Migrants sur un bateau
26 septembre 2018

Aquarius : une solution européenne, humaine et efficace

Après avoir demandé à accoster à Marseille, l’Aquarius fera débarquer ses passagers à Malte, comme cela est prévu par le droit international. C'est donc une solution humaine et efficace, qui respecte les principes de solidarité et de responsabilité, que l'Europe met en place.
 

Les passagers de l’Aquarius seront pris en charge à Malte. C'est donc une solution européenne qui a été trouvée, humaine et efficace. Elle respecte deux principes essentiels : la responsabilité et la solidarité, avec le débarquement dans un port sûr proche (principe qui prévaut en droit de la mer) et une prise en charge solidaire des personnes à bord.

La vice-présidente de SOS Méditerranée France, l’ONG qui a affrété le bateau, a elle-même reconnu que c’était la "meilleure des solutions", "car cela permet de les débarquer sans retard ni délai dans un port sûr, où ils vont pouvoir faire jouer leur besoin de protection".

L’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) sera dès le 26 septembre sur place à Malte. Le navire Aquarius, qui n’a plus de pavillon, se rendra ensuite à Marseille, pour régler sa situation. Il appartient à cette ONG de régler la question de son pavillon avec son armateur allemand.

Depuis le mois de juin, la France a été au cœur de chaque solution européenne pour trouver une réponse responsable et solidaire à ces situations d’urgence ; c'est le pays qui, dans ce cadre, a pris en charge le plus de personnes en besoin de protection, avec plus de 250 réfugiés accueillis depuis le mois de juin.

Cette solution exigeante est la seule qui apporte une vraie réponse. Face à tous ceux qui utilisent le drame migratoire pour faire un commerce électoral ou une surenchère démagogique, nous apportons une réponse efficace, européenne, responsable.

Ces situations d’urgence doivent cesser. Il faut désormais agir au niveau européen, comme le propose la France, avec l’Allemagne et l’Espagne notamment, pour mettre en place un mécanisme pérenne (combinant débarquement au port sûr le plus proche et répartition de la prise en charge des personnes en besoin de protection, les autres migrants – économiques – devant être rapidement reconduits).

Il est évident que la France respecte le droit, et que si un bateau était en détresse ou avait des personnes secourues à son bord à proximité de ses côtes, nous prendrions toutes nos responsabilités. Mais ce n’est pas le cas à l’heure actuelle : l’Aquarius n’est pas à proximité d’un port français, il y a plusieurs jours de mer pour atteindre Marseille.