans, dans le cadre du dépistage organisé. Le nombre de tests réalisés chaque semaine a augmenté au printemps 2016 mais une baisse estivale a été constatée. Profitant de l’automne, période propice aux consultations médicales, ce dispositif complète la campagne diffusée habituellement en mars et désormais reconnaissable au ruban bleu.  La campagne rappelle l'enjeu majeur de ce dépistage, "2e cancer le plus meurtrier", et son bénéfice : détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10. Elle conclut sur la nécessité d'aborder le sujet avec son médecin, dès l'âge de 50 ans.