29 juillet 2019 - Actualité

Anti-gaspillage : donner à chacun les moyens d’agir au quotidien

Chaque année, la France produit près de 38 millions de tonnes de déchets ménagers soit presque 500 kg par personne. Alors que ce 29 juillet marque le "jour du dépassement" pour l’année 2019, retour sur le projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire.
 
Ce 29 juillet 2019, l'humanité a dépensé l'ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en un an. C’est ce qu’on appelle le « jour du dépassement ». En 1999, ce jour du dépassement avait été calculé au 29 septembre, soit 2 mois plus tard que cette année. Il y a donc urgence à agir.

C’est précisément pour encourager chacun à agir que, dès avril 2018, le Gouvernement avait dévoilé sa feuille de route pour l’économie circulaire, regroupant des mesures concrètes pour mieux produire, mieux consommer et mieux gérer nos déchets.

Cette feuille de route a été complétée par un projet de loi anti-gaspillage, présenté en Conseil des ministres le 10 juillet 2019. Celui-ci répond directement au besoin profond de transformation de notre système de production et de consommation : fin du gaspillage, lutte contre la pollution plastique, meilleure information sur les produits que nous achetons, etc.

Il s’articule autour de 4 grands objectifs :
 
  • Stopper le gaspillage pour préserver nos ressources ;
  • Mobiliser les industriels pour transformer nos modes de production ;
  • Informer pour mieux consommer ;
  • Améliorer la collecte des déchets pour lutter contre les dépôts sauvages.
Concrètement, il permettra à tous (entreprises, collectivités, citoyens) d’agir au quotidien pour préserver nos ressources naturelles et en finir avec le gaspillage.

Gaspillage : il sera bientôt interdit de jeter les invendus

Près de 800 millions d’euros de produits non-alimentaires neufs et invendus sont détruits chaque année. C’est cinq fois plus que les dons de ces mêmes produits. Pour lutter contre ce gaspillage et pour favoriser le don et le recyclage de produits, il sera bientôt interdit aux producteurs, importateurs et distributeurs de produits non-alimentaires de jeter leurs invendus. Au plus tard fin 2021, ou fin 2023 selon les cas, il sera interdit de jeter des produits non-alimentaires. La loi imposera aux producteurs, importateurs et distributeurs de donner, réemployer, réutiliser ou recycler leurs invendus.

Un retour au système des consignes pour améliorer la collecte des déchets

La secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, a mis en place un comité de pilotage afin d’instaurer un dispositif de consigne à l’échelle du territoire national. Ce comité de pilotage aura pour mission de fixer les modalités de mise en œuvre de la consigne.

Les produits qui seront concernés par la consigne sont actuellement à l’étude. Le consommateur pourra récupérer sa consigne s’il ramène son produit dans le système de collecte prévu. Le montant qu’il percevra sera indiqué sur son produit et sera fixé par les pouvoirs publics après concertation.

Mieux informer et mieux consommer

Le projet de loi prévoit également de clarifier les bons gestes du tri des déchets (couleurs de poubelles différentes selon les villes, multiplicité des logos, etc.). Des informations claires, lisibles et harmonisées permettront au consommateur d’être acteur de sa propre consommation.

Des actions concrètes au quotidien pour limiter ses déchets

Dès maintenant, chacun peut agir au quotidien pour réduire la quantité de déchets que nous produisons :
 
  • Trier les déchets. Le tri des déchets, permettant de séparer les éléments recyclables (emballage carton, papier, verre, métal, etc.) des autres déchets ménagers (couches, sachets de thé, etc.), est un acte fondamental pour l’environnement.
  • Acheter moins de produits emballés et préférer la vente en gros. Par exemple, au lieu d’acheter des bouteilles de lessive, préférons des éco-recharges.
  • Imprimer moins et utiliser le papier usagé comme brouillon avant de le jeter. Bien que recyclable, le papier impacte l’environnement tout au long de son cycle de vie.
  • Donner une seconde vie aux produits électroniques : plutôt que de jeter, pourquoi ne pas réparer ? Les petits composants électroniques sont souvent à l’origine de pannes ou de dysfonctionnement d’appareils. Leur réparation est un moindre coût pour le consommateur et rallonge la durée de vie des produits.