Photo de Christian Eckert à l'Assemblée nationale
8 juillet 2016

Budget 2017 : plus de moyens pour la jeunesse, l'emploi et la sécurité

Le déficit public atteindra 2,7% en 2017, conformément aux engagements du Gouvernement, qui souhaite engager des moyens supplémentaires pour la jeunesse, l'emploi et la sécurité. Le budget du ministère l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche augmentera notamment de 3 milliards d’euros : une hausse historique.

Contenu publié sous le Gouvernement Valls III du 11 Février 2016 au 06 Décembre 2016
 
Le secrétaire d’État en charge du Budget, Christian Eckert, a annoncé jeudi 7 juillet, lors du débat d’orientation des finances publiques à l’Assemblée nationale, les principales priorités du budget 2017.

"Le déficit public doit atteindre 2,7 %, comme prévu et conformément à nos engagements européens", a-t-il expliqué. Il repassera ainsi pour la 1ère fois depuis 2007 sous les 3% du PIB.
"Dans ce cadre budgétaire global, subsiste la liberté de choisir ce que l’on veut pour le pays. À chaque budget, nous avons pris cette liberté, ce qui ne nous a pas empêchés, chaque année, de réduire le déficit."
 
Ainsi, le Gouvernement dégagera en 2017 près de 7 milliards d'euros de moyens supplémentaires pour les secteurs prioritaires : éducation, emploi et sécurité. Les ministères de l'Éducation nationale, de la Défense, de la Justice et de l'Intérieur verront leurs moyens et leurs effectifs croître. Le budget du ministère du Travail et de l'Emploi augmentera quant à lui de 1,8 milliard d'euros.
                                                                   
"La dépense de l'État hors charge de la dette et des pensions va augmenter de 3,3 milliards d'euros en 2017, cette augmentation, nous l'assumons, nous la revendiquons." Elle doit être remise en perspective et intervient après 4 années de baisse. La dépense de l’État aura en effet diminué de 9,4 milliards d’euros entre la loi de finance initiale de 2013 et celle de 2016, à périmètre constant.

Augmenter la dépense, ce n’est pas augmenter le déficit. Ces dépenses prioritaires seront en partie compensées par des économies réalisées sur les ministères non-prioritaires et par un effort transversal d’économies de l’État (poursuite des revues de dépenses, nouvelle gouvernance de la politique immobilière de l’Etat, modernisation de la politique des achats de l’État et de ses opérateurs, etc.). Elles seront également financées par des recettes supplémentaires comme celles de la lutte contre la fraude : "le produit de la lutte contre la fraude, c’est-à-dire les recouvrements sur contrôles fiscaux et les recettes du STDR, approchera, en 2017, son niveau de 2016, alors que nous avions budgété, par prudence, une forte baisse : ce relèvement représente 1,4 milliard d'euros."
 
En outre, "la dernière annuité du Pacte de responsabilité et de solidarité aura un impact budgétaire plus limité que prévu en 2017, puisque sera privilégié un renforcement du CICE, comme l’a annoncé le Président de la République, ce qui représente plus de 4 milliards d’euros."

Enfin, le secrétaire d’État a confirmé une nouvelle diminution d’impôt en 2017, "si le niveau de croissance est confirmé". "Nous rendons aux Français une partie des efforts. La sécurité retrouvée de nos finances nous permet de le faire."