29 juillet 2019 - Actualité

Anti-gaspillage : donner à chacun les moyens d’agir au quotidien

Ce mardi 24 septembre 2019, le Sénat entame l’examen du projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. L’objectif de ce texte : offrir aux citoyens, aux élus et aux entreprises les moyens de faire plus pour la planète.
 
C’est précisément pour encourager chacun à agir que, dès avril 2018, le Gouvernement avait dévoilé sa feuille de route pour l’économie circulaire, regroupant des mesures concrètes pour mieux produire, mieux consommer et mieux gérer nos déchets.

Cette feuille de route a été complétée par un projet de loi anti-gaspillage, présenté en Conseil des ministres le 10 juillet 2019. Celui-ci répond directement au besoin profond de transformation de notre système de production et de consommation : fin du gaspillage, lutte contre la pollution plastique, meilleure information sur les produits que nous achetons, etc.

Il s’articule autour de 4 grands objectifs :
 
  • Stopper le gaspillage pour préserver nos ressources ;
  • Mobiliser les industriels pour transformer nos modes de production ;
  • Informer pour mieux consommer ;
  • Améliorer la collecte des déchets pour lutter contre les dépôts sauvages.
Concrètement, il permettra à tous (entreprises, collectivités, citoyens) d’agir au quotidien pour préserver nos ressources naturelles et en finir avec le gaspillage.

Gaspillage : il sera bientôt interdit de jeter les invendus

Près de 800 millions d’euros de produits non-alimentaires neufs et invendus sont détruits chaque année. C’est cinq fois plus que les dons de ces mêmes produits. Pour lutter contre ce gaspillage et pour favoriser le don et le recyclage de produits, il sera bientôt interdit aux producteurs, importateurs et distributeurs de produits non-alimentaires de jeter leurs invendus. Au plus tard fin 2021, ou fin 2023 selon les cas, il sera interdit de jeter des produits non-alimentaires. La loi imposera aux producteurs, importateurs et distributeurs de donner, réemployer, réutiliser ou recycler leurs invendus.

Interdiction de détruire des produits du quotidien

Trois millions de Français se privent de produits d'hygiène de base. 1,7 million de femmes ne dispose pas de suffisamment de protections hygiéniques, selon un sondage conduit par l'Ifop pour l'association Dons Solidaires. Les associations font face à un déficit chronique en produits d'hygiène de base, tels que le savon, le dentifrice, les couches, le papier toilette. La mesure doit permettre de réduire ce déficit chronique.

Mieux informer et mieux consommer

Le projet de loi prévoit également de clarifier les bons gestes du tri des déchets (couleurs de poubelles différentes selon les villes, multiplicité des logos, etc.). Des informations claires, lisibles et harmonisées permettront au consommateur d’être acteur de sa propre consommation.

Des actions concrètes au quotidien pour limiter ses déchets

Dès maintenant, chacun peut agir au quotidien pour réduire la quantité de déchets que nous produisons :
 
  • Trier les déchets. Le tri des déchets, permettant de séparer les éléments recyclables (emballage carton, papier, verre, métal, etc.) des autres déchets ménagers (couches, sachets de thé, etc.), est un acte fondamental pour l’environnement.
  • Acheter moins de produits emballés et préférer la vente en gros. Par exemple, au lieu d’acheter des bouteilles de lessive, préférons des éco-recharges.
  • Imprimer moins et utiliser le papier usagé comme brouillon avant de le jeter. Bien que recyclable, le papier impacte l’environnement tout au long de son cycle de vie.
  • Donner une seconde vie aux produits électroniques : plutôt que de jeter, pourquoi ne pas réparer ? Les petits composants électroniques sont souvent à l’origine de pannes ou de dysfonctionnement d’appareils. Leur réparation est un moindre coût pour le consommateur et rallonge la durée de vie des produits.

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