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Taxis à l’hydrogène : laissez-vous transporter !

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Jean Castex.

Publié 29/06/2021

Pour faire face au changement climatique, les taxis Hype ont fait le choix de l'hydrogène. Genèse du parcours.

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Silencieux, on ne les entend pas, mais on les voit de loin. Les taxis de la société parisienne Hype se détachent du paysage par leur teinte bleu azur mais surtout par leur type de motorisation.

Mus par l’hydrogène, les taxis Hype offrent les mêmes services qu’un taxi classique mais ne polluent pas : ils sont silencieux et leurs moteurs ne rejettent que de la vapeur d’eau . Un avantage environnemental plus qu’appréciable quand on sait que les taxis circulent plusieurs heures par jour, sept jours sur sept.

Agir contre le réchauffement climatique

Le pari du transport de particuliers par des véhicules à hydrogène Hype démarre en décembre avec la Conférence de Paris de 2015 portant sur les changements climatiques. Coïncidence, hasard ? Non, l’aventure des taxis Hype est en filiation directe avec les problématiques environnementales et les méfaits de la pollution, parmi eux le réchauffement climatique.

Un pari, car en 2015, l’hydrogène ne faisait pas l’objet de l’engouement qu’il a aujourd’hui. C'était sans compter sur la volonté du PDG d’Hype, Mathieu Gardies. Un projet que ce défenseur d'un environnement de qualité tient de longue date. C’est en 2009, déjà, qu'il crée sa société de taxis avec, à l’époque, des voitures électriques à batteries avant de bifurquer vers les premières voitures à hydrogène.
Réservez un taxi à hydrogène avec l'application Hype

G20 : Conférence de Paris de 2015

Lors du Sommet du G20 à Paris, les 195 pays ont signé un accord - juridiquement contraignant - pour limiter le réchauffement climatique à +2° Celcius par rapport au niveau pré-industriel, engageant même les Etats signataires à viser une augmentation maximale à +1,5° Celcius d'ici à 2100.

Destination hydrogène

Représentation de molécules de dihydrogène
Photo : Hype
Pourquoi ce tournant ? Le virage vers l’hydrogène permet plusieurs avancées : il répond efficacement à la réduction de la pollution atmosphérique et sonore grâce au type de motorisation. De plus, le taux important de recyclage des composants de la technologie hydrogène permet d'afficher un bilan carbone très bas.

Autre argument et non des moindres : le temps de recharge est très rapide et l'autonomie plus longue : « le plein d’un véhicule hydrogène se fait en 3 minutes - pour 500 kilomètres d'autonomie -, un avantage appréciable dans le métier où il faut pouvoir répondre rapidement et à toute heure aux demandes", souligne Matthieu Gardies.

2024, année olympique

Plusieurs taxis de la société Hype en file
Photo : Hype
De cinq véhicules en 2015, la flotte compte plus de 600 véhicules pour 2021. La société se fixe un challenge de 10 000 véhicules en 2024, année olympique oblige. Une performance atteignable d’autant que l’hydrogène devient une carte maîtresse contre le changement climatique.
Une voie que le Gouvernement a entrepris de développer avec la Stratégie nationale pour un hydrogène décarboné afin de lutter contre le réchauffement climatique, les pollutions atmosphériques et sonores :
Rappelons que le secteur du transport - particuliers et entreprises - est la première source d'émissions de CO 2 en France avec 29,7%, soit un peu moins de 127 Mt tonnes/an ( Source : rapport Secten, 2017 ). L'objectif du Gouvernement est donc de réduire ces émissions de plus de 6Mt/an à horizon 2030 grâce au déploiement de l'hydrogène décarboné.

Faire le plein d'hydrogène décarboné

Vue sur le futur projet de station de recharge à hydrogène par électrolyse à la porte de Saint-Cloud
Photo : Hype
Justement, Mathieu Gardies a déjà pensé l'approvisionnement progressif des stations de recharge existantes en hydrogène décarboné. Produit en région parisienne, il sera acheminé par camions à hydrogène... décarboné, bien entendu. Et ce n'est qu'une étape : un niveau sera franchi dès les mois qui viennent, avec la première station de recharge par électrolyse de l'eau, porte de Saint-Cloud . Les dernières briques de cette station de recharge à hydrogène totalement décarboné seront scellées à la fin du 1er semestre 2021 .
Cette station de recharge produira de manière autonome sur site jusqu'à 1 tonne/jour d'hydrogène décarboné et pourra recharger jusqu'à quatre véhicules en parallèle. Elle ne sera pas seulement réservée aux véhicules de la flotte. Elle aura aussi vocation à fournir des véhicules utilitaires légers et des poids-lourds. Il est même prévu de fournir des projets de bateaux sur la Seine.